Le mouvement de résistance yéménite Ansarallah affirme que l'Arabie saoudite a adopté des politiques et des pratiques similaires à celles du régime israélien, notamment en matière de mensonge et d'agression.
Dans un communiqué publié samedi, Mohammed Abdul Salam, chef de la délégation de négociation de Sanaa et porte-parole du mouvement de résistance yéménite Ansarallah, a déclaré : "L'Arabie saoudite ressemble à Israël en tout point : par le mensonge, l'arrogance, la malice et l'agression."
Il a présenté la récente frappe aérienne saoudienne contre l'aéroport international de Sanaa comme une preuve que Riyad demeure déterminé à empêcher la réouverture de la principale porte d'entrée civile du pays.
Selon lui, cette attaque témoigne de la volonté persistante de l'Arabie saoudite de ne permettre le fonctionnement de l'aéroport international de Sanaa qu'avec l'approbation du roi saoudien, malgré les appels répétés à la levée des restrictions imposées aux vols civils et humanitaires.
"D'un côté, Riyad s'obstine à maintenir l'aéroport de Sanaa fermé ; de l'autre, il prétend défendre la souveraineté du Yémen", a-t-il déclaré.
Abdul Salam a averti que le refus persistant de l'Arabie saoudite de tenir compte des réalités sur le terrain aurait de graves conséquences pour la sécurité et l'économie du royaume, exhortant Riyad à abandonner des politiques qu'il a qualifiées de vouées à l'échec.
"Le peuple yéménite ne renoncera pas à ses droits et les recouvrera par tous les moyens possibles", a-t-il affirmé.
Les forces armées yéménites ont annoncé dans un communiqué officiel qu
Le 13 juillet, les forces saoudiennes ont frappé l'aéroport international de Sanaa, rompant un cessez-le-feu en vigueur depuis quatre ans et poussant les forces armées yéménites à reprendre leurs opérations de représailles.
Dans les jours qui ont suivi, les forces armées yéménites ont visé plusieurs sites stratégiques en Arabie saoudite, notamment l'aéroport international d'Abha. Le mouvement Ansarallah a affirmé que ces opérations constituaient une réponse directe à la poursuite de l'agression militaire saoudienne.
Lundi, le mouvement yéménite a annoncé le début d'un blocus naval visant le trafic maritime saoudien transitant par le détroit de Bab el-Mandeb indiquant que cette mesure visait à répondre aux restrictions et aux pressions militaires imposées au Yémen. Le blocus maritime constitue la première étape de la stratégie dite du "blocus contre le blocus", a précisé le porte-parole notant que le peuple yéménite ne renoncera jamais à son droit et qu'il utilisera tous les moyens nécessaires pour le faire valoir.
Mohammed Abdul Salam a affirmé que le refus de Riyad d'accepter la réalité auront de lourdes conséquences pour le royaume, tant sur le plan de sa sécurité que de son économie.
