06/07/2026 euro-synergies.hautetfort.com  6min #319287

Assez de sanctions: la guerre économique, ça suffit!

Italie: un appel contre les sanctions

Source:  lafionda.org

Pour une campagne en faveur de la fin des sanctions contre la Russie et contre les autres pays

Depuis février 2022, les États-Unis et l'Union européenne ont imposé à la Russie le régime de sanctions le plus dur de l'histoire contemporaine, aggravant encore celui déjà mis en place en 2014. L'objectif déclaré était de "mettre l'économie russe à genoux", d'isoler le pays du système économique mondial, d'en miner la capacité à soutenir l'effort de guerre et, à terme, de favoriser un changement de régime en Russie. Plus de trois ans après, c'est désormais évident: ce plan a spectaculairement échoué.

Non seulement la Russie ne s'est pas effondrée, mais elle a réorienté son commerce vers l'Asie et la sphère BRICS+, maintenant son économie active et allant même jusqu'à augmenter son excédent commercial. Selon les données publiées par la Commission européenne elle-même, les exportations russes de matières premières ont continué à générer des profits records, tandis que l'industrie intérieure a reconverti sa production. La récession tant attendue ne s'est pas matérialisée: l'économie russe n'a subi qu'un léger recul, puis a recommencé à croître. Ceux qui ont échoué, en revanche, sont les pays qui ont appliqué les sanctions.

Italie : victime d'un effet boomerang économique

Le cas italien est emblématique. En 2022, alors qu'on affirmait que les sanctions toucheraient Moscou, l'Italie voyait son déficit commercial exploser, sa balance énergétique s'effondrer et l'inflation grimper à des niveaux inédits depuis des décennies. Le déficit de la balance énergétique est passé de -48 milliards à -110 milliards en une seule année. Les deux tiers de notre déficit commercial total de 2022 ont été causés précisément par les échanges avec la Russie, avec un trou record de -21,3 milliards d'euros. Et tout cela alors que les exportations vers Moscou s'effondraient.

Le résultat ? Une énergie plus chère pour les entreprises et les familles, une baisse de la production, une perte de compétitivité, une stagnation économique et un appauvrissement généralisé. La pauvreté absolue est repartie à la hausse, atteignant près de 10% de la population. Les salaires réels se sont effondrés, en particulier pour les travailleurs à bas revenus. L'inflation a érodé l'épargne des familles et la politique restrictive de la BCE a fait le reste, ralentissant encore la croissance et aggravant le poids de la dette publique.

Auto-sanctions : un suicide économique programmé

Face à ces chiffres, on ne peut que parler d'"auto-sanctions". Le gouvernement italien et l'Union européenne ont appliqué des mesures qui leur ont causé plus de tort qu'au pays qu'ils voulaient frapper. Le récit d'une Union européenne unie et résolue à défendre les valeurs et la démocratie s'est effondré face à la dure réalité : les sanctions ont servi à plier les économies nationales à la volonté de Washington et des élites de l'Europe occidentale.

Mais il y a plus: les sanctions s'inscrivent dans une stratégie plus vaste des classes dirigeantes européennes, une guerre menée d'en haut contre les travailleurs, les retraités, les familles. Sous prétexte d'urgence guerrière, on justifie l'austérité, les coupes dans les dépenses, l'inflation, la hausse des taux et la précarisation du travail. Le résultat est un transfert supplémentaire de richesse du bas vers le haut, l'érosion de l'État-providence, l'augmentation des inégalités. Les sanctions ne sont pas seulement un outil géopolitique, mais aussi un dispositif de discipline des sociétés européennes.

Pourquoi continuer malgré l'échec ?

Si l'échec des sanctions est si évident, pourquoi persiste-t-on ? Pourquoi, en janvier 2025, la Commission européenne a-t-elle adopté le seizième paquet ? La réponse est simple: les sanctions ne servent pas seulement - en théorie - à frapper un ennemi extérieur, mais aussi à remodeler l'ordre interne. Elles servent à renforcer la subordination de l'Union européenne aux États-Unis. Elles servent à réduire les marges d'autonomie politique, sociale et économique des États nationaux et à légitimer un modèle toujours plus autoritaire.

Les sanctions : un instrument de guerre

N'oublions pas: les sanctions sont, à tous égards, un instrument de guerre. Une arme dont les effets peuvent être aussi dévastateurs que ceux des bombardements. Les exemples de Cuba, du Venezuela, de l'Iran le montrent: ce sont des pays où des décennies d'embargos ont détruit l'économie et frappé durement les populations civiles. Dans le cas de la Russie, la puissance et la taille de l'économie ont empêché l'effondrement, malgré les intentions initiales. Ce n'est pas un hasard si la Russie a posé le retrait des sanctions comme condition préalable à un accord de paix durable.

En ce sens, l'Italie ne participe pas seulement militairement à la guerre par procuration contre la Russie. Elle y est également impliquée économiquement, appliquant depuis des années des sanctions qui servent de complément à la stratégie de guerre de l'OTAN, avec pour seul résultat de s'auto-pénaliser. Au nom d'une politique qui ne défend pas nos intérêts, mais les sacrifie.

Une issue : le retrait des sanctions, la recherche de la paix

À la lumière de ce qui précède, il est temps de changer de cap. L'Italie doit sortir de la logique de guerre permanente, tant militaire qu'économique. Elle doit reprendre en main sa souveraineté, défendre son intérêt national, protéger le bien-être de ses citoyens. C'est pourquoi nous demandons le retrait immédiat des sanctions contre la Russie et contre tous les autres pays qui en sont victimes, l'arrêt de la participation italienne à la guerre économique et le lancement d'une initiative diplomatique pour la paix.

Ce n'est qu'ainsi que l'Italie pourra recommencer à croître, à investir, à garantir dignité et sécurité aux familles et aux travailleurs. Ce n'est qu'ainsi qu'elle pourra sortir de la marginalité suicidaire dans laquelle l'a confinée une classe politique soumise aux intérêts d'autrui. Et ce n'est qu'ainsi qu'elle pourra contribuer de manière constructive à la sécurité et à la stabilité de l'Europe.

Arrêtons l'automutilation économique ! Assez de sanctions !

Pour la paix, pour l'avenir, pour l'Italie !

Pour adhérer à l'appel, remplissez le formulaire :  forms.gle

Pour plus d'informations, écrivez à : bastasanzioni@gmail.com

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