16/03/2026 3 articles francais.rt.com  3min #307891

 Iran: Larijani rejette les menaces de Trump concernant le détroit d'Hormuz

Tensions au détroit d'Ormuz : Washington presse ses alliés de déployer des navires de guerre

© Getty Images

Déploiement de la marine américaine. [Image d'illustration]

Washington appelle ses alliés - et invite également la Chine - à patrouiller dans le détroit d'Ormuz. Plusieurs pays, dont le Japon et l'Australie, refusent toutefois d'envoyer des navires militaires. Les frappes se poursuivent dans la région, accentuant l'incertitude sur les marchés énergétiques.

Au 17e jour de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, la question de la sécurité énergétique mondiale s'impose au centre des préoccupations diplomatiques. Le président américain Donald Trump exerce une pression croissante sur ses alliés, ainsi que sur la Chine, afin qu'ils participent à la patrouille dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Washington envisage de déployer des navires de guerre pour escorter les pétroliers dans le détroit et appelle d'autres puissances à contribuer à cet effort.

Des discussions entre Iraniens et Américains ?

Mais la réaction de plusieurs partenaires reste prudente. Le Japon, fortement dépendant du pétrole du Moyen-Orient, a indiqué ne pas envisager un tel déploiement, invoquant les contraintes de sa constitution pacifiste. L'Australie a également rejeté l'idée d'envoyer des bâtiments militaires dans la zone. De son côté, Téhéran a averti les pays susceptibles de répondre à l'appel américain que toute intervention risquerait d'aggraver l'escalade régionale.

Face aux tensions sur les marchés énergétiques, les États membres de l'Agence internationale de l'énergie ont décidé de libérer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, une mesure exceptionnelle destinée à stabiliser l'offre mondiale. Le Japon est devenu la première grande économie à puiser concrètement dans ses stocks, débloquant l'équivalent de quinze jours de consommation nationale afin d'anticiper un éventuel choc pétrolier.

Parallèlement, les opérations militaires se poursuivent dans la région. L'armée israélienne a annoncé de nouvelles frappes à grande échelle contre des infrastructures à Tehran, tout en menant des bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Les autorités iraniennes ont dénoncé un "écocide" après des attaques visant des dépôts de carburant dans la capitale, évoquant des risques de contamination durable des sols et des nappes phréatiques.

Malgré l'intensité des affrontements, Donald Trump affirme maintenir des discussions indirectes avec Téhéran, tout en estimant qu'un accord pour mettre fin au conflit n'est pas encore envisageable. Pendant ce temps, l'Iran poursuit ses frappes contre des bases et intérêts américains dans le Golfe, en réponse à l'utilisation de ces installations pour mener des attaques contre son territoire.

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