07/08/2026 elcorreo.eu.org  4min #322576

Urgent : Répression brutale en Argentine

Cet après-midi, alors que le Sénat débattait du projet de loi dit "Inviolabilité de la propriété privée", les forces de sécurité ont chargé la manifestation massive rassemblée devant le bâtiment du Congrès, barricadé. Une photographe a été blessée à la tête et transporté à l'hôpital Argerich.

Répression brutale de la marche pour
empêcher la vente de la Patrie
Guido Piotrkowski

Cet après-midi, la police a violemment réprimé une manifestation devant le Congrès contre le projet de loi sur l'inviolabilité de la propriété privée. Suite à une opération d'envergure impliquant les forces fédérales (Préfecture navale, Gendarmerie, Police fédérale) et la police municipale de Buenos Aires, la répression a éclaté lorsqu'un groupe de personnes a renversé un dispositif de sécurité. Utilisant ce prétexte, les forces de l'ordre ont déclenché le protocole anti-manifestation. Canons à eau et gaz lacrymogène ont été utilisés sous la pluie s'appuyant sur un important dispositif policier mobilisant plus de deux mille agents.

 UN PEUPLE, SA LUTTE ET SA RÉPRESSION POLICIÈRE

La répression brutale a débuté vers 17h et s'est poursuivie sans relâche. Les policiers et les unités motorisées ont avancé contre les colonnes de manifestants afin de dégager la Plaza de los Dos Congresos. Leur progression s'est accompagnée de tirs de balles en caoutchouc qui, comme on a pu le voir sur les images télévisées, étaient tirées à hauteur d'épaule, augmentant ainsi les risques de blessures au haut du corps.

Comme si cela ne suffisait pas, ont été également impliqué des canons à eau et des gaz lacrymogènes.
Le nombre total de personnes blessées par des violences policières de ce jour n'a pas encore été établi ; cependant, au moins une personne a été vue à la télévision avec une blessure par balle en caoutchouc à la paupière. Par ailleurs, 12 personnes ont été arrêtées, dont 9 par la police municipale et 3 par la police fédérale.

Une photographe a été blessée à la tête.

Alors que les forces de sécurité menaient cette opération brutale, une photojournaliste a été blessée à la tête, vraisemblablement par une balle en caoutchouc. Des sources sur place ont confirmé à Página/12 qu'elle était consciente et avait été transportée à l'hôpital d'Argerich pour y être soignée.

Le service SAME a confirmé que la patiente avait été transportée en raison d'un traumatisme crânien. Il a également indiqué avoir pris en charge trois autres patients dans la journée présentant une détresse respiratoire due à l'inhalation de gaz lacrymogène.

La foule s'était rassemblée devant le Parlement pour protester contre ce projet de Loi, dont avait déjà été retiré l'amendement qui autorisait l'achat de vastes étendues de terres par des étrangers.

 "LES MALVINAS SONT ARGENTINES", L'INSCRIPTION PORTÉE PAR LES SÉNATEURS DE L'UNION POUR LA PATRIE

Les manifestants ont commencé à arriver l'après-midi. Syndicats et organisations politiques se sont rassemblés pour condamner la loi et s'opposer aux gaz lacrymogènes de la police. Le slogan "Les Malouines sont argentines", scandé par l'équipe nationale lors de son match de Coupe du monde contre l'Angleterre, était inscrit sur les pancartes.

Tout se déroulait normalement jusqu'à l'arrivée d'un groupe de jeunes se réclamant du nationalisme, qui avaient organisé un rassemblement sur les réseaux sociaux en utilisant une rhétorique antisémite et qui ont été impliqués dans plusieurs affrontements. Quelques minutes plus tard, la police est intervenue.

 Pagina 12 Buenos Aires, le 6 août 2026.

Traduit de l'espagnol depuis El Correo de la Diáspora par : Estelle et Carlos Debiasi.

 El Correo de la Diaspora. Paris, le 7 août 2026.

 elcorreo.eu.org

Commentaire

newsnet 2026-08-07 #15687

ah bravo. À peine élu, le fasciste fait ce qu'il a prévu de faire et qu'il a promis de faire et pour lequel les gens ont voté en croyant que c'était dans leur intérêt.