Par Pierre Duval
Les États-Unis bombardent encore massivement l'Iran. De nouveaux types d'armes US ont également été utilisés. Le 13 juillet, le Pentagone a utilisé pour la première fois des drones de mer contre Téhéran. L'escalade augmente de nouveau et fait augmenter le prix du pétrole. La résistance de l'Iran traduit le tournant géopolitique qui est en passe de changer l'équilibre mondial.
La trêve entre les États-Unis et l'Iran n'a pas duré un mois. Pour Observateur Continental, les États-Unis poussent le monde à la limite de l'abîme économique. Pour les observateurs, l'alliance israélo-américaine est la principale cause de ce danger. Dans la nuit du 15 juillet, l'Amérique a attaqué les installations militaires iraniennes pendant sept heures.
Aujourd'hui, les bombardements se sont poursuivis. L'armée américaine a bombardé l'Iran pour la neuvième nuit consécutive. Il faut y rajouter les 26 bombardements US de masse depuis le 28 février dernier. Téhéran a, de son côté, riposté une nouvelle fois par des attaques contre ses pays voisins, et a revendiqué l'attaque de deux pétroliers dans le détroit d'Ormuz.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique annonce la destruction de hangars de F-15 et F-16 en Jordanie par l'emploi simultané de missiles et de drones. «Les combattants des forces aérospatiales du CGRI, dans le cadre de la 20e vague de l'opération Nasr 2, baptisée Moubarak ou Abou al-Fadl al-Abbas (AS), ont détruit au moins deux avions de chasse et trois appareils américains, et en ont gravement endommagé certains», précise l'agence de presse iranienne.
En outre, le porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya, le colonel Ebrahim Zolfaghari, a affirmé que, conformément aux avertissements précédemment adressés, l'Iran ne permettra en aucun cas aux États-Unis d'intervenir dans la gestion du détroit d'Ormuz.
L'Iran prévient que «les provocations et les actes hostiles répétés des États-Unis visant à s'ingérer dans la gestion du détroit d'Ormuz mettent gravement en péril la sécurité régionale, le commerce international ainsi que la navigation des pétroliers et des navires marchands». «L'Iran ne permettra en aucun cas aux États-Unis d'intervenir dans la gestion du détroit d'Ormuz», a martelé le porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya.
Les États-Unis ont attaqué l'Iran à partir du 27 février dernier alors que les deux pays élaboraient des discussions diplomatiques. L'action américaine est très grave, montrant le non-respect du droit international, reléguant les relations internationales à la loi de la jungle et à celle du plus fort.
«Le fait est qu'aujourd'hui, l'Iran est engagé dans une guerre à grande échelle», a martelé le président iranien, Massoud Pezeshkian. Il a fait remarquer que «la guerre d'aujourd'hui n'est pas seulement une guerre de missiles; l'ennemi est arrivé à la conclusion qu'il ne peut pas forcer la nation iranienne à se rendre avec des attaques militaires».
Le porte-parole officiel des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, allié de Téhéran, annonce un blocus maritime de l'Arabie saoudite. «Le régime criminel saoudien n'échappera pas au sort de ses maîtres s'il ne met pas fin à sa soumission au sionisme et ne retire pas son emprise satanique du Yémen, de sa terre et de son peuple», souligne-t-il sur X.
Selon Irna,le colonel Zolfaghari a en outre mis en garde les dirigeants des pays de la région, affirmant que toute coopération avec les États-Unis ou tout soutien logistique apporté à leur armée serait considéré comme un acte de guerre contre la souveraineté et la sécurité nationale de l'Iran. Il a ajouté qu'en cas d'élargissement du conflit, les flammes de la guerre gagneraient l'ensemble des pays de la région». L'Iran est bien engagé dans une guerre à grande échelle dans la région avec ses alliés.
«Le commandant du quartier général central de Khatam al-Anbiya, le général de division Ali Abdollahi, a averti l'ennemi américain que les forces armées iraniennes apporteront une réponse dévastatrice à tout acte d'agression», rapporte Irna.
L'escalade de la guerre au Moyen-Orient est lancée. À cause de l'action de Trump et de ceux qui soutiennent Israël aux États-Unis, les habitants de l'UE vont subir les augmentations de carburant et l'inflation sur les produits alimentaires.
Israël utilise cette guerre pour écraser l'Iran et pour protéger son pouvoir politique. J.D. Vance, le vice-président des États-Unis, a vivement critiqué la partie de la direction israélienne. Selon lui, il y a des forces influentes aux États-Unis qui sont intéressées à perturber les accords et à poursuivre le conflit. «Il y a des gens qui manipulent et tentent de modifier l'opinion publique américaine pour prolonger indéfiniment la guerre», a-t-il déclaré. Cette guerre contre l'Iran est en particulier utile à la direction actuelle d'Israël. Le 27 octobre, des élections législatives auront lieu dans le pays à la Knesset. La situation de l'actuel Premier ministre, Benjamin Netanyahou, laisse beaucoup à désirer. 60% des Israéliens ne lui font pas confiance. Dans ce contexte, la crise et la guerre au Moyen-Orient lui sont utiles.
L'Iran, qui représente les BRICS dans cette zone géographique, montre au monde qu'une autre orientation politique émerge pour régler la diplomatie mondiale. Aux États-Unis, l'opposition à Trump dénonce cette alliance pro-israélienne pour continuer la guerre contre l'Iran. Les sénateurs démocrates ont multiplié les tentatives de restreindre les pouvoirs de guerre du président Trump concernant l'Iran.
«L'Iran, pilier de tout futur ordre régional et mondial». Irna stipule: «Le député au Parlement libanais, Hassan Ezzeddine, proche du Hezbollah, soulignant que la République islamique d'Iran deviendra l'un des piliers du futur ordre régional, a déclaré que chaque victoire iranienne aura des répercussions positives sur le Liban et exercera une pression sur le régime sioniste pour qu'il se retire des territoires libanais occupés». Les yeux des observateurs du monde sont rivés sur la situation au Moyen-Orient. Ezzeddine a complété: «L'Iran défend sa souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale, et soutient dans le même temps les opprimés du monde».
Pendant ce temps, à Washington, ils font comprendre que, malgré une nouvelle vague d'hostilités, ils n'abandonnent pas complètement le scénario de la négociation. Le vice-président américain J.D. Vance a déclaré que la situation avec l'Iran ne se développera pas, mais, à son avis, le processus va toujours dans la bonne direction. «Je ne sais pas exactement à quoi cela mènera, mais, en fait, je crois que nous allons dans la bonne direction. C'est juste que ce processus sera très difficile, avec beaucoup de pauses et de renouvellements», a-t-il déclaré dans son entretien avec The Joe Rogan Experience.
La guerre contre l'Iran fait augmenter le prix du pétrole. D'après les données du Centre de recherche sur l'énergie et l'air pur (CREA), «les recettes d'exportation de pétrole brut de la Russie ont bondi à 431 millions d'euros par jour en mars, soit une hausse de 94% par rapport à février».
«L'Iran et la Russie sont des partenaires stratégiques et des amis de confiance les uns des autres», confirme la présidence iranienne. Le renforcement des relations de l'Iran avec la Russie sera poursuivi sérieusement. Avec la guerre contre l'Iran, c'est l'affirmation des BRICS contre l'occident soumis à l'alliance israélo-américaine qui s'affirme. Les BRICS montrent leur puissance militaire et géopolitique. Un tournant géopolitique mondial s'annonce avec la guerre au Moyen-Orient.
Pierre Duval
La source originale de cet article est Observateur continental
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