par Mounir Kilani
Il y a des matins où l'on cherche un souvenir qui tienne. Un souvenir qu'on pourrait toucher, porter comme on porte une montre au poignet. On cherche une lettre, une odeur, un objet. On cherche une trace qui ne soit pas numérique. Et parfois, on ne trouve rien.
Parce que tout a été remplacé, effacé, jeté.
Une civilisation ne s'effondre pas seulement sous les bombes.