Le ministre israélien d'extrême droite, Itamar Ben-Gvir, a dévoilé le projet d'un centre actuellement en construction qui, selon lui, servira à exécuter des prisonniers palestiniens. Il s'est vanté que ce projet concrétisait son combat de longue date pour l'instauration de la peine de mort pour les Palestiniens.
"C'est ici que les terroristes seront exécutés", a déclaré Ben-Gvir dans une vidéo diffusée sur Instagram mardi, en montrant ce qui semblait être un chantier en cours.
Il a précisé que le complexe comprendrait "des salles d'observation où les victimes de crimes pourraient assister à la pendaison" de prisonniers palestiniens.
"Nous tenons nos promesses", a affirmé Ben-Gvir, présentant ces travaux comme une victoire sur ceux qui s'étaient moqués de sa campagne en faveur de l'exécution de Palestiniens.
Ben-Gvir a déclaré que ceux qui avaient "ridiculisé" et "ricané" à propos de sa proposition pouvaient désormais constater que "ce lieu commence à prendre forme".
Ses déclarations interviennent quelques mois après l'adoption, en mars, par le Parlement du régime israélien (la Knesset), d'une loi autorisant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables, par un tribunal militaire, du meurtre d'Israéliens.
Cette loi a suscité des critiques en raison de son caractère discriminatoire, car elle vise spécifiquement les Palestiniens sans appliquer la même disposition aux Israéliens condamnés pour meurtre.
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Selon le bureau de Ben-Gvir, la première aile destinée aux prisonniers palestiniens condamnés à mort est en cours d'aménagement et comprendra une salle spéciale pour les exécutions.
Par ailleurs, Abdullah al-Zaghari, président de la Société des prisonniers palestiniens, a condamné cette démarche, y voyant l'expression de la "volonté persistante" de l'occupation israélienne de traduire en actes son incitation contre les Palestiniens et les lois adoptées à leur encontre, dans le but d'exécuter des prisonniers palestiniens.
Al-Zaghari a averti que les préparatifs en vue de l'application de cette loi représentaient une dangereuse escalade, qualifiant les exécutions prévues de "crime contre l'humanité".
Il a déclaré qu'Israël faisait des prisonniers palestiniens un instrument politique, tout en les exposant à la torture et à la mort.
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Il a également dénoncé le "silence" de la communauté internationale, qui permet à Israël de poursuivre ses violations des droits des prisonniers palestiniens.
Selon les chiffres palestiniens, environ 9 400 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont 92 femmes et plus de 370 enfants, tandis que 3 244 sont en détention administrative et 1 320 sont considérés par Israël comme des "combattants illégaux".
