05/08/2026 ssofidelis.substack.com  8min #322369

 Le Hamas et le Jip fixent leurs conditions pour une trêve à Gaza après les déclarations de Trump sur un accord de désarmement

« Ce n'est pas notre projet » : Netanyahu rejette l'accord « historique » proposé par Trump pour Gaza

Netanyahu rend visite aux forces d'occupation israéliennes dans le nord de la bande de Gaza. 15 avril 2025. (Crédit photo © VCG)

Par la rédaction de  The Cradle, le 5 août 2026

Suivi de L'armée israélienne brûle plus de 120 hectares d'oliveraies centenaires dans le sud du Liban

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a publiquement rejeté le 4 août l'accord dit "historique" de désarmement du Hamas récemment vanté par Washington - dont le président américain Donald Trump affirmait qu'il avait l'aval de Tel-Aviv.

Dans une déclaration vidéo diffusée mardi soir, M. Netanyahu a déclaré qu'il n'y aura pas de retrait de Gaza tant que la résistance n'aura pas rendu les armes.

Netanyahu rend visite aux forces d'occupation israéliennes dans le nord de la bande de Gaza. 15 avril 2025. (Crédit photo © VCG)

Israël "ne se retirera pas de ses lignes actuelles" dans la bande de Gaza "tant que le Hamas n'aura pas été complètement désarmé".

M. Trump a déclaré quelques jours plus tôt que cet accord, que le Hamas et Israël ont tous deux qualifié de "projet", prévoit aussi un retrait progressif de l'occupation israélienne à Gaza.

"Le président [américain] [Donald] Trump pense - ou son équipe pense - qu'ils peuvent amener le Hamas à désarmer et à démilitariser Gaza. Nous examinons la question. Ils nous ont envoyé un projet. Nous ne l'avons pas approuvé",

a poursuivi M. Netanyahu dans sa déclaration de mardi.

Il a souligné que ce soi-disant accord de désarmement "n'est pas notre projet" et qu'Israël "a renvoyé ses commentaires".

"Nous donnons pour instruction à [nos] soldats de faire tout ce qui est nécessaire pour se défendre, défendre notre territoire et défendre notre peuple", a ajouté M. Netanyahu.

Le Premier ministre a déclaré avoir rencontré lundi le "Conseil de la paix" dirigé par les États-Unis, où on lui aurait donné des garanties selon lesquelles les forces d'occupation israéliennes ne seraient tenues de se retirer de leurs positions actuelles à Gaza qu'après que le Hamas aura déposé les armes.

Cette décision viole le plan de cessez-le-feu initial lancé par Trump en octobre 2025.

Après la rencontre cette semaine entre Netanyahu et le directeur du Conseil de paix pour Gaza dirigé par Trump, Nickolay Mladenov, le Conseil a publié un communiqué indiquant avoir modifié les termes de l'accord initial de 2025 concernant le retrait israélien.

"Contrairement à des informations erronées, nous précisons que le retrait de l'armée israélienne au-delà de la 'ligne jaune' n'aura lieu qu'une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s'y est engagé auprès des médiateurs", a déclaré le Conseil sur X.

Il a également indiqué que les progrès dépendent du respect de leurs engagements par "les deux parties".

Quelques jours plus tôt à peine, Trump avait affirmé qu'un accord de désarmement "historique" avait été conclu, et que le Hamas et d'autres groupes de résistance de Gaza remettraient complètement leurs armes.

Le président a déclaré aux journalistes que l'accord a été conclu avec le soutien d'Israël.  Le Hamas a déclaré qu'il n'y aura pas de désarmement tant qu'Israël ne respecte pas ses engagements.

Selon certaines informations, l'accord a été conclu après des négociations poussées et des délibérations sur la formulation de la clause relative aux armes.

Le Hamas aurait accepté de remettre ses armes au comité technocratique soutenu par les États-Unis afin qu'elles soient mises en dépôt, et non remises à Israël.

Début juillet, le Hamas a annoncé la  dissolution de l'organe de gouvernement dirigé par la résistance à Gaza, qui supervisait l'administration de la bande de Gaza depuis près de deux décennies.

Il s'est déclaré tout à fait prêt à transférer le pouvoir au comité technocratique - connu sous le nom de Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG).

Israël n'a pas encore autorisé le NCAG à entrer dans la bande de Gaza pour prendre ses fonctions dans le cadre du plan 2025.

La mise en place de la "ligne jaune" israélienne à Gaza était censée servir de périmètre initial vers lequel les troupes se retireraient dans le cadre de l'accord conclu l'année dernière.

D'autres retraits israéliens devaient avoir lieu parallèlement à un désarmement progressif - ou à la mise hors service - des armes de la résistance. Mais les forces israéliennes ont refusé de se retirer dès le début et ont continué à poursuivre leur génocide.

Elles ont également poursuivi l'extension de l'occupation et leur avancée au-delà de la "ligne jaune", érigeant des avant-postes permanents autour de celle-ci à la suite du lancement du "plan de paix" de Washington d'octobre 2025 et du soi-disant cessez-le-feu.

Depuis le lancement du plan Trump, plus de 1 200 Palestiniens ont été tués et plus de 4 000 blessés.

Des milliers de bâtiments ont été détruits par des explosions, comme c'est également le cas dans le sud du Liban.

Les raids aériens israéliens et les  attaques de drones sur la bande de Gaza se sont poursuivis sans relâche. Le flux d'aide vers Gaza reste sévèrement restreint par Israël, en violation également du plan d'octobre 2025.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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L'armée israélienne brûle plus de 120 hectares d'oliveraies centenaires dans le sud du Liban

Par la rédaction de  The Cradle, le 4 août 2026

L'armée d'occupation a intensifié la destruction d'habitations et de terres agricoles dans le sud du Liban, alors que Beyrouth et Tel-Aviv poursuivent leurs négociations sous l'égide des États-Unis.

Les troupes d'occupation israéliennes ont mis le feu à plus de 120 hectares (1 200 dunams) d'oliveraies et de vergers dans la ville frontalière libanaise de Yaroun, dans le district de Bint Jbeil. L'incendie a fait rage pendant plus de 36 heures.

"Ce spectacle m'a brisé le cœur. Avec plusieurs habitants, nous avons regardé les champs brûler jusqu'à en avoir les larmes aux yeux",

a déclaré Hafez Ghacham, président de la municipalité de Yaroun, à  L'Orient-Le Jour le 3 août.

(Crédit photo © image WhatsApp / L'Orient-Le Jour)

"Les maisons peuvent être reconstruites, mais il faudra des décennies pour que les anciennes oliveraies retrouvent leur prospérité d'antan", a ajouté M. Ghacham.

Ni les habitants ni les camions de pompiers n'ont pu atteindre le village pour éteindre l'incendie en raison de la présence des forces d'occupation israéliennes, permettant ainsi aux flammes de se propager librement.

M. Ghacham a qualifié cette destruction d'attaque contre l'histoire, l'identité et les moyens de subsistance de Yaroun, les oliveraies transmises de génération en génération faisant vivre de nombreuses familles.

Il a estimé que ces terres auraient pu produire des milliers de bidons d'huile d'olive, chaque dunam rapportant six bidons d'une valeur d'environ 150 dollars.

Le village de Yaroun compte à la fois des musulmans et des chrétiens, a souligné M. Ghacham.

"Les flammes n'ont fait aucune distinction entre les oliveraies chrétiennes et musulmanes" a-t-il déclaré au quotidien libanais, ajoutant que l'ampleur des destructions touche "l'ensemble du Sud : ses terres, sa population, sa culture, sa dignité et son histoire".

La municipalité a annoncé son intention de présenter des preuves de ces destructions à l'ONU, affirmant qu'Israël cible non seulement les habitations, mais aussi l'environnement, les sites culturels et les activités agricoles dans le sud du Liban.

Malgré un soi-disant accord de "cessez-le-feu" annoncé plus tôt cette année, l'armée israélienne a intensifié ses vagues de démolitions, d'explosions et d'incendies de maisons dans les villages occupés à travers tout le sud du Liban.

L'incendie de grande ampleur qui a détruit les oliveraies de Yaroun s'est produit quelques jours seulement avant le  septième cycle de pourparlers entre le gouvernement libanais et Israël, sous l'égide des États-Unis.

"Aujourd'hui, nous considérons que les négociations directes n'ont apporté au Liban que déshonneur, humiliation, déception et concessions successives. Qu'ont donc apporté au Liban tous ces cycles de négociations ? Pendant ce temps, Israël a tout pris",

a déclaré le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, lors d'un discours prononcé le 4 août.

"Vous participez à des négociations, vous tenez des réunions, et vous ne vous interrogez pas sur ces conclusions amères, au beau milieu des bombardements, de l'humiliation et de la honte. Cette attitude est incompatible avec la volonté de quiconque aspire à la souveraineté de la nation", a ajouté M. Qassem.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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