22/01/2026 mondialisation.ca  4min #302510

Le Canada se prépare à une invasion de l'armée américaine

Par  Alexandre Lemoine

Les militaires canadiens planchent sur un scénario de guérilla en cas d'invasion de la part des États-Unis, en utilisant des méthodes partisanes similaires à celles employées par les moudjahidines afghans. Le signal de cette invasion pourrait être une déclaration de Washington mettant fin au partenariat. Par la suite, les troupes américaines recevraient présumément l'ordre de s'emparer du Canada.

Les militaires canadiens ont élaboré  un scénario hypothétique d'invasion du territoire national par l'armée américaine, écrit le Globe and Mail citant deux hauts fonctionnaires non nommés.

Les stratèges de l'armée ont planché sur des tactiques de résistance, incluant des méthodes analogues à celles utilisées par les moudjahidines contre les troupes soviétiques, puis américaines en Afghanistan.

Les interlocuteurs ont toutefois souligné que la probabilité d'une telle invasion était extrêmement faible et que ces initiatives de modélisation étaient de nature conceptuelle. Pour la première fois en un siècle, le Canada évalue les risques d'un tel scénario, malgré les relations d'alliance avec les États-Unis au sein de l'Otan et le système de défense aérienne conjoint.

Des responsables officiels ont indiqué au Globe qu'en cas d'invasion, les troupes américaines pourraient s'emparer des positions canadiennes sur terre et en mer en seulement deux jours.

Étant donné que le Canada ne dispose pas des ressources militaires pour résister aux États-Unis, la contre-attaque canadienne prendrait la forme d'une campagne insurgée incluant des embuscades et la tactique d' »attaques et replis », selon le rapport.

En cas d'agression de la part des États-Unis, l'armée régulière canadienne ne suffirait pas à repousser l'attaque. Il faudrait donc miser sur les actions de petits groupes mobiles et de réservistes capables de mener une guérilla, de tendre des embuscades, d'utiliser des drones, des moyens de sabotage et des engins explosifs improvisés, comme l'ont fait les combattants afghans.

Selon l'un des hauts fonctionnaires, l'objectif d'une telle tactique est d'infliger des pertes significatives aux forces d'occupation américaines.

La générale Jennie Carignan, chef d'état-major de la Défense (CEMD), a déjà annoncé des plans de  créer une réserve de plus de 400.000 volontaires qui pourraient être mobilisés pour la résistance ou le sabotage si les États-Unis devenaient une force d'occupation.

Une source haut placée du ministère de la Défense a indiqué qu'un maximum de trois mois était accordé pour se préparer à une éventuelle attaque terrestre et maritime. Les premiers signes d'une invasion pourraient apparaître après un renoncement officiel des États-Unis à la sécurité aérienne conjointe avec le Canada.

En cas d'escalade, le Canada compte sur le soutien de la France, de la Grande-Bretagne et d'autres alliés. Les experts estiment que malgré la supériorité numérique et technique des États-Unis, la capture et le maintien de l'ensemble du territoire canadien seraient extrêmement difficiles. Il est noté que les généraux américains sont conscients qu'en cas d'invasion, les Canadiens résisteraient par tous les moyens possibles.

Après son élection en 2024 et durant les premiers mois de son nouveau mandat, Trump a à plusieurs reprises qualifié le voisin du nord des États-Unis de « 51e État » et affirmé qu'une fusion serait bénéfique pour le Canada.

Ces derniers mois, les propos de Trump sur l'annexion se sont quelque peu atténués, mais hier soir, il a publié sur le réseau social Truth Social  une carte sur laquelle le Canada et le Venezuela sont recouverts du drapeau américain, ce qui implique une capture complète des deux pays par l'Amérique.

Alexandre Lemoine

La source originale de cet article est  Observateur continental

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