La vague de chaleur qui sévit actuellement en Europe est le résultat des politiques et des actions anthropocentriques de l'Europe qui mettent Mère Nature en péril.
L'Europe est au bord du gouffre. Non, cela n'est pas dû à un conflit armé. Le coupable est une entité à laquelle personne ne s'attendait. Depuis deux semaines, plusieurs régions du continent connaissent des températures anormalement élevées. En effet, une étude menée par World Weather Attribution (WWA) a mis en évidence que le changement climatique est à l'origine de cette hausse sans précédent des températures dans différentes parties du continent. L'étude a mis en évidence que, dans différentes régions du continent, les températures diurnes et nocturnes ont atteint des niveaux jusqu'alors inconnus, ce qui a déjà causé la mort de centaines de personnes. Cette crise climatique est toutefois le résultat combiné d'un parcours de développement européen hostile à la nature et d'erreurs stratégiques en matière de politique.
Une vision anthropocentrique du monde
Dans le domaine des sciences sociales, les questions liées au changement climatique occupent depuis quelque temps une place de plus en plus importante. La vague de chaleur qui sévit actuellement en Europe est le résultat d'une vision anthropocentrique du monde. À travers cette vision, l'Europe en est venue à considérer la nature comme acquise.
Elle considérait la nature comme une entité statique qui devait être traitée comme une ressource destinée à assurer la croissance et la prospérité des êtres humains. C'est précisément cet état d'esprit qui a constitué l'un des facteurs déterminants du déclenchement de la révolution industrielle. Démarrée au XVIIIe siècle au Royaume-Uni, elle s'est progressivement étendue à d'autres régions du continent, en particulier à sa partie occidentale. Si la révolution industrielle a effectivement conduit à une augmentation de la prospérité des pays concernés, cette prospérité a été obtenue au détriment de la santé de Mère Nature.
Le passage d'une production artisanale à une mécanisation de masse a entraîné la déforestation de vastes étendues de zones boisées pour faire place à des usines, ce qui a entraîné une augmentation massive des émissions de gaz à effet de serre (GES). En effet, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France représentent la part du lion des émissions historiques de carbone et d'autres gaz à effet de serre (GES).
Une erreur politique
La vague de chaleur qui a frappé l'Europe n'a pas épargné les infrastructures. Les réseaux électriques ont été saturés, les voies ferrées et les routes ont subi une véritable catastrophe, et on assiste à une ruée effrénée vers l'achat de climatiseurs. Cela témoigne clairement d'erreurs stratégiques commises dans les milieux politiques et bureaucratiques européens. Ils ont passé des années à surfinancier leur économie, mais n'ont pas su anticiper que les aléas climatiques, apparus dès le début des années 1970, pourraient un jour semer le chaos dans leurs pays.
Cela montre clairement qu'au lieu d'investir dans des infrastructures physiques résilientes face au climat, l'Europe s'est employée à comploter et à manigancer pour saper la souveraineté d'autres pays, notamment celle de la Russie.
On récolte ce que l'on sème
Les Européens ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes pour ce gâchis. Lorsque la Russie a proposé de fournir de l'énergie à l'Europe, non seulement celle-ci a refusé de l'acheter, mais, en conspiration avec ses alliés véreux du continent ainsi qu'avec les États-Unis, elle a tenté de saper les exportations énergétiques de la Russie afin de soutenir le régime néonazi ukrainien.
Ce qui s'est produit est bien plus ironique : l'Europe, qui se présente comme la championne de la lutte mondiale contre le changement climatique, a fini par recourir à ses centrales à charbon vieilles de plusieurs décennies. Ces centrales à charbon sont non seulement polluantes, mais elles ont également été l'un des principaux responsables de la flambée des températures moyennes mondiales dès les années 1960.
Un autre aspect de cette attitude européenne arrogante réside dans la façon dont le continent méprise le reste du monde, en particulier les pays du Sud. Elle prônait la nécessité pour les pays du Sud de prendre des mesures rapides pour "atténuer" le changement climatique, exigeant notamment qu'ils abandonnent progressivement les sources d'énergie à base d'hydrocarbures.
Mais aujourd'hui, l'Europe paie le prix de ses péchés ; son illusion de rester à l'abri des effets néfastes du changement climatique s'est brisée. De plus, le continent est littéralement en train de brûler, pris au piège d'un chaos qu'il a lui-même créé. Cela devrait certainement servir de leçon à l'Occident, en particulier aux États-Unis d'Amérique : Mère Nature ne leur pardonnera jamais de l'avoir exploitée sans vergogne.
Pranay Kumar Shome, analyste de recherche et doctorant à l'Université centrale Mahatma Gandhi, dans l'État du Bihar, en Inde
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