
Tandis qu'Israël en assassinant un possible "négociateur" marque sa volonté d'aller jusqu'à l'apocalypse ce qui est la marque des "guerriers par procuration" comme Netanyahou ou Zelensky, le "maitre du monde" de plus en plus erratique a perdu le sens de ses actes tel un héros shakespearien luttant contre un destin crépusculaire et accumulant les ruine chez ceux qui sont contraints de le suivre tout en s'effondrant comme l'OTAN... de plus en plus dangereux... la rencontre avec le président irlandais n'a pas donné lieu à un show aussi humiliant qu'avec Zelensky ou les président africain mais il a tout de même été une illustration de la manière dont l'empire s'égare dans l'illusion de sa propre puissance face à ceux qui ne sont plus des alliés mais d'ingrats vassaux... Un moment shakespearien avec un Macbeth qui voit s'écrouler ce qui est censé représenter l'arbitraire de son pouvoir et la cour qui l'entoure, ses généraux...il n'a pas tort sur un point, l'état de l'OTAN après cette épreuve de vérité devant la fragilité des bases de l'empire...
Danielle Bleitrach
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par La Jornada
Le président américain Donald Trump a déclaré hier que "grâce à nos grands succès militaires, nous n'avons plus besoin ni envie de l'aide des pays de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)", et a affirmé qu'ils avaient pris "une décision stupide" en ne soutenant pas les actions du Pentagone au Moyen-Orient.
"Nous n'avons plus besoin de l'aide des pays de l'OTAN, et nous ne la souhaitons pas ; nous n'en avons jamais eu besoin ! Il en va de même pour le Japon, l'Australie ou la Corée du Sud. En fait, en tant que président des États-Unis, le pays le plus puissant du monde, je n'ai besoin de l'aide de personne !", a affirmé le président dans une publication sur sa plateforme Truth Social.
Il a critiqué le refus de nombreux pays de l'alliance militaire d'apporter leur aide à Washington pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite des agressions conjointes américano-israéliennes qui ont débuté le 28 février.
"L'OTAN commet une grave erreur", a réaffirmé le président américain lors d'une conférence de presse, en recevant le Premier ministre irlandais Micheál Martin à la Maison-Blanche.
Interrogé par des journalistes sur la possibilité qu'il "craigne" que la guerre ne se transforme en "un autre Vietnam", le républicain a répondu : "Non, je n'ai pas peur. En fait, je n'ai peur de rien".
Par ailleurs, il a critiqué les politiciens irlandais qui ont rejeté son opération militaire contre la République islamique : "Ils ont de la chance que j'existe, c'est tout ce que je peux dire, car s'ils permettent à des pays malades et déments de posséder des armes nucléaires... ils devraient être très reconnaissants".
Tensions avec le Premier ministre irlandais
Lors de sa visite annuelle au Bureau ovale à l'occasion de la Saint-Patrick, Martin a exprimé son désaccord avec Trump sur plusieurs points, allant de la guerre contre l'Iran à l'immigration en passant par les relations avec le Premier ministre britannique.
Le Taoiseach, titre officiel du gouvernement irlandais, subissait des pressions politiques pour adopter une position ferme envers Trump. L'année dernière, Martin avait dû aborder les tensions commerciales avec le chef de la Maison-Blanche quelques jours seulement après l'affrontement notoire entre le président américain et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans le Bureau ovale.
Hier comme aujourd'hui, Martin a opté pour une approche polie mais ferme avec Trump, qui a réprimandé à plusieurs reprises les alliés des États-Unis pour avoir ignoré son appel à l'aide pour rouvrir le détroit.
"J'espère que nous pourrons trouver un terrain d'entente", a fait remarquer Martin lorsque Trump s'en est pris à l'OTAN.
Mais le républicain n'était pas satisfait. Il prit une inspiration, fit signe de se taire et répondit : "Je suis d'accord avec tout ce que vous dites, mais nous avons aidé l'Ukraine, et (les Européens) ne nous soutiennent pas en Iran, et tout le monde reconnaît que Téhéran ne peut pas posséder l'arme nucléaire", sous-entendu alors qu'il n'y a pas de risques.
En fait, on peut ajouter à la description de cette scène que les Européens sont doublement pris dans cette histoire : les États-Unis et cela a débuté avec Obama et madame Clinton qui y trouvait des intérêts personnels dans sa relation avec les oligarques locaux ont forcé la main aux Européens et les Français en particulier aux côtés des Allemands (il s'agissait alors de Hollande et de madame Merkel qui a reconnu l'affaire) pour une révolution de couleur à travers le maïdan pour mettre en place des gouvernement hostiles à la Russie et devenir de fait une créature de l'OTAN avec une influence directe (comme pour la Pologne) des États-Unis. Il a été créé un système de sanctions dont les Européens l'Allemagne a fait les frais et maintenant ils héritent de surcroit du soutien à l'Ukraine un gouffre et à qui ils doivent désormais fournir armements tout en assurant l'essentiel de leur propre défense. Non seulement avec la fermeture du détroit d'Ormuz mais l'ennemi que les États-Unis leur a fabriqué, la Russie profite d'une manière insolente de la fermeture de ce détroit.
D'après les calculs du Financial Times, la Russie engrangeait la semaine dernière jusqu'à 150 millions de dollars par jour de recettes budgétaires supplémentaires grâce à la flambée des prix. (Business Standard, citant le FT, 13 mars 2026) MISE À JOUR : Ce chiffre a considérablement augmenté depuis, le prix ayant dépassé les 108 dollars aujourd'hui. Au cours des douze premiers jours du conflit, Moscou a perçu entre 1,3 et 1,9 milliard de dollars de recettes fiscales sur les exportations de pétrole. Si le prix de l'Oural se situe en moyenne entre 70 et 80 dollars ce mois-ci, la Russie percevra entre 3,3 et 4,9 milliards de dollars supplémentaires pour le seul mois de mars. Chaque hausse de 10 dollars du prix mensuel du pétrole génère environ 2,8 milliards de dollars de recettes supplémentaires pour les exportateurs russes, dont environ 1,63 milliard reviennent à l'État sous forme de taxes. Le ministère des Finances a déjà suspendu les opérations courantes sur les marchés des changes et de l'or dans l'attente d'une révision du prix de base du barème budgétaire - une confirmation technique que les recettes dépassent désormais les objectifs fixés. (Pravda News, 13 mars 2026)
Cet avantage structurel est inaliénable. Le pétrole brut russe parvient à l'Inde et à la Chine par des voies totalement indépendantes du détroit d'Ormuz : les routes maritimes de l'Arctique, les terminaux de la mer Noire et de la mer Baltique, et l'oléoduc ESPO qui alimente directement les raffineries chinoises. Lorsque les approvisionnements du Golfe ont disparu, les approvisionnements russes sont devenus irremplaçables.
La Russie dispose également d'un levier de production qu'elle n'a pas encore actionné. Sa production actuelle se situe entre 9,2 et 10 millions de barils par jour, conformément aux contraintes de l'OPEP+, soit environ 300 000 barils par jour de moins que son quota. Moscou se prépare déjà à réactiver cette capacité inutilisée et à la dépasser, pour atteindre une production supplémentaire de 400 000 barils par jour. Les projections officielles du ministère de l'Énergie pour 2026 s'établissent à 525 millions de tonnes, soit environ 10,54 millions de barils par jour. La stratégie énergétique à long terme vise une production de 10,8 millions de barils par jour pendant deux décennies, privilégiant délibérément les gisements de l'Arctique et de Sibérie orientale, dont la logistique est, par nature, indépendante du détroit d'Ormuz.
Et toujours sur des prétextes reconnus fabriqués de toutes pièces les États-Unis exigent que l'UE participe à ce nouveau conflit qui sur bien des aspects s'exerce également à leur dépends plus encore qu'à celui de la Chine apparemment visée. L'Inde, les alliés asiatiques en particulier le Japon en reçoivent les retombées négatives comme d'ailleurs les pays du Moyen Orient qui ont accueilli des bases qui devaient leur assurer la tranquillité alors que c'est le contraire qui se passe seul Israël est le véritable allié. À Chacun Trump tient le même discours ce détroit est nécessaire à votre sécurité pas à la nôtre, l'Iran n'a pas les moyens de nous menacer dont tout cela regarde les utilisateurs principaux...
Parce que là nous touchons le problème central des dirigeants US après leur inquiétude face aux performances chinoises, le poids de la dette qui ne cesse de croître malgré les promesses de ce président.
source : La Jornada via Histoire et société