Al Mayadeen, 12 juillet 2026. - L'ère des accords unilatéraux est révolue, a déclaré dimanche le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Une frappe US a été confirmé dans le port de Bandar-e Dayyer, dans la province de Bushehr, au sud-ouest de l'Iran, au bord du Golfe Persique (source #HormuzReport)
"L'ère des accords unilatéraux est TERMINÉE", a affirmé Ghalibaf dans une publication sur X mettant en évidence un extrait du point 5 du protocole d'accord, ajoutant : "Nous vous l'avions dit : tenez parole ou payez-en le prix."
"La réalité vous rattrape", a-t-il asséné d'un ton menaçant.
Le point 5 du mémorandum d'Islamabad stipule : "Dès la signature de ce protocole d'accord, la République islamique d'Iran mettra tout en œuvre pour assurer le passage en toute sécurité des navires commerciaux, sans frais et pour une durée de 60 jours seulement, du golfe Persique vers la mer d'Oman et inversement"
De son côté, Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a écrit sur X : "Nous avons pris le contrôle du détroit d'Ormuz par la force, et nous le maintiendrons également par la force."
Toutefois, le correspondant d'Al Mayadeen en Iran a indiqué que Téhéran restait ouvert aux solutions diplomatiques, tout en affirmant qu'en cas d'attaque, l'Iran ne pourrait rester silencieux.
"L'Iran n'a pas fermé la porte à la diplomatie", a assuré notre correspondant.
La marine du CGRI ferme le détroit d'Ormuz suite à des violations répétées du protocole d'accord par les États-Unis
Cette annonce fait suite à la décision de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran de fermer le détroit d'Ormuz. Cette mesure intervient après que plusieurs navires ont tenté de s'écarter des voies de navigation désignées malgré des avertissements répétés ; selon les autorités, ces navires avaient été encouragés par des acteurs étrangers à ignorer les instructions iraniennes.
La force navale a précisé qu'un navire ayant désactivé ses systèmes de suivi et ignoré les avertissements répétés, a d'abord fait l'objet de tirs de sommation avant d'être immobilisé.
Selon le communiqué, aucun navire ne sera autorisé à transiter par le détroit d'Ormuz tant que "l'intervention américaine" dans la région ne prendra pas fin.
Les États-Unis annoncent de nouvelles frappes contre l'Iran
Plus tard, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé ce qu'il a décrit comme une "nouvelle série de frappes" contre l'Iran.
Le CENTCOM a affirmé que ces frappes avaient été lancées en réponse à une attaque contre le porte-conteneurs M/V GFS Galaxy, battant pavillon chypriote, alors qu'il traversait le détroit d'Ormuz.
Le commandement américain a déclaré que le navire avait subi des dommages suite à un incendie à bord et à un impact dans la salle des machines, l'empêchant de poursuivre sa route, et a signalé la disparition d'un membre d'équipage civil.
Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a déclaré sur X : "L'Iran a fait un mauvais choix. Maintenant, ils paient."
Des missiles du CGRI frappent des bases américaines dans la région et des installations pour drones MQ-9 en Jordanie
En guise de riposte, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran a déclaré que son commandement aérospatial avait pris pour cible des infrastructures militaires américaines sur la base aérienne jordanienne Prince Hassan, détruisant à l'aide de missiles balistiques le centre de commandement et de contrôle ainsi que les hangars abritant des drones MQ-9.
Dans un communiqué publié dimanche matin, le CGRI a précisé que cette opération constituait une première phase de riposte aux attaques américaines contre des bases côtières et des tours de communication iraniennes, survenues à la suite d'une confrontation dans le détroit d'Ormuz.
Dans une déclaration ultérieure, le CGRI a annoncé la destruction de centres de soutien logistique destinés aux navires américains, ainsi que de plateformes d'approvisionnement en carburant desservant les navires et aéronefs de la marine américaine au port de Duqm, à Oman.
Le communiqué indiquait que les États-Unis avaient tenté de mettre à l'épreuve la détermination de l'Iran en incitant plusieurs navires à naviguer illégalement dans la partie sud du détroit d'Ormuz, une manœuvre à laquelle Téhéran a opposé une "riposte décisive" de la marine du CGRI.
Le CGRI a affirmé que Washington avait mené des frappes "contre plusieurs bases côtières et tours de communication" après avoir échoué à atteindre ses objectifs dans cette voie maritime stratégique.
"Toute nouvelle agression de la part du régime américain déloyal suscitera des ripostes encore plus vigoureuses", a conclu le communiqué.
L'Iran frappe des bases américaines
Selon le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), la première phase de son opération de représailles a visé des infrastructures militaires américaines clés sur la base aérienne Prince Hassan, en Jordanie. La force a indiqué que plusieurs missiles balistiques avaient frappé la base, détruisant le centre de commandement et de contrôle ainsi que les installations abritant des drones MQ-9.
Parallèlement, l'armée iranienne (Artesh) a annoncé avoir lancé une vague d'attaques de drones visant des positions militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Selon le communiqué, les systèmes de défense aérienne Patriot, les dépôts de munitions, les installations radar et les infrastructures de communication figuraient parmi les cibles.
Lors d'une autre vague d'attaques de drones, l'armée iranienne a déclaré avoir visé le système de communication et le site radar de l'armée américaine à Bahreïn, tenant les États-Unis et "Israël" pour responsables "des conséquences de ces actions et de l'instabilité qui en résulte dans la région".
L'Artesh a averti que toute nouvelle agression américaine entraînerait une réponse militaire plus vigoureuse.
Ces opérations de drones ont coïncidé avec d'autres frappes annoncées par le CGRI, qui a déclaré avoir neutralisé un second navire dans le détroit d'Ormuz après que celui-ci a enfreint les instructions de navigation iraniennes.
Le CGRI a également annoncé la seconde phase de son opération de représailles contre la base aérienne d'Al-Udeid, au Qatar (exploitée par les États-Unis), précisant que des frappes de missiles balistiques avaient détruit le centre de maintenance des avions de combat ainsi que le centre de commandement et de contrôle de la base.
Article original en anglais sur Al Mayadeen / Traduction MR
