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Armée israélienne en Cisjordanie occupée. [Photo d'illustration]
B'Tselem affirme que le nombre d'enfants palestiniens tués en Cisjordanie occupée en 2025 a atteint un niveau record. Le rapport dénonce l'impunité et des règles d'engagement favorisant l'usage létal de la force. Les données de l'ONU et des témoignages militaires sont mobilisés pour illustrer l'escalade des violences.
Le groupe de défense des droits humains B'Tselem affirme que les forces israéliennes ont tué 54 enfants palestiniens en Cisjordanie occupée en 2025, un niveau qu'il qualifie de sans précédent depuis 1967. Selon son rapport publié le 29 juin, près d'un Palestinien tué sur quatre depuis octobre 2023 dans ce territoire serait mineur, soit la proportion la plus élevée enregistrée depuis le début de l'occupation.
L'organisation souligne qu'aucune procédure judiciaire n'a été engagée et qu'aucune mise en accusation n'a été prononcée concernant ces décès depuis octobre 2023. Elle estime qu'il ne s'agit pas d'incidents isolés, mais d'un cadre opérationnel plus large facilitant l'usage mortel de la force. Elle dénonce des règles d'engagement jugées permissives et une tendance à assimiler les Palestiniens, armés ou non, à des "terroristes", ce qui contribuerait, selon elle, à une impunité structurelle.
1 105 Palestiniens tués en Cisjordanie occupée
Le rapport cite également des propos tenus plus tôt cette année par le commandant militaire israélien en Cisjordanie occupée, Avi Bluth, qui aurait évoqué, lors de réunions internes, des niveaux de violence "jamais vus depuis 1967" et défendu des règles d'ouverture du feu plus souples. Il aurait également décrit une logique de dissuasion par la force, dans laquelle les soldats réagiraient de manière létale à certaines situations impliquant des Palestiniens non armés.
Selon les données du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), 1 105 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est depuis le 7 octobre 2023, dont au moins 242 enfants. Le rapport de B'Tselem indique également que, dans de nombreux cas, l'accès des équipes médicales aux blessés aurait été retardé ou empêché, aggravant le bilan humain. Il mentionne aussi la rétention de corps de victimes, dont ceux d'au moins 18 enfants en 2025.
Enfin, l'organisation rapproche la situation en Cisjordanie occupée de la guerre à Gaza, estimant que l'absence de conséquences internationales face aux opérations militaires menées dans l'enclave favorise, selon elle, l'extension d'une même logique de violence. Elle affirme que cette dynamique laisse les civils palestiniens, en particulier les enfants, exposés à un niveau de danger sans protection efficace.