21/08/2026 french.presstv.ir  4min #324027

Les menaces de « guerre économique » de Trump contre l'Iran font grimper le pétrole ; la lutte contre l'inflation se complique

Les prix du pétrole ont bondi de plus de 2 % jeudi après que le président américain Donald Trump a menacé de mener une "guerre économique écrasante" contre l'Iran et mis en garde les pays contre la poursuite des échanges commerciaux ou la fourniture de toute forme de soutien à Téhéran.

Le prix du pétrole brut Brent, référence mondiale, a progressé de 2,4 % pour atteindre environ 94 dollars le baril en début de séance, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis fin juillet.

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate américain a également progressé de 2,5 % pour atteindre 86 dollars le baril.

Cette forte hausse fait suite à la dernière menace de Trump d'intensifier la pression économique sur l'Iran, ce qui fait craindre que Washington ne renforce les restrictions sur les exportations de pétrole iranien et ne perturbe davantage les flux énergétiques.

Les pressions américaines sur l'Iran suscitent des inquiétudes quant à l'approvisionnement

Les préoccupations du marché se concentrent de plus en plus sur les conséquences potentielles d'un durcissement des restrictions américaines sur les exportations de pétrole iranien.

Toute restriction supplémentaire pourrait retirer des approvisionnements iraniens supplémentaires des marchés internationaux, accentuant la pression sur un marché de l'énergie déjà exposé aux tensions géopolitiques.

L'évolution récente des prix souligne les conséquences économiques plus larges de la campagne de pression menée par Washington contre Téhéran, en particulier si les mesures américaines s'étendent aux pays qui entretiennent des relations commerciales et économiques avec l'Iran.

La perspective de restrictions affectant les exportations de pétrole iranien a donc ajouté une nouvelle source d'incertitude aux marchés mondiaux de l'énergie, les négociants évaluant l'impact potentiel sur l'approvisionnement et les prix du pétrole brut.

La hausse des prix de l'énergie accentue la pression inflationniste sur les familles européennes

Cette nouvelle hausse des prix du pétrole intervient alors que la hausse des coûts énergétiques continue de contribuer aux pressions inflationnistes dans les principales économies occidentales.

Les données officielles publiées mercredi ont montré que l'inflation annuelle des prix à la consommation au Royaume-Uni et dans la zone euro a atteint 2,9 % en juillet, les prix de l'énergie contribuant à cette hausse.

Une hausse durable des prix du pétrole brut pourrait exercer une pression supplémentaire sur les coûts des carburants et de l'énergie, compliquant potentiellement les efforts visant à contenir l'inflation.

En effet, le choc énergétique provoqué par le conflit en Asie de l'Ouest a coûté 19 milliards d'euros supplémentaires aux ménages européens en seulement quatre mois.

En raison du blocage du détroit d'Ormuz et de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, les ménages européens ont payé un surcoût énergétique de 19 milliards d'euros en quatre mois. Selon des données compilées par le journal russe Izvestia, sans une désescalade en Asie de l'Ouest, le surcoût annuel pour les familles européennes pourrait frôler les 89 milliards d'euros en 2026.

 Les réserves mondiales de pétrole diminuent à un rythme sans précédent en raison du conflit en Asie de l'Ouest et des restrictions imposées par l'Iran dans le détroit d'Hormuz.

D'après les estimations du journal russe, entre mars et juin, les dépenses ont considérablement augmenté en raison du blocage du détroit d'Ormuz et de la hausse des prix de l'énergie qui s'en est suivie. Sur une base mensuelle, la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran a coûté aux Européens 4,1 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en mars, 5,8 milliards d'euros en avril, 5,2 milliards d'euros en mai et 3,8 milliards d'euros en juin.

La France a enregistré les dépenses les plus élevées sur cette période : les Français y ont dépensé 4,3 milliards d'euros. Viennent ensuite les ménages allemands, avec un total de 3,6 milliards d'euros, suivis en troisième position par l'Italie, avec 3,36 milliards d'euros. Izvestia a souligné que si le conflit devait se poursuivre, les familles européennes pourraient devoir supporter environ 88,8 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en 2026 pour maintenir leur niveau de vie actuel.

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