19/07/2026 reseauinternational.net  11min #320606

Aux origines de la Malinformation et Désinformation : Johannes Gutenberg

Glandeurs et chimères des courtisans : Dans les zones grises du Sénat, cherche matière grise

par Mendelssohn Moses

Johannes Gutenberg (1400-1468) était un malotru. Sans ses presses aux caractères mobiles, personne à l'exception des Usurpateurs n'oserait aujourd'hui lire ou écrire, nous évitant ainsi le désarroi qu'emportent la recherche scientifique et médicale, le débat philosophique et politique, les journaux et maintenant, les publications par Internet. Voilà l'invention qui a fait de la Ville de Mayence un lieu honni tel le Wewelsburg (1), et son musée Gutenberg une cible toute désignée pour une attaque par drone explosive étiquetée "c'estlesrusses".

Fort heureusement, une alliance multiparti au Sénat (Agnès Evren - Laurent Lafon -·Sylvie Robert), réunissant la beauté, la distinction et l'esprit, fait souffler un vent frais : leur rapport de Commission d'Enquête intitulé Les Zones Grises de l'Information est mal écrit au point qu'il est permis d'espérer que tire à sa fin l'ère de Gutenberg - du moins parmi les Usurpateurs.

Puisque le Sénat fait partie de la législature, et que la loi commence par des définitions, ci-après quelques termes que les rapporteurs ont sans doute omis de définir par simple mégarde.

LEXIQUE

un média : menace hybride sécrétée par ceux qui ignorent le latin. Singulier (mot latin) : un medium. Pluriel : media (mot latin).

Latin : langue morte que les Usurpateurs préfèrent que l'on ignore

zones grises : terme protéiforme, afin de se laisser les coudées franches

mieux réguler : resserrer l'étau sur la pensée non-conforme

démocratie : un mot d'origine grecque (langue morte)

malinformation : Malinconia provoquée par les mauvaises nouvelles

désinformation : zone grise

fausses informations : zone grise

ingérence interne : toute action, aussi légale fût-elle, entreprise par un citoyen non-conforme, excentrique voir même distrait

résilience : acception actuelle, empruntée de l'Américain et signifiant : tonus musculaire caractéristique du serpent Boa Constrictor

Centre européen pour la résilience démocratique : lieu de ponte et d'élevage de Boas Constrictor ; accessoirement, auteur probable du rapport prétendument du Sénat français "zones grises".

risques sérieux : pour qui ?

*

Venons-en au rapport lui-même. Pour être franc, Mendelssohn n'en a lu que le sommaire qui fait déjà 11 pages notoirement confuses, truffées d'acronymes, et dans une espèce de jargon délibérément opaque. Vraisemblablement une opacité recherchée : en crachant feu et fumée, les rapporteurs voudraient-ils "créer de l'incertitude chez nos adversaires" pour citer leur chef, promoteur de cette "intimité stratégique" (sic) (2) dont on n'ose arracher la feuille de vigne mais qui attise tout de même, une impudique curiosité.

Quoiqu'il en soit, puisque le journal Web France-Soir a déjà présenté des éléments saillants du rapport (3), Mendelssohn se permet ici de soulever d'autres aspects.

Parmi ceux-ci, le plus important semblerait être la référence, noyée en fin du sommaire, à l'autorité du Centre européen pour la résilience démocratique. (4)

Selon les rapporteurs,

"Un nouvel élan avec le bouclier européen de la démocratie et Agora EU ?

"Présenté le 12 novembre 2025, le bouclier européen de la démocratie s'articule autour de trois piliers - intégrité de l'espace informationnel, résilience des institutions et des médias, mobilisation de la société civile - et s'appuie sur un nouveau Centre européen pour la résilience démocratique, entré en activité en février 2026. Le programme Agora EU (5), doté de 9 milliards d'euros dans la proposition de futur cadre financier pluriannuel, doit quant à lui notamment financer le soutien aux médias indépendants..."

Allons voir les activités du centre bruxellois d'élevage de Boas Constrictor, car, pour ce qui est d'Agora EU, à part les juteux avantages qu'il fournira aux Happy Few, il est pratiquement impossible de savoir ce que c'est ou à quoi cela sert. Encore une fois, c'est l'argent du contribuable et moins il en sait, mieux c'en est.

En tout cas, le 15 juillet 2026 le Centre de résilience et d'élevage de Boas convoqua une"Réunion en ligne avec les points de contact du centre". Mu par une soif de savoir naturelle, Mendelssohn s'est précipité sur le lien vers l'Agenda - pour trouver une page vide, à l'instar de celles des précédentes réunions. Ou plutôt, voilà ce que l'on lit :

"AGENDA

  • Updates on projects
  • Association of candidate countries and potential candidates
  • Blueprint
  • Capacity building programme "Train the Trainers"

AOB".

On remarquera la précision de l'agenda : nom, pays, fonction et rémunération des participants, description détaillée du cadre"Blueprint"et des projets, et puis l'acronyme parlant, AOB.

À peine une semaine auparavant, fut convoquée une autre réunion dite de"haut niveau". Cliquons sur"Agenda"(6)

Toutes les réunions bénéficient de la même parfaite transparence, et on ne peut que se réjouir d'une part, que la famille des Boas se réunissent si souvent - pratiquement une fois par semaine - et que le contribuable tout occupé qu'il est à creuser sa propre tombe, leur fournisse locaux, repas (rats, lièvres et souris à croquer ?), voyages, salaires... à coup de tant de milliards.

Quoiqu'il en soit, c'est le Centre d'élevage de Boas qui doit être considéré comme étant à l'origine de la Commission d'enquête sénatoriale dont il est question ici. Car rien en Micronie n'est Origine France, à part le"label"(étiquette, en français).

*

En lisant le sommaire que nous proposent les trois Sénateurs, il transparaît que pour leurs donneurs d'ordre, le temps presse : d'une part le calendrier électoral, où il faudra garantir la victoire d'un Mini-Me Micronien en étouffant la voix de Johannes Gutenberg, tandis que le Micronien lui-même remplace von der Leyen à la Commission européenne. Et surtout, le temps presse pour le racket ex-Ukraine : la Russie est en train de gagner la guerre. Or, si l'on veut gonfler à l'infini la bulle financière connue sous le vocable"reéarmement", la poursuite de cette guerre est un impératif qui exige de réduire Gutenberg au silence.

La plupart des propositions du rapport sont irréalisables, pour la simple raison que ni la France ni la Commission européenne ne sont en mesure d'entraver plus que quelques heures les changements technologiques incessants surgissant parmi les 8 ou 9 milliards d'êtres humains : tant les lecteurs que les créateurs de contenu sauront contourner au jour le jour les pare-feu d'hier et d'avant-hier.

Par contre, ce qui est réalisable c'est d'abord, d'obliger le citoyen lambda à faire ce qui équivaut à présenter une pièce d'identité et à justifier de motifs, à chaque fois qu'il achète un journal, d'abord en entravant l'accès à certains contenus et ensuite, for sure, à l'Internet en tant que tel.

Autre but recherché, semi-réalisable, est l'identification systématique a posteriori des personnes, plateformes ou institutions"coupables"de"fausses"information,"malinformation"et"désinformation", afin de les traîner devant une succession de tribunaux ("le droit national recèle encore des ressources parfois insoupçonnées"), en les ruinant financièrement par des amendes, en interdisant leurs annonceurs et donc recettes publicitaires etc. Il est spécifiquement question de créer "un compte d'affectation spéciale alimenté par les produits des amendes de la CNIL et de l'ARCOM, afin d'apporter des financements supplémentaires aux médias (sic) d'information dans l'attente d'un rééquilibrage du marché de la publicité".

Imaginons donc que le Cdt. Xavier Moreau, en 2026 élu conseiller consulaire des Français en Russie, publie sur des chaînes étrangères des informations contredisant celles construites par les Usurpateurs. Tous les jours, des milliers de francophones - Suisse, Québec, Afrique, France - se connectent pour suivre les programmes du Cdt. Et répercutent ses dires sur leurs propres comptes de réseaux sociaux, chat, courriels etc. (Mendelssohn ne participe pas à un réseau social et ne sait pas comment cela fonctionne.)

Où les rapporteurs veulent-ils en venir à leur égard ? Un arrêt de la Cour d'Injustice de l'Union européenne daté du 2 juillet 2026 (affaire C-67/25) éclaire notre nuit.

Selon le résumé publié dans Le Monde du Droit (7), lorsque trois personnes furent inculpées en Allemagne de diffusion de contenus RT, et qu'alors les tribunaux allemands, dans le doute, souhaitaient que la CJUE définisse la notion d'"opérateur", la CJUE a statué "qu'il est sans importance que la diffusion des contenus interdits soit effectuée dans le cadre d'une activité économique ou non", et que la notion d'"opérateur"couvre... "toute personne responsable, directement ou indirectement, de la mise à disposition des contenus interdits, y compris dans le cadre d'une activité non rémunérée ou de l'exploitation d'un site Internet financé par des contributions volontaires de tiers.

La Cour précise également que cette qualification ne dépend ni de l'étendue ni de la durée de la diffusion effectuée".

La CJUE a justifié cet arrêt ainsi : "Seule cette interprétation permet, comme le législateur de l'Union l'a envisagé, d'empêcher la diffusion de la propagande mise en place par la Russie et, partant, de protéger l'ordre et la sécurité publics de l'Union".

Difficile de jeter le filet plus large, ou de tisser les mailles du filet plus serré.

*

Mendelssohn n'a pu s'empêcher de noter que les 3 rapporteurs ont omis de célébrer l'éclatante victoire remportée sur TV Libertés (8) (refus de compte bancaire par plusieurs banques, perte de près de 500 000 euro de revenus...), puisque ce serait un si beau scalp à attacher à la ceinture. Serait-ce trop indiscret de demander pourquoi ? Ou ce type de procédé Nacht und Nebel serait-ce la voie à privilégier à l'avenir, puisqu'en tant que sociétés privées, les banques n'ont à fournir aucun motif de fermeture, et il vaudrait mieux ne pas trop s'en ouvrir ?

Manifestement, l'ARCOM est vénéré par nos trois Sénateurs, qui s'inquiètent aussi de l'influence internationale acquise depuis la Covidémence, d'intellectuels non-conformes, tels les animateurs de The Highwire ou Neutrality Studies, qui touchent désormais des millions voire des dizaines de millions de personnes.

Pour les rapporteurs, il faut "réguler directement les influenceurs dépassant une certaine audience : si un programme est similaire par ses caractéristiques à un programme de télévision ou de radio, a une forte audience et présente des risques sérieux (sic), l'Arcom doit intervenir au même titre que dans le champ de l'audiovisuel. Confier au pays de destination la régulation des publicités placées par les plateformes de partage de vidéos en concurrence avec les chaînes TV, afin de permettre à l'Arcom d'agir pour... introduire des restrictions publicitaires..." Le rôle de l'Arcom serait renforcé, afin "d'intervenir en urgence à condition d'avoir la "force de frappe nécessaire", sur des signalements fournis par un Observatoire à créer et sévissant contre la menace du Johannes Gutenberg interne, sur le modèle de VIGINUM et de cette énième entité inconnue : le Réseau de coordination et de protection des élections. (9)

De même, on ne peut qu'admirer le respect voire l'enthousiasme des trois rapporteurs pour le droit pénal qu'ils jugent infra-utilise : "Le délit de propagation de fausses nouvelles (10) reste un instrument peu employé par les parquets (on s'en doute : cet article n'a absolument rien à voir avec les"délits"politiques et de lèse-majesté que visent les rapporteurs) L'identification des auteurs d'infractions demeure un point de blocage majeur. Cette identification devient plus difficile encore lorsque les plateformes sont établies à l'étranger. Les délits d'administration d'une plateforme numérique illicite et de manipulation d'un système de traitement automatisé de données (STAD) offrent des leviers à explorer, tandis que le dispositif de l'article 6-3 de la LCEN, censé sanctionner en urgence le maintien en ligne de contenus manifestement illicites, demeure quant à lui peu pratiqué. La commission d'enquête propose ainsi de clarifier et renforcer ces instruments de droit pénal qui peuvent s'avérer pertinents pour combattre les abus des plateformes".

Quant à l'utilisation de l'AI par des internautes, l'inquiétude des rapporteurs se porte sur "l'empoisonnement à la source" (sic) "intentionnel, par la propagande russe". Or, chacun sait que l'IA fonctionne comme voiture-balai recueillant ce qui existe déjà : c'est un mécanisme automatisé qui racole des éléments qui lui sont accessibles partout au monde, et crées à n'importe quel moment de l'histoire. Que des adultes, en l'occurrence des Sénateurs, puissent parler "d'empoisonnement à la source"... bon, restons polis.

Finalement, le rapport repose sur la prémisse que le public serait très, trop bien informé. Et qu'il faudra lui clouer le bec, bander les yeux et boucher les oreilles. Of course. Et pourtant, des amis soignants n'ont de cesse d'expliquer à Mendelssohn, que la plupart des médecins, pharmaciens, infirmiers, psychiatres et gériatres de leur connaissance, soit n'ont jamais entendu parler de la Loi Aide à Pourrir, votée ce 15 juillet, soit ne daignent pas "gaspiller" leur temps à le lire, soit "ne se sentent pas concernés". Or, l'information n'est que trop disponible. Quelque part, "nous" avons un problème, autrement plus grave que les chimères inventées par quelques Sénateurs mal lunés et sous influence. Gutenberg, reviens ! Faut que l'on cogite ensemble sur le pourquoi.

 Mendelssohn Moses

 reseauinternational.net

Commentaire

newsnet 2026-07-19 #15647

peu intelligent