29/01/2026 dav8119.substack.com  3min #303200

 Sur la prise de conscience des fonctionnements

Sur les infimes nuances qui changent tout

 Davy Hoyau

En fait ce ne sont jamais les choses le problème. Aucune chose est un mal. On pose des Choses comme des obstacles (des péages) pour accéder à des droits (des pays). On débat sur les Choses. Est-ce bien, est-ce mal.

Par exemple le fait de conditionner la liberté d'expression, dire « si, alors Ok », fait qu'elle n'est plus inaliénable. Elle est aliénée, enchaînée ; pour être jugée, évaluée ; et punie, réprimée.
À cela il y a des conséquence et la question est de savoir qui est responsable de ces conséquences.

En soi il n'y aurait aucun mal à connaître l'identité de qui s'exprime, si on vivait dans une société rigoureuse avec la justice et les droits de l'homme, où les responsables de sa violation sont punis. Mais là le but est de culpabiliser, punir ceux qui s'opposent à la dictature.

Une dictature n'est pas forcément véhémente, il suffit d'une infime nuance qui change complètement le sens de ce qui est fait. Il est facile de fournir des apparences de probité, alors pourtant qu'aucune rigueur intellectuelle ne garanti que le pas ne sera pas franchi.

Moi je trouve ça super cool qu'il y ait une identité numérique et qu'on n'ai plus à se loguer sur les sites. Ou qu'on ait une monnaie numérique qui permettre de vendre et d'acheter, d'être payé, de recevoir des dons.
Mais le problème est qu'on est pleine en guerre cognitive.

La société n'a pas la maturité intellectuelle et philosophique, elle n'a pas les moyens de ses ambitions technologiques.
Elle conçoit ses jugements péremptoires et anarchiques comme des modèles de vertu qui viennent défendre l'univers contre les jugements péremptoires et anarchiques des autres.

Dans une société en paix, compréhensive, ouverte, tolérante (au lieu de « inclusive »), et tournée vers le bien commun, il n'y aurait aucun problème et tout serait merveilleux.
Mais dans une dictature aliénée il est dangereux de confier sa carte de crédit au premier venu.

La question du contrôle social, de l'ingénierie sociale en fait, orchestrée en poussant des boutons, met surtout en évidence qu'il y en a un qui juge et un qui paie. Il y a celui qui creuse, et celui qui tient le flingue, comme disait l'autre.

Aussi bien - oui c'est sûr - le contrôle social est aveu de faiblesse de la propagande aliénée qui ne sait plus comme être crédible - aussi bien c'est un miroir de notre société, et du piteux état dans lequel elle a été mise.

Et la question de fond reste encore et toujours la même, elle est psychologique. C'est le fait d'être jugé par des gens qui ont tous les droits et aucun compte à rendre, et qui eux reste bien évidemment parfaitement anonymes. Par une dictature aliénée composée des autres gens.

Finalement, en deux secondes, à une nuance près - qui est relative à la perception de nos propres jugements et comment ils sont fabriqués de façon autopoiétique - le camp de concentration devient un modèle de société.

D'ailleurs on peut demander aux « dirigeants » : êtes-vous pour ou contre les camps de concentration ? Est-ce que c'est bien un camp de concentration ? Aimez-vous les camps de concentration ? Pourquoi vous ne faites rien contre les camps de concentration, comme à Gaza par exemple ?

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