28/07/2026 reseauinternational.net  3min #321547

Islamabad et Doha œuvrent-ils à la relance du protocole d'accord irano-américain

par Larry Johnson

L'image en tête de cet article nous rappelle que les guerres en Ukraine et en Iran ne sont pas nécessairement des conflits distincts. Les États-Unis restent au cœur des deux et le risque de débordements est bien réel. L'attaque de drone ukrainienne contre un navire iranien en mer Caspienne, samedi dernier, était à mon avis une tentative désespérée de Zelensky de flatter Donald Trump et de montrer sa volonté de sacrifier davantage d'Ukrainiens dans une guerre qui n'a absolument rien à voir avec l'Ukraine. Comme vous pouvez le lire sur l'image légendée ci-dessus, l'Iran se préparerait à frapper l'Ukraine avec un ou deux missiles. Si cela se produit, je suppose que l'Iran ciblera des lieux à Odessa.

Par ailleurs, certains indices laissent penser que le Pakistan et le Qatar œuvrent à la réactivation du protocole d'accord désormais caduc. Les dernières informations d'Interfax sont un indice :

Selon la chaîne 13, qui cite une source bien informée, Benjamin Netanyahou a informé ses ministres que les États-Unis insistent sur le retrait des troupes israéliennes de Syrie, du Liban et de la bande de Gaza.

Selon la source de la chaîne de télévision, Washington souhaite que les Forces de défense israéliennes procèdent à une série de retraits sur trois fronts, sans toutefois préciser s'il s'agit d'un retrait total ou partiel des troupes.

Cela me laisse penser que les Iraniens insistent, comme condition préalable à la réactivation du protocole d'accord, sur le respect du premier paragraphe de ce dernier, désormais caduc, à savoir le retrait d'Israël du Liban et de Gaza. Bien que Netanyahou affirme qu'il résistera fermement à Trump, la dépendance d'Israël vis-à-vis des États-Unis pour ses importations de diesel et de kérosène, deux carburants essentiels, confère à Trump un levier considérable sur Netanyahou et Israël.

Comme je l'ai évoqué dans mon précédent article, les États-Unis font face à une pénurie de missiles de précision et à des turbulences économiques croissantes dues aux pénuries de diesel et de kérosène, elles-mêmes causées par le manque de pétrole brut lourd. Jusqu'à présent, en puisant dans la Réserve stratégique de pétrole, l'administration Trump a pu atténuer les chocs économiques liés à la flambée des prix provoquée par l'interruption des approvisionnements en pétrole du golfe Persique.

Trump rechigne à admettre que les États-Unis ne peuvent recourir à la force militaire pour contraindre l'Iran à se plier à leurs exigences. Toutefois, les avertissements du chef d'état-major des armées, le général Dan Caine, et de l'amiral Cooper, commandant du CENTCOM, concernant les limites de la puissance américaine et la pénurie potentielle de systèmes d'armement critiques qui pourraient s'avérer nécessaires face à la Chine ou à la Russie, ont joué un rôle déterminant pour convaincre Trump de rétablir le protocole d'accord.

source :  Son of the New American Revolution via  Marie Claire Tellier

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