
par Ayvaz Colakoglu
Interrogé sur les relations avec l'Algérie, le chef de la diplomatie malienne a plaidé pour une approche pragmatique fondée sur le respect de la souveraineté.
"Le Mali n'est pas assis en train d'attendre que d'autres viennent régler ses problèmes. Le Mali compte sur lui-même, sur son intelligence, sur ses ressources et sur ses forces de sécurité pour régler ses problèmes", a lancé le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, lors du lancement du BAMEX 2026 à Bamako.
La foire internationale BAMEX 2026 dédiée à la défense et à la sécurité a été officiellement lancée jeudi à Bamako, sous le haut patronage de ministre de la Défense et Anciens combattants.
Après une première édition réussie en 2025, à laquelle une vingtaine d'entreprises turques avaient participé, dont Aselsan, Baykar et Roketsan, l'événement organisé par la société turque Prontaron Savunma Sanayi (The Peak Defense) se tiendra en novembre 2026.
Plusieurs membres du gouvernement ont assisté au lancement à l'hôtel Azalai, dont le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, le vice-ministre de la Défense Oumar Diarra, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. L'ambassadeur de Türkiye au Mali, Efe Ceylan, et le directeur de BAMEX, Harun Sarac, étaient également présents.
Face aux journalistes, Abdoulaye Diop a notamment réagi à un article du Washington Post évoquant une possible intervention américaine au Mali.
"Cette information, nous l'avons tous appris hier par voie de presse. Nous n'avons aucune confirmation officielle des États-Unis", a-t-il déclaré, avant de poursuivre, "Le Mali n'est pas assis en train d'attendre que d'autres viennent régler ses problèmes. Le Mali compte sur lui-même, sur son intelligence, sur ses ressources et sur ses forces de sécurité pour régler ses problèmes".
Interrogé sur les relations avec l'Algérie, le chef de la diplomatie malienne a plaidé pour une approche pragmatique fondée sur le respect de la souveraineté.
"Le Mali est condamné à travailler et à chercher des solutions pour une coexistence pacifique avec tous nos voisins. Des premiers pas ont été posés pour le dégel de nos relations avec l'Algérie et reconstruire la confiance entre nos deux pays. Tout ce que le Mali souhaite, c'est que notre pays soit respecté, que sa souveraineté soit observée et qu'on ne s'ingère pas dans ses affaires intérieures", a-t-il expliqué.
Cette sortie intervient dans un contexte de rapprochement renforcé entre le Mali et la Türkiye dans le domaine de la défense.
La tenue de BAMEX en novembre 2026 illustre la volonté de Bamako de diversifier ses partenariats sécuritaires et de renforcer sa coopération avec l'industrie de défense turque.
source : Agence Anadolu