Le vice-président chargé des affaires internationales du pouvoir judiciaire iranien et secrétaire du Haut Conseil des droits de l'homme a condamné le deux poids deux mesures de la communauté internationale en matière de terrorisme, affirmant que la vie et les droits des victimes iraniennes devaient bénéficier de la même attention que ceux des victimes ailleurs dans le monde.
Lors d'une cérémonie commémorative en hommage aux victimes du terrorisme, qui s'est tenue ce samedi 22 août, Nasser Seraj a déclaré que l'Iran figurait parmi les pays ayant payé un lourd tribut au terrorisme.
Selon ce responsable iranien, des milliers d'Iraniens - hommes, femmes, enfants et personnes âgées - ont perdu la vie lors d'attentats terroristes. Parmi les victimes figurent des citoyens ordinaires, des responsables, des scientifiques, des militaires, des forces de l'ordre, des figures religieuses, mais aussi des ouvriers et des élèves.
"Si une attaque terroriste se produit dans un pays européen, elle devient immédiatement un problème mondial. Mais lorsque la victime est iranienne, les réactions sont parfois très limitées", a-t-il déploré, ajoutant que ce deux poids, deux mesures doit être dénoncé publiquement.
Il a souligné que les droits humains doivent être appliqués universellement s'ils sont véritablement universels, rappelant que la valeur de la vie humaine ne devrait pas dépendre de la nationalité.
"Un enfant iranien, un enfant palestinien, un enfant européen, un enfant africain et un enfant asiatique sont tous des enfants. Une mère iranienne qui perd son enfant endure la même souffrance qu'une mère partout ailleurs dans le monde", a-t-il noté.
Francesca Albanese affirme que le projet de colonisation E1 ne peut être dissocié de l'occupation israélienne des territoires palestiniens.
Quant au terrorisme d'État et à la responsabilité des gouvernements à ce sujet, M. Seraj a déclaré que la lutte internationale contre le terrorisme ne devait pas se concentrer uniquement sur les groupes non étatiques.
"La lutte contre le terrorisme ne doit pas viser seulement les groupes non étatiques. La communauté internationale doit adopter une position unie contre tout recours organisé à la violence contre des civils, quelles que soient les identités des responsables", a-t-il affirmé.
Il a ajouté que la puissance militaire, les alliances politiques ou les revendications de lutte contre le terrorisme ne sauraient justifier les attaques contre des civils ni les violations des droits humains.
Évoquant les victimes civiles des récentes guerres imposées à l'Iran, le responsable juridique a rappelé que des citoyens ordinaires - des familles, des enfants, des femmes et des personnes âgées - avaient été soumis à l'insécurité et aux attaques.
La question dépasse le simple nombre de victimes et touche également au respect des principes fondamentaux du droit international humanitaire en temps de conflit armé, a-t-il souligné.
"Les notions de distinction entre cibles militaires et civiles, de proportionnalité et de prise des précautions nécessaires pour protéger les civils ne sont pas des principes que l'on peut simplement mettre de côté, quelles que soient les circonstances", a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs évoqué l'attaque militaire américano-israélienne qui a entraîné un massacre d'élèves à l'école Shajareh Tayyebeh, dans la ville de Minab, dans le sud de l'Iran, pour réaffirmer que les établissements scolaires devaient être des lieux d'éducation et d'espoir, et non des théâtres de violences contre les enfants.
"Quels que soient les différends politiques ou militaires en jeu, lorsqu'un enfant est victime de violence à l'école, l'humanité est confrontée à une tragédie. Aucun idéal politique, aucun différend géopolitique, aucun objectif militaire ne doit porter atteinte à la dignité et à la sécurité des enfants."
Le 28 février, premier jour de l'agression criminelle américano-israélienne contre l'Iran, l'école primaire Shajareh Tayyebeh de Minab a été délibérément prise pour cible. 73 garçons, 47 filles, 26 enseignants, 7 parents d'élèves, un chauffeur de bus scolaire et un membre du personnel de la clinique voisine ont tous trouvé la mort.
"Nous attendons de la communauté internationale qu'elle applique une norme unique dans la lutte contre le terrorisme. Il ne doit y avoir aucune distinction entre le"bon"et le"mauvais"terrorisme, ni entre le terrorisme oriental et occidental. Le terrorisme d'État et le terrorisme non étatique ne sauraient être définis en fonction d'intérêts politiques."
Et d'ajouter : "Le terrorisme est condamné où qu'il se produise et quel que soit son auteur. La vie humaine n'est pas sujette à marchandage politique, les droits des victimes ne doivent pas être bafoués et aucune puissance ne doit se croire exempte de responsabilité envers les vies humaines", a-t-il affirmé.
Le ministre iranien des Affaires étrangères affirme que la dernière campagne de pression économique américaine contre l'Iran est vouée à l'échec, comme les efforts précédents de Washington contre Téhéran au cours des 14 dernières années.
