17/03/2026 francais.rt.com  3min #308045

 Tensions au détroit d'Ormuz : Washington presse ses alliés de déployer des navires de guerre

Détroit d'Ormuz : la France prête à participer à des escortes quand la situation sera redevenue « plus calme », selon Macron

© Thierry Monasse Source: Gettyimages.ru

Emmanuel Macron, le 12 février 2026 au château d'Alden Biesen en Belgique. [Photo d'illustration]

Lors d'un Conseil de défense ce 17 mars, le président français a réaffirmé la position de neutralité de son pays dans le conflit ouvert par les États-Unis et Israël en Iran. "La France n'a pas choisi cette guerre, nous ne sommes pas partie prenante", a déclaré Emmanuel Macron, affirmant que Paris adoptait une posture "purement défensive".

"La France n'a pas choisi cette guerre." En préambule d'un conseil de Défense, ce 17 mars, Emmanuel Macron a une nouvelle fois réitéré la ligne de Paris vis-à-vis de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Alors que le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte se trouve en Méditerranée orientale, la France observera une posture "purement défensive en protection" de ses ressortissants et "en soutien" de ses "alliés" dans la région, a précisé le président français.

"Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel", a-t-il assuré. "Par contre nous sommes convaincus qu'une fois la situation plus calme - à dessein ce terme est suffisamment large -, c'est-à-dire une fois que le cœur des bombardements aura cessé, nous sommes prêts avec d'autres nations à prendre la responsabilité", a poursuivi Macron, évoquant un "système d'escorte" et un "travail à la fois politique, technique".

Le 9 mars, depuis Chypre, Emmanuel Macron avait déclaré que la France se tenait prête à participer " dès que cela sera possible, après la sortie de la phase la plus chaude du conflit" à "une mission purement défensive" d'escorte de porte-conteneurs ainsi que de tankers afin "de de rouvrir progressivement le détroit d'Ormuz". Une  ligne réitérée deux jours plus tard, au sortir d'une réunion du G7.

"Je pense qu'il va nous aider", estime Trump

Ce rappel survient toutefois après l'appel lancé par Donald Trump, à "d'autres pays" afin de sécuriser le détroit d'Ormuz, de facto bloqué depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran. Un appel de Washington rejeté par différentes chancelleries occidentales.

"Je pense qu'il va nous aider", a néanmoins confié le président américain, interrogé le 16 mars par une journaliste sur une éventuelle "aide" française pour rouvrir le détroit. "Sur une échelle de 0 à 10, il a obtenu un 8. Pas parfait, certes, mais c'est la France: on ne s'attend pas à la perfection", s'est permis de railler Donald Trump.

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l'Iran, tuant dès le premier jour le Guide suprême de la Révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, et des dizaines de hauts responsables iraniens. Téhéran riposte en tirant des missiles et des drones vers l'État hébreu et des bases américaines dans la région.

Promettant un baril à "200 dollars", le Corps des gardiens de la révolution a menacé de s'en prendre à tout bâtiment qui tenterait de franchir le détroit d'Ormuz, tant que l'Iran serait sous les bombes américaines et israéliennes. La fermeture de ce point de passage par lequel transite le cinquième du pétrole mondial a provoqué une flambée sur le marché du pétrole, les cours du Brent et du WTI enregistrant des fluctuations records.

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