La République islamique d'Iran soutiendra toute initiative ou décision adoptée par les dirigeants palestiniens dans le cadre des négociations en cours, a affirmé le président iranien Massoud Pezeshkian, lors d'une conversation téléphonique avec le nouveau chef du bureau politique du mouvement de résistance palestinien Hamas, Khalil al-Hayya.
Lors de cet entretien, le président iranien a adressé ses félicitations à Khalil al-Hayya pour sa nomination à ce poste, exprimant l'espoir que ses nouvelles fonctions serviront les intérêts du peuple palestinien ainsi que des habitants de la bande de Gaza.
M. Pezeshkian a rendu hommage aux martyrs palestiniens, en particulier au chef martyr du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Il a qualifié son assassinat, perpétré le 31 juillet 2024 lorsqu'il s'était rendu à Téhéran pour assister à la cérémonie d'investiture du président Pezeshkian, de crime lâche commis par le régime israélien.
Faisant l'éloge de la résistance du peuple palestinien face aux attaques israéliennes, M. Pezeshkian a déclaré que "le cœur du peuple et des responsables iraniens restera toujours avec le peuple palestinien opprimé", ajoutant que l'Iran poursuivra son soutien à la nation palestinienne dans toute la mesure de ses capacités.
À l'occasion du deuxième anniversaire du martyre d'Ismaïl Haniyeh, l'Iran a appelé à agir pour mettre fin à l'impunité d'Israël.
Le président iranien a salué les efforts déployés par Khalil al-Hayya en faveur du renforcement de la coordination entre les différentes factions palestiniennes, soulignant que "la République islamique d'Iran soutiendra toute mesure, initiative ou décision prise par les dirigeants palestiniens dans le cadre des négociations".
Dans la foulée, Massoud Pezeshkian a souligné que la question palestinienne demeure au cœur de la politique étrangère de la République islamique d'Iran, en dépit des évolutions régionales, la qualifiant de "première cause du monde musulman".
En outre, il a appelé au renforcement de l'unité, de la cohésion et de la convergence parmi les pays musulmans, indiquant qu'une coopération plus étroite permettra de mieux défendre les intérêts de l'Oumma islamique et de consolider sa position face aux défis communs.
Le président élu iranien, Massoud Pezeshkian assure au chef du bureau politique du Mouvement de résistance islamique palestinien, Hamas, Ismaïl Haniyeh, la victoire finale des Palestiniens dans la guerre génocidaire du régime israélien contre la bande de Gaza.
À son tour, Khalil al-Hayya a déclaré que l'assassinat d'Ismaïl Haniyeh à Téhéran symbolisait le destin commun et la position unifiée de l'Oumma islamique à l'égard de la cause palestinienne.
Évoquant les récentes évolutions dans la région, ainsi que les attaques israélo-américaines contre la République islamique d'Iran, le leader du Hamas a affirmé que le régime sioniste se trouve à l'origine de toutes les instabilités et insécurités régionales, et qu'il est engagé sur la voie du déclin, malgré le soutien dont il bénéficie de la part des États-Unis.
Dans un autre volet de ses propos, M. al-Hayya a salué la résilience de l'Iran face aux menaces, affirmant que la République islamique d'Iran a profondément modifié les équilibres régionaux.
Le Hamas affirme que tout désarmement est conditionné au retrait des forces israéliennes de Gaza, à l
Faisant référence à la guerre en cours dans la bande de Gaza ainsi que la situation en Cisjordanie occupée, à Qods et dans la mosquée Al-Aqsa, il a remercié l'Iran pour son soutien constant au peuple palestinien. "Malgré la poursuite des attaques et des pressions, le peuple palestinien restera fidèle à sa cause ainsi qu'au sang de ses martyrs", a-t-il affirmé.
Le Hamas mène les négociations politiques en coordination avec les autres factions palestiniennes, a-t-il fait savoir, assurant que de la même manière que le mouvement est resté ferme sur le champ de bataille, "il ne permettra pas au régime israélien d'obtenir par la diplomatie ce qu'il n'a pas réussi à imposer par la guerre".
Khalil al-Hayya a exprimé le souhait que le Hamas puisse tirer profit de l'expérience iranienne au cours du processus de négociation afin de mieux défendre les intérêts du peuple palestinien.
Il s'est dit convaincu que les efforts politiques et diplomatiques, conjugués à la résistance sur le champ de bataille, contribueront à la réalisation des objectifs palestiniens, exprimant l'espoir que la dynamique lancée par l'opération Tempête d'Al-Aqsa aboutira, à terme, à la libération de la Palestine et de Qods.
Cette conversation téléphonique a eu lieu alors que le président américain Donald Trump a annoncé ce qu'il a présenté comme un accord "historique", en vertu duquel le Hamas et d'autres mouvements de résistance palestiniens devaient rendre leurs armes.
Cependant, le Hamas a rejeté cette interprétation, affirmant qu'il n'acceptera aucun désarmement tant qu'Israël n'aura pas rempli les engagements qui lui incombent au titre de l'accord.
Selon plusieurs informations, les négociateurs ont consacré plusieurs semaines à définir la formulation de la clause relative aux armes. Le Hamas serait disposé à transférer son arsenal à une autorité technocratique soutenue par les États-Unis afin qu'il soit placé sous protection, plutôt que de le remettre à Israël.
Les autres factions de la Résistance palestinienne ont elles aussi rejeté l'interprétation de Washington, estimant qu'un désarmement complet ne pourra intervenir qu'après la création d'un État palestinien indépendant.
Dans le même temps, Israël poursuit son offensive militaire contre la bande de Gaza tout en déclarant qu'il ne se retirera pas du territoire assiégé avant d'avoir obtenu ce qu'il qualifie de "démilitarisation complète".
Des Palestiniens de la bande de Gaza ont organisé des prières funéraires pour les 112 personnes retrouvées sous les décombres de leurs maisons détruites par Israël.
