28/06/2026 voltairenet.org  6min #318442

Jd Vance bat Marco Rubio et Gavin Newsom, tandis que le « Financial Times » sort de l'ombre Rahm Israel (sic) Emanuel

par Alfredo Jalife-Rahme

Alors que la question du prochain président des États-Unis, élu en septembre 2028, se pose déjà, deux candidats se dégagent déjà dans chacun des deux grands partis politiques. Un pour faire obstacle aux génocides perpétrés par la coalition sioniste révisionniste de Benyamin Netanyahou, et un autre, au contraire, pour soutenir Israël quelle que soit sa politique.

Les deux candidats possibles du Parti républicain (Marco Rubio et JD Vance) et leurs deux concurrents possibles du Parti démocrate (Rahm Emmanuel et Gavim Newsom).

Le contrôle souverain du détroit d'Ormuz par l'Iran et Oman affecte et infecte - plus que les élections de mi-mandat de novembre aux États-Unis - la question des premières nominations républicaines et démocrates pour la présidence de 2028.

Au milieu de sa deuxième guerre contre l'Iran - la "première" guerre étant celle des 12 jours de 2025 qui s'était terminée par un match nul technique à trois entre Israël/États-Unis et l'Iran - rythmée par des cessez-le-feu volatils après plus de 100 jours de batailles régionales, Trump a commenté dans son style "ça se règlera à couteaux tirés" que sa succession était assurée grâce au "ticket idéal" de JD Vance (millennial de 41 ans) et/ou Marco Rubio (55 ans).

La grande majorité des pseudo-gourous tiennent pour acquise la défaite républicaine aux élections de mi-mandat à cause de la désastreuse incursion des États-Unis dans le golfe Persique. Je n'irais pas aussi vite, car d'une manière plus qualitative et moins quantitative, Trump a encore plusieurs cartes à jouer dans les cinq mois à venir pour infléchir sur la psyché d'un électorat très manipulable, ce qui explique sa précipitation à conclure l'accord avec l'Iran. Deux sujets cruciaux dominent : la maîtrise de l'inflation galopante et sa lutte "réussie" mais inhumaine contre l'immigration "impopulaire", auxquels s'ajoutera la légendaire "surprise d'octobre" - qui pourrait être une nouvelle guerre néo-monroïste, comme sa prise de contrôle express du Venezuela en seulement une heure quarante-cinquante.

Aux États-Unis, les calamiteux "conseils" de guerre de Netanyahou à Trump ont ébranlé et fissuré le schéma électoral classique lorsque le facteur israélien - qui se manifeste en particulier par le poids du lobby israélien (à travers l'AIPAC) sur le Congrès - s'est vu de façon inattendue cloué au pilori, notamment par la génération Z, celle qui prévaut principalement au sein du Parti démocrate, et qui commence à émerger de façon voyante au sein du Parti républicain. L'effondrement de l'acquiescence aux intérêts israéliens aux États-Unis (on évoque une baisse de 18 points - très sous-estimée à mon avis - à ce jour) est spectaculaire et son effet est désormais plus évident dans les nominations pour la prochaine présidence, alors que les élections de mi-mandat dépendent davantage de facteurs locaux [1].

Le site de jeux en ligne très controversé Polymarket - fondé par le Khazar Shayne Coplan, détenant une part impressionnante dans les capitaux fondateurs de Peter Thiel, parrain du vice-président J.D. Vance - prévoit au 21 juin : pour le Parti républicain, J.D. Vance avec 20,4 % des voix et Marco Rubio avec 15,4 %. face aux démocrates Gavin Newsom, le puissant gouverneur de Californie, avec 15,4 %, et Jon Ossoff, sénateur de Géorgie, avec 5,9 %. Il existe un lien entre Newsom et Marco Rubio - anciennement mormon, passé au catholicisme, et que Trump lui-même a décrit comme une "marionnette israélienne" du tenancier de casinos Sheldon Adelson [2].

Comme si tout cela ne suffisait pas, le journal néolibéral globaliste Financial Times - nominalement détenu par Nikkei Inc., mais en réalité, cultivant des liens évidents avec le groupe du méga-spéculateur George Soros, qu'il avait nommé "Homme de l'année" (sic) en 2018 - vient de sortir de l'ombre la candidature du très influent Khazar Rahm Israel (sic) Emanuel, qui était chef de cabinet de Barack Obama, mais aussi maire de Chicago et ambassadeur des États-Unis au Japon [3]. On découvre non seulement que Rahm Israel Emmanuel a servi comme "volontaire" dans l'armée israélienne, mais qu'en avril dernier le très sorosien Financial Times assénait déjà que "l'époque des subventions militaires des contribuables états-uniens à Israël est révolue [4]."

Le thème militariste de Netanyahou est devenu anathème au sein du Parti démocrate depuis que ses stratèges envisagent la visibilité d'un triomphe présidentiel à condition de s'éloigner autant que possible du génocide talmudique et de la "doctrine Dahiya" qu'Israël pratique impunément [5].

Dans son interview avec le clintonien Edward Luce, qui le catapulte comme le "possible candidat présidentiel (sic) du Parti démocrate", Rham Israel Emmanuel a fait preuve d'un hyperpragmatisme et a résumé le schéma de la question électorale à exploiter en ces termes "Trump s'est fait rouler dans la farine par l'Iran avec un mauvais accord de cessez-le-feu."

Alors lequel sera le candidat des démocrates, Gavim Newsom ou Rahm Israel Emmanuel ?

 Alfredo Jalife-Rahme

Traduction
 Maria Poumier

Source
 La Jornada (Mexique)
Le plus important quotidien en langue espagnole au monde.

[1] " Has the US-Israel relationship changed forever ? Trump's disregard for his ally suggests a once iron-clad partnership is at breaking point - but Netanyahu may be the architect of the divide", Roland Oliphant & David Blair, The Telegraph, June 20, 2026/

[2] " Elon Musk soutient JD Vance contre Netanyahou, tandis que Miriam Adelson (la"marraine"de Marco Rubio) attaque Trump", par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Maria Poumier, La Jornada (Mexique), Réseau Voltaire, 23 juin 2026.

[3] " Rahm Emanuel says Trump 'got schooled' by Iran in bad ceasefire deal", Financial Times, June 20, 2026.

[4] " Rahm Emanuel joins calls to end US 'financial aid' as Democratic support for Israel hits new lows", Jewish Telegraphic Agency, The Times of Israel, April 21, 2026.

[5] " La"doctrine Dahiya"et l'usage disproportionné de la force par Israël à Beyrouth", par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Maria Poumier, La Jornada (Mexique), Réseau Voltaire, 16 juin 2026.

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