15/08/2026 french.presstv.ir  3min #323416

Afrique de l'Est : plus de 40 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire aiguë

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a indiqué dans un rapport publié vendredi 14 août que l'Afrique de l'Est est confrontée à une grave crise humanitaire, avec plus de 40 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire aiguë.

"Au total, 40,4 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire, notamment au Soudan du Sud, au Soudan et en Somalie, tandis que les niveaux de malnutrition aiguë restent alarmants, touchant 8,3 millions d'enfants âgés de 6 à 59 mois", peut-on lire dans le rapport.

Selon le bureau onusien, la situation est aggravée par une charge importante d'épidémies en 2026, particulièrement le Choléra, avec plus de 12 000 cas recensés au Soudan du Sud depuis le début de l'année.

"Alors que des cas d'Ebola continuent d'être signalés en République démocratique du Congo, les pays voisins, dont l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi et le Soudan du Sud, renforcent leurs mesures de préparation. Cela exerce une pression supplémentaire sur des ressources limitées et risque de restreindre les fonds disponibles pour répondre à de nouveaux chocs", rapporte le bureau onusien.

Le rapport précise que la situation est aggravée par la conjugaison de plusieurs facteurs de pression, surtout les niveaux déjà élevés de déplacements, d'insécurité alimentaire aiguë et de malnutrition, auxquels s'ajoutent de sévères contraintes de financement, les répercussions de la crise en Asie de l'Ouest et la récente épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), qui fait peser des risques accrus sur les pays voisins, aggravant la vulnérabilité existante.

Il est à souligner que l'épidémie qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est considérée comme celle qui se propage le plus rapidement de l'histoire ; alors qu'elle a déjà fait plus de 2000 morts sur plus de 4300 cas. Elle a été déclarée le 15 mai, mais les autorités sanitaires affirment désormais que le séquençage a montré qu'elle avait commencé plusieurs mois plus tôt, en février.

Elle se distingue de la plupart des épidémies d'Ebola précédentes, car le virus rare de Bundibugyo qui en est responsable ne fait l'objet d'aucun vaccin ni traitement approuvé, bien que des efforts soient en cours pour y remédier.

"Au rythme actuel, cette épidémie d'Ebola est sur le point de dépasser celle qui a frappé l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016", avait auparavant déclaré aux journalistes Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). En effet, cette épidémie avait horrifié le monde entier et donné un coup d'accélérateur aux efforts visant à mettre au point un vaccin.

Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'Afrique de l'Est est aussi menacée par un épisode majeur du phénomène climatique El Niño qui risque d'entraîner des précipitations excessives, des inondations dévastatrices et d'aggraver l'insécurité alimentaire dans une région déjà très vulnérable.

 Le Burkina Faso a mis fin à ses relations diplomatiques avec la France dans un contexte de réaffirmation de la souveraineté nationale depuis 2022.

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