La mort de Chavez est-elle un destin tragique ou une vengeance préméditée par un adveraire politique ? Cette quetion reste ouverte au Venezuela. Le gouvernement du pays prévoit de mener une enquête scrupuleuse sur les causes du décès du président. Selon Nicolas Maduro, chef d'Etat par intérim, l'empoisonnement est une des versions principale.
L'intuition nous souffle que le leader national a été empoisonné par les forces du mal, qui voulaient lui faire abandonner la juste voie choisie, affirme Nicolas Maduro. Selon lui, l'empoisonnement était la cause du cancer, qui progressait rapidement, et du décès. Alexandre Bovdunov, expert de la faculté sociologique de l'Université d'Etat de Moscou, confirme que les adversaires politiques avaient un intérêt à voir Chavez disparaitre.
« On comprend de quels adversaire il s'agit : les Etats-Unis et leurs alliés régionaux. Des régimes politiques et certaines ONG y trouvaient leur intérêt. Tout ce que Chavez faisait en Amérique latine et dans l'arène internationale contredisait les intérêts globaux des Etats-Unis. Ainsi, la mort de Chavez leur était favorable. Nous ne savons pas si c'est le résultat de quelque arme sophistiquée. Les accusations des dirigeants vénézuéliens ne sont pas gratuites. Il y avait un motif mais il n'y a pas de preuves concrètes de l'implication ou de la non-implication de quelques forces ».
Evguénia Voïko, expert du Centre de conjoncture politique, voit, elle, un raison pragmatique aux déclarations de Maduro.
« Cette version arrange l'équipe de Chavez puisque, après la nouvelle de sa mort, la popularité de Maduro et de ses partisans a baissé. Je doute que ce soit uniquement un facteur externe. A la veille des élections, les pouvoirs ont intérêt à diffuser cette version ».
Les leaders de l'opposition jugent absurde l'hypothèse de l'empoisonnement de Chavez. Selon eux, les pouvoirs essaient de détourner l'attention de la population des problèmes urgents. Quant à Nicolas Maduro, il semble qu'il tient sincèrement à apprendre la raison de la mort de son ex-supérieur. Malgré la baisse temporaire de sa popularité, au Venezuela, il est largement soutenu comme successeur légal de Chavez. Il n'a donc pas besoin d'utiliser des procédés douteux pour compléter son capital politique.