Par la rédaction de The Cradle, le 17 juillet 2026
La Knesset israélienne a voté tôt dans la matinée du 17 juillet sa propre dissolution en vue des élections législatives en Israël, prévues pour la fin du mois d'octobre de cette année.
(Crédit photo © AFP/Getty Images)
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La motion a été adoptée par 62 voix contre 0. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les députés de la coalition ont voté en faveur de la dissolution.
Le projet de loi adopté sur la dissolution de la Knesset a été fusionné avec un projet de loi relatif au financement des partis politiques israéliens.
Le Parlement israélien est suspendu jusqu'à ce qu'un nouveau Parlement puisse prêter serment, à l'issue des élections d'octobre.
Le chef de l'opposition israélienne, Avigdor Liberman, a qualifié cette législation et sa fusion avec le projet de loi de dissolution de
"tentative déplorable de lier la fin de la session à l'augmentation du financement des partis".
M. Liberman a ajouté que malgré les différends et les débats houleux, la Knesset a connu des "moments marquants" de "large consensus" qui ont "profité" à la population.
"J'espère que nous serons bientôt de retour ici et que nous nous souviendrons que, malgré tous nos désaccords, nous ne sommes pas des ennemis, mais des collaborateurs, même si nous sommes des rivaux politiques, et que nous faisons tous partie d'un même peuple et d'un même pays",
a ajouté M. Lieberman, qui dirige le parti Yisrael Beytenu.
Son parti appartient à un groupe formé l'année dernière, baptisé "bloc d'opposition sioniste", créé pour concurrencer M. Netanyahu et renverser sa coalition au pouvoir.
Ce groupe comprend plusieurs formations d'opposition menées par le parti Yashar de l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot.
Selon un nouveau sondage publié par les médias hébreux, ce bloc gagnerait la majorité des sièges à la Knesset et serait en mesure de former un nouveau gouvernement.
Les partis des anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yair Lapid - qui ont gouverné Israël dans le cadre d'un accord bipartite avant l'arrivée au pouvoir de Netanyahu - font également partie du groupe d'opposition dirigé par Eisenkot.
Bennet et Lapid ont fusionné leurs partis en début d'année dans le but de renverser Netanyahu.
Le mois dernier encore, le Centre Viterbi dédié aux sondages et à la recherche politique de l'Institut israélien pour la démocratie - basé à Jérusalem occupée - a publié un sondage révélant que la plupart des Israéliens ne souhaitent pas que Netanyahu se présente aux prochaines élections.
Selon ces résultats, 61 % des Israéliens estiment que Netanyahu ne doit plus se présenter aux élections. Trente-cinq pour cent seulement sont favorables à la candidature de l'actuel Premier ministre.
Netanyahu reste empêtré dans un procès pénal qui dure depuis des années, lié à des affaires de corruption et à d'autres scandales. Ce procès a connu des reports à répétition.
Le Premier ministre n'a pas non plus réussi à résoudre la crise du service militaire des Haredim qui mine Israël, ces juifs ultra-orthodoxes échappant toujours à la conscription tandis que les partis d'opposition critiquent la coalition au pouvoir pour avoir placé les réservistes laïques en première ligne du conflit.
Cette crise a poussé les responsables de l'armée israélienne à tirer la sonnette d'alarme quant à un effondrement des effectifs de réserve. Plus tôt en 2026, cette crise a suscité des appels aux élections anticipées et à la dissolution de la Knesset.
En mai, le Times of Israel a rapporté que Netanyahu et sa coalition ont présenté leur propre projet de loi de dissolution de la Knesset afin de "contrôler à la fois le processus législatif et le calendrier du vote".
Si l'opposition accuse Netanyahu de corruption, elle lui reproche aussi sa mauvaise gestion des guerres sanglantes contre Gaza, le Liban et l'Iran.
Bon nombre de ces partis d'opposition partagent des points de vue similaires à ceux des membres actuels du gouvernement israélien - notamment sur les sujets liés au Liban et à Gaza, ainsi qu'aux interventions militaires contre l'Iran.
Bennet et d'autres figures de l'opposition se sont plaints plus tôt cette année que la capitale libanaise n'a pas été suffisamment bombardée - une frustration liée aux lourdes pertes infligées aux forces de Tel-Aviv par la campagne de frappes de drones FPV menée par le Hezbollah.
Traduit par Spirit of Free Speech