par Amal Djebbar
Les rêves ne meurent jamais d'eux-mêmes. On les rend irréalisables. On les prive de temps, de silence et de profondeur. On les comprime dans l'urgence jusqu'à les rendre méconnaissables. Ce ne sont pas les petits rêves anodins, compatibles avec l'ordre établi, qui sont visés, mais les grands - ceux qui structurent une existence, qui donnent une direction plutôt qu'une distraction.