01/07/2026 2 articles dedefensa.org  7min #318747

Le cas Ukraine vs. Pologne devient stratégique

• La tension entre l'Ukraine et la Pologne, initiée par la première, prend des dimension paradoxalement stratégiques en descendant aux échelions opérationnels. • En vedette, la menace d'un chef de groupe de drones ukrainiens de tirer ses engins contre des villes polonaises. • Il ne s'agit pas d'un incident isolé, et d'autres "alliés" antirusses seront bientôt infectés. • C'est la conséquence de l'incroyable tolérance de l'Occident pour la renaissance du nazisme dans plusieurs pays, et surtout de la résurrection de conflits complexes permise par l'indécent révisionnisme de l'histoire pour effacer le rôle de la Russie.

1er juillet 2026 (09H30) - Peu à peu, - formule de convenance car le "peu à peu" va très vite dans cette folle époque, - la tension entre l'Ukraine et la Pologne, exacerbée par une haine ukrainienne stupéfiante de la Pologne, tend à montrer la complexité phénoménale de la situation de l'"alliance antirusse" soutenant l'Ukraine, particulièrement dans la zone de l'extrême est-européen. On découvre, sans doute à la grande surprise des grands esprits épris d'une Grande Stratégie simplifiée à l'extrême selon les normes morales du Système, que les règlements nationaux et ethniques de l'après-guerre, déjà fortement secoués depuis la chute de l'URSS et la fin de la Guerre Froide, deviennent de plus en plus fragiles parce que grossièrement aberrants.

On constate alors que les arrangements antirusses arbitraires suivant la guerre de février 2022, mis en place par l'autoritarisme bureaucratique de l'UE avec le soutien nihiliste et inculte de 'Daddy-USA', remplacent de délicats équilibres imposés à des populations disparates par des tensions potentiellement explosives effectuant une pression de plus en plus forte désormais hâtivement dissimulées sous la couche du fragile vernis idéologico-chaiotique de slogans nourris au simulacre de l'Occident-compulsif, vomissant comme un moulin à vent devenu fou des cascades des mêmes mots éculés et vides de sens, - démocratie, antifascisme, antirissisme, souveraineté nationale, démocratie encore et encore.

L'organisation de fer du désordre

Comme on le comprend, l'affaire Ukraine-Pologne est l'étendard de cette révolte de la nature des choses qui, chassée par les bureaucraties, revient au galop. Plusieurs faits fondamentaux, déjà vieux pour certains et beaucoup plus récents pour d'autres, forment un ensemble causal comme fondement de cette situation de tension.

• On l'a dit, il y a les arrangements plus ou moins bidouillés selon les intérêts, les idéologies et les incultures de l'immédiat après-guerre, imposés par la force terrorisante du condominium URSS-USA.

• La chute de l'URSS a changé beaucoup de choses mais, on s'en aperçoit aujourd'hui, plus dans le sens du pire que dans celui du mieux. Les politiques néocoloniales extrêmement corruptrices de l'Occident-compulsif, les intérêts capitalistes des USA et bureaucratiques de l'UE ont effectué des désordres de  déconstructuration considérables, ajoutant le pire à l'exécrable.

• Le sommet de cette dynamique se situe entre le coup d'Etat de Kiev en février 2014 et l'attaque russe de l'Ukraine qui en est l'effet direct, - et recherché par les auteurs du "Coup". Tout cela passe par l'élection d'un Zerlenski, acteur médiocre et pervers, spécialisé dans le changement de personnages et de convictions. Soudain élu, quelles que soient les modalités de la chose (complots, corruption et le reste), se retrouvant soudain emporté dans un tourbillon incontrôlable. Au début de la guerre, il voulait trouver un arrangement avec les Russes, mais il changea à une vitesse météorique avec l'invasion du nihilisme catastrophique de la modernité, de l'argent, des pressions, du simulacre anglo-saxon, tandis que les forces néo-nazies se trouvaient confortées dans leur position de puissance et retrouvaient une influence considérable. Il fit son affaire de tout cela, de l'argent en mouvement permanent et des effluves enfiévrées du radicalisme le faisant côtoyer les néo-nazies et toutes leurs entreprises ; là-dessus, le rôle exaltant du héros national faisant régulièrement sa tournée arrogante des "alliés", sébile et compte bancaire à la main

• Avec cette promotion indécente de l'Ukraine, on trouve comme on l'a mentionné un réveil stupéfiant d'impudence des courants du néo-nazisme sous les yeux grands-fermés ('Eyes wide-shut') des démocraties occidentales combattant le néo-nazisme et les néo-munichois dans les rues de leurs villes où la colère gronde contre leurs dirgeantL, tout en encensant l'Ukraine. Il s'agit désormais, dans ce réveil de l'extrémisme le plus catastrophique, d'une véritable menace idéologique et structurelle, porteuse d'agressions délibérées et terroristes dans une époque où l 'on sait, comme jamais l'on ne sut, refuser de voir l'évidence de la réalité en clamant hystériquement sa vertu. L'Occident-collectif est parfaitement en état maximaliste de perversion narcissique, avec "une surévaluation du moi derrière laquelle s'ouvre un grand vide" ; ce vide promet tout l'espace qu'on veut pour la prolifération des tendance nihilistes-génocidaires.

Pologne & Ukraine vers un état de conflit

Ici, on en revient à notre sujet de départ, à la fois le plus brûlant et le plus pressant des tensions que nous décrivons. Le texte de Andrew Korybko que nous publions ci-dessous décrit plutôt les détails, les déclarations, les initiatives et incidents sur le terrain des faits. Il commence par une déclaration, discrète mais explosive, d'un responsable d'une unité de drones (grade de sergent-chef, mais parlant et interviewé comme s'il occupait une place opérationnelle d'influence, - un signe incontestable de la confusion régnant dans l'armée avec l'affirmation des groupes ultra-nationalistes et néonazis). Le sergent-chef, Iouri Syrotyouk, affirme que, si la tension avec la Pologne s'aggrave, - et il est prêt à y jouer son rôle, - il prendrait volontiers l'initiative de tirer des drones sur des villes polonaises ; et il parle moins en sergent-chef qu'en descendant (petit-fils et neveu) de cadres de l'UPA, ce groupe ultra-nationaliste travaillant avec la SS et ayant conduit le génocide de 150 000 Polonais pendant la guerre. Syrotyouk a affirmé cette sorte de menaces à plusieurs reprise, mais cette fois dans une interview dans un journal ukrainien, sans être jamais démenti par le pouvoir zélenskiste, plutôt occupé à réhabiliter et glorifier symboliquement ces groupes de l'UPA.

Des associations polonaises ont riposté en dénonçant avec violence ces prises de position, et en résumant :

"La haine que certains Ukrainiens vouent à la Pologne est sidérante. On dirait qu'ils nous haïssent plus encore que les Russes. Comme ils ont vite oublié qu'ils doivent leur existence, entre autres, au fait que nous les avons aidés et continuons de le faire."

"L'Ukraine d'après-conflit représentera  une menace sérieuse pour la Pologne". "L'Ukraine  nous rapproche de la Russie"."

Cette évolution est manifestement le fruit de la réanimation de sanglantes oppositions entre les deux pays durant la Seconde Guerre mondiale. Cela est le produit imprévu et paradoxal du simulacre révisionniste de la Seconde Guerre Mondiale, avec l'effacement du rôle de la Russie dans la lutte contre l'Allemagne nazie. Cette grossière falsification ouvre toutes les vannes à divers conflits jusqu'alors mis de côté et fait (re)surgir des antagonismes sanglants entre des pays qui s'unirent au départ pour effacer ('to cancel') le rôle de la Russie. La grossièreté monstrueuse de cette révision permet effectivement tous les autres débordements, surtout à l'intérieur du camp antirusse, avec les Ukrainiens haïssant plus les Polonais que les Russes, et les Polonais poussés à se rapprocher de la Russie contre l'Ukraine... A révisionniste, révisionniste et demi, - et la machine des interprétations partisanes et des resurgissements des tueries d'hier tourne à plein rendement. On imagine le champ infini des possibilité d'affrontement, cette fois à l'intérieur du Camp du Bien, soi-disant vertueux, européiste et otanien.

Voici donc  l'article d'Andrew Korybko, sous le titre original de

"Un sergent-chef ukrainien a menacé la Pologne de frappes de drones contre ses villes."

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01/07/2026 dedefensa.org  4min #318748

 Le cas Ukraine vs. Pologne devient stratégique

De la haine entre « alliés » antirusses

Andrew Korybko

Fin juin, Iouri Syrotyouk, sergent-chef du bataillon de systèmes sans pilote de la 5e brigade d'assaut indépendante de Kiev, a proféré des menaces sans précédent à l'encontre de la Pologne lors d'un long entretien intitulé "Sur la Pologne et l'Ukraine, les explosions à Moscou et la fuite de l'ennemi hors de Crimée". Le passage en question se situe entre youtube  ; il y accuse la Pologne de mener une guerre historique risquant de se transformer en conflit armé réel, auquel cas l'Ukraine enverrait des drones sur les villes polonaises pour y tuer la population.