
par Caitlin Johnstone
En gros, nous n'avons que deux options : soit nous dénormalisons activement Israël, soit nous assistons à une israélisation croissante de notre société.
Soit nous rejetons collectivement Israël, soit nous voyons les armées occidentales fusionner inextricablement avec Tsahal.
Soit nous transformons le soutien à Israël en poison politique, soit nous voyons les politiciens anéantir notre droit de critiquer Israël tout en soutenant des programmes militaires israéliens de plus en plus pernicieux.
Soit nous nous opposons farouchement à l'implication de notre gouvernement dans les guerres du Moyen-Orient, soit nous voyons les dirigeants israéliens se réjouir de plus en plus à mesure que le sang et l'argent occidentaux affluent dans la machine de guerre.
Soit nous normalisons la perception d'Israël comme une abomination monstrueuse, soit nous restons passifs face à l'intégration inextricable d'opérations sionistes autoritaires comme Palantir à tous les niveaux des institutions de pouvoir occidentales.
Soit nous nous unissons pour nous opposer à Israël, cet État d'apartheid raciste, soit nous laissons nos voisins musulmans subir une discrimination et des abus croissants chez eux, tandis que nos gouvernements contribuent au massacre de nos frères et sœurs musulmans à l'étranger, à l'aide d'armes de haute technologie.
Le rejet collectif grandissant d'Israël par l'Occident témoigne de l'éveil des consciences occidentales. Le mouvement pro-palestinien en plein essor. Le dégoût suscité par la guerre en Iran. La réticence culturelle des jeunes face à tout ce qui est israélien. L'exaspération croissante, de plus en plus manifeste, face à l'"antisémitisme" utilisé comme prétexte pour faire taire toute critique d'Israël. Ce sont là des signes d'une plus grande maturité morale.
C'est une bonne chose. Plus nous nous unirons autour d'un "NON" catégorique à Israël et au sionisme, plus il sera difficile pour ceux qui sont au pouvoir de normaliser l'israélisation croissante de notre société.
source : Caitlin Johnstone via Marie Claire Tellier