Le Hezbollah a annoncé avoir lancé une salve massive de roquettes contre plusieurs cibles israéliennes en réponse aux violations de la souveraineté libanaise par le régime de Tel-Aviv.
Mercredi 11 mars, le mouvement de résistance libanais a annoncé le lancement de son opération baptisée "Al-Asaf Al-Makoul" contre les territoires occupés.
Le mouvement de résistance libanais a déclaré que cette opération était menée en représailles aux attaques israéliennes contre des dizaines de villes et villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth.
Le mouvement a ajouté que ses combattants avaient tiré des roquettes sur des colonies de peuplement proches de la frontière libanaise, dont les habitants avaient été préalablement sommés d'évacuer.
L'avertissement visait les colonies situées à moins de cinq kilomètres de la frontière, précise le mouvement.
Les colonies ciblées ont été identifiées comme étant Kiryat Shmona et Nahariya.
Le Hezbollah a également fait état de contre-attaques contre des infrastructures militaires israéliennes dans le nord des territoires occupés : "Les combattants de la Résistance islamique ont ciblé la base de Misgav et l'entreprise militaire Yodifat, au nord-est de la ville occupée de Haïfa, avec des dizaines de roquettes."
Ces tirs de roquettes ont été décrits comme la plus massive salve effectuée par le Hezbollah depuis le déclenchent de la récente offensive israélienne.
Le nom de l'opération, Al-Asaf Al-Makoul, s'inspire d'une expression coranique désignant des tiges ou de la paille rongées et déchiquetées, ne laissant que des fragments. Dans son contexte coranique originel, cette expression évoque l'image d'une puissante force d'invasion réduite à néant.
Plus tôt dans le mois, le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, avait commenté une précédente riposte militaire du mouvement contre les territoires occupés par Israël, indiquant qu'elle faisait suite à plus d'un an de retenue et rappelant combien de fois le groupe avait mis en garde contre les limites de sa patience face à l'agression israélienne.
À l'époque, le cheikh Qassem avait déclaré : "Pendant un an et trois mois, les ennemis israélien et américain ont poursuivi leur agression. Nous avons respecté l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024 aux côtés de l'État libanais, néanmoins Israël n'en a respecté aucune clause."
En novembre 2024, le régime israélien et le mouvement ont conclu un accord de cessez-le-feu, qui obligeait Tel-Aviv de mettre fin à l'escalade meurtrière qui s'était intensifiée contre le Liban et qui avait déjà coûté la vie à des milliers de personnes.
