18/07/2026 ssofidelis.substack.com  6min #320543

 Nouvelle attaque américaine contre les infrastructures hydrauliques iraniennes en pleine canicule estivale

Trump, champion incontesté du crime de guerre

Par  Finian Cunningham, le 17 juillet 2026

Il faut poursuivre et anéantir tout ce système corrompu d'exploitation déshumanisante et de bellicisme implacable - avant qu'il ne détruise l'humanité.

S'il existait un championnat du monde des criminels de guerre, Trump remporterait la victoire "haut la main", pour reprendre l'une de ses expressions vantardes favorites. Son agression de cinq mois contre l'Iran constitue une litanie d'autogoals. Et le défunt sénateur fauteur de guerre Lindsey Graham aurait pu revendiquer la deuxième place.

Après avoir échoué à forcer l'Iran à rouvrir le détroit d'Ormuz pour rétablir le passage vital pour le commerce du pétrole avant de lancer sa guerre en février, Trump  menace désormais de lancer une "offensive massive" et d'anéantir les infrastructures civiles. En bref, du terrorisme d'État pour "gagner".

Les cours du pétrole remontent déjà, et ses acolytes s'enrichissent toujours plus grâce aux magouilles boursières. Le peuple iranien meurt, et le monde assiste avec horreur à la flambée des prix alimentaires qui aggrave la famine de masse. Y a-t-il quelque chose de plus odieux que le syndicat du crime de Trump à la Maison Blanche ?

Le protocole d'accord provisoire négocié le mois dernier pour mettre fin aux violences est tombé à l'eau, les États-Unis et l'Iran ayant repris les hostilités. Ce protocole d'accord était censé constituer les conditions de victoire de Trump imposées à Téhéran. Il semble que l'Iran n'ait pas reçu la même version du protocole dont le président américain a tant rêvé dans son imaginaire fébrile. L'Iran ne recule pas et ne se soumet pas, contrairement à ce que ce psychopathe attend de tous ceux dont il croise la route.

Ainsi, ce soi-disant génie des affaires, prétendument spécialiste de "l'art de la négociation", exige que l'Iran s'assoie à la table des négociations avec un pistolet pointé sur la tempe - du moins, c'est ce que croit Trump.

"La semaine prochaine, ça risque de mal tourner pour eux", a déclaré Trump. "Nous allons détruire toutes leurs centrales électriques. Et tous leurs ponts, à moins qu'ils ne s'assoient à la table des négociations".

Mais attendez une seconde, n'est-t-il pas censé avoir déjà gagné la guerre ? Trump aime tellement gagner qu'au cours des cinq derniers mois, il a  proclamé sa victoire sur l'Iran pas moins de 32 fois. Trente-deux victoires. Un véritable "génie"... du mensonge et des rêves délirants.

La reprise des bombardements de l'Iran cette semaine, pendant plusieurs jours d'affilée et avec des vagues de frappes aériennes de sept heures, s'explique sans doute par l'intention de Trump de "gagner encore".

Trump, ce magnat de l'immobilier issu d'une famille aisée et réfractaire à la guerre du Vietnam, ressemble au Chapelier fou d'Alice au pays des merveilles. Pour lui, la réalité correspond à ce qu'il décide d'en dire.

Il est cité dans les dossiers Epstein, toujours caviardés, comme prédateur sexuel et ami du pédophile Jeffrey Epstein, aujourd'hui mort. Mais d'après lui, ce ne seraient que des "fake news". Ce scandale a d'ailleurs été opportunément écarté de la scène publique par son offensive contre l'Iran, une nouvelle "guerre sans fin" du genre de celles auxquelles il avait promis de mettre fin lors de sa campagne électorale.

Cette semaine, Trump a été  condamné par les tribunaux fédéraux à verser 5 millions de dollars de dommages-intérêts à l'écrivaine E. Jean Carroll pour une agression sexuelle commise il y a 30 ans. Mais, selon lui, tout cela n'est qu'un canular, alors qu'il repart à la charge en Iran.

L'agression de Trump contre l'Iran, sans justification, repose sur des mensonges au sujet de la prétendue menace nucléaire de la République islamique. En juillet 2025, il a ordonné une "splendide" campagne de bombardements de 12 jours contre le programme nucléaire civil iranien, affirmant avoir tout réduit en "poussière". Mensongèrement. Il a donc voulu remporter une nouvelle victoire en reprenant ses agressions le 28 février de cette année, prétendant que l'Iran représente encore une menace nucléaire, et, dans la foulée, en assassinant le guide spirituel iranien, Seyed Ali Khamenei et sa famille. Le même jour, des avions de combat américains et israéliens ont aussi assassiné 160 enfants lors d'une frappe multiple délibérée sur une école.

Trump a menacé à plusieurs reprises de recourir à l'arme nucléaire contre l'Iran, avertissant qu'une "civilisation entière" serait rayée de la carte.

Comparer Trump à un parrain de la mafia est une insulte au crime organisé. Ce n'est pas un capo qui élimine des ennemis ici et là. Trump est à la tête d'une machine terroriste d'État qui pratique le massacre de masse.

Sa menace de faire sauter des centrales électriques, des ponts et des usines de dessalement d'eau en Iran constitue une violation flagrante du droit international. La Convention de Genève de 1949 relative aux lois et coutumes de la guerre interdit la destruction des infrastructures civiles. Trump est un criminel de guerre autoproclamé.

Se vanter d'avoir commis un génocide témoigne de la dégénérescence morale et intellectuelle de ce président américain.

En vérité cependant, tous les présidents américains du siècle dernier sont coupables de crimes de guerre, comme en témoigne le bilan sans précédent des États-Unis en matière de bellicisme et de terrorisme d'État.

Mais ce qui rend Trump particulièrement odieux, c'est son narcissisme et son déphasage cognitif. Ce type est vraiment malade.

Il viole et détruit des nations comme il le fait avec des individus, tout en s'autoproclamant "gagnant". Constamment.

Tôt ou tard, la réalité objective de ses limites finira par le rattraper. Il pense sans doute que les élections de mi-mandat prévues en novembre peuvent être annulées en invoquant des "élections truquées" et en affirmant que "le peuple m'aime vraiment".

Cependant, la dure réalité du puissant potentiel militaire et géographique de l'Iran, maître incontesté du détroit d'Ormuz, sonne le glas de Donald Trump, même s'il se berce d'illusions. Il ne peut faire plier l'Iran par les bombes. Il ne peut éviter les conséquences néfastes pour l'économie américaine et mondiale. Il ne peut pas assiéger l'Iran ni imposer son racket sous forme de péage de 20 % sur le transport maritime international.

Trump, le gosse de riche, a échappé à la guerre du Vietnam en invoquant un faux problème médical aux pieds, tandis que 58 000 Américains et trois millions de Vietnamiens ont été massacrés dans cette entreprise criminelle.

Quelle justice poétique que cet éternel bonimenteur de 80 ans ne puisse tirer sa révérence du conflit qu'il a déclenché contre l'Iran, quel que soit la quantité de mensonges et de délires qu'il profère. Il s'est enlisé jusqu'au cou pour une toute autre raison - sa folie criminelle.

Au-delà du déclin de Trump, certes source de satisfaction, le peuple américain et le monde doivent comprendre que le problème dépasse largement ce président répugnant. C'est le système capitaliste américain qui engendre les guerres et les criminels de guerre à la Maison Blanche. Trump n'est que le symptôme écœurant d'une maladie politico-économique révoltante. (Le belliciste Lindsey Graham, qui est mort cette semaine, en était un autre).

Il faut bien sûr poursuivre Trump en justice en tant que criminel. Mais c'est l'ensemble de ce système dépravé d'exploitation déshumanisante et de bellicisme implacable qui doit être jugé et aboli - avant qu'il ne détruise l'humanité.

Un monde fondé sur la justice, la paix et servant les besoins humains, plutôt que le profit privé, est peut-être envisageable. Mais pas tant que nous continuerons à tolérer des individus comme Trump et le système qui les engendre.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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