25/03/2026 mondialisation.ca  17min #308804

 Cuba dénonce le «chantage» des États-Unis après la menace d'un blocus pétrolier

Cuba : Menace sur la souveraineté de l'île et tentative de déstabilisation Us

Par  Catherine Roman

Le gouvernement cubain a officiellement lancé des pourparlers avec les Etats-Unis en ce début 2026 afin d'identifier les problèmes bilatéraux qui nécessitent une solution, pourparlers sous condition d'une base d'égalité.

Donald Trump et son entourage sous couvert de menaces, embargo et blocus pétrolier a affirmé fin février 2026 envisager « une prise de contrôle pacifique » de Cuba en remplaçant le Président actuel de l'île, Miguel Diaz-Canel, qu'ils accusent d'avoir ruiné l'économie et le considèrent incapable de superviser les changements politiques et économiques. Cette analyse semble paradoxale compte tenu que ce sont les Etats-Unis qui freinent la croissance et le bien-être de Cuba via notamment un embargo de près de 65 ans, un des plus long de l'histoire. Cet embargo illégale a été depuis des décennies rejeté par l'ONU. Washington a annoncé également de prévoir de laisser la famille Castro résider sur l'île.

Cette décision est-elle liée aux négociations secrètes menées par certains membres de la famille avec la CIA et les autorités étasuniennes, trahissant de surcroît l'héritage politique et économique de Fidel Castro ? Depuis 2021, on note une recrudescence des activités de la CIA visant un changement de régime de façon non démocratique sur l'île à coups de financement d'opposants anticastristes et potentiellement de proches du régime. Ces opérations subversives se sont heurtées jusqu'à présent à la résilience du peuple cubain.

I - Cuba, un petit paradis des Caraïbes, source de convoitise

Cuba allie histoire, plages dorées de sable fin, mer turquoise sous un soleil généreux, terres extrêmement fertiles, systèmes éducatif / médical de pointe et position géographique stratégique (proche des Etats-Unis et des îles anglo-saxonnes caraïbéennes).

Chargée d'histoire, fondée par les Espagnols en 1519, La Havane (notamment son vieux quartier La Habana Vieja) appartient au patrimoine de l'humanité (UNESCO) avec son architecture typique conjuguant, entre autres, places à colonnades, églises baroques et maisons coloniales.

A deux heures de route de La Havane, Varadero et ses hôtels cinq étoiles qui s'alignent le long d'une magnifique plage de sable fin bordant une mer translucide combinée avec un climat tropical. Le tourisme de l'île est une source significative de devises.

Les terres agricoles cubaines sont, quant à elles, extrêmement fertiles naturellement et sont sous-exploitées faute de main d'œuvre, les Cubains fortement diplômés n'aspirent pas à une vie rurale. Pour y remédier, un programme d'attribution de terres en friche à des petits propriétaires a été lancé à partir de 2008. La modalité de l'octroi est en usufruit et non en propriété. A ce jour, Cuba est encore très dépendante d'importations de nourriture.

Le sous-sol cubain renferme de plus des matières premières comme le nickel et le cobalt, deux minéraux stratégiques.

Les bâtiments anciens de l'île et le tourisme souffrent toutefois du manque d'investissements lié aux sanctions US qui visent Cuba depuis des décennies. Les jeunes diplômés hautement qualifiés grâce un système éducatif de premier ordre abordable rêvent en grande partie d'une vie meilleure (hors embargo et blocus) ne réalisant pas forcément les acquis sociaux que l'île leur procurent (plus de 80 % des Cubains de l'île sont nés après le début de l'embargo).

En regardant une carte géographique, on note également l'exceptionnelle situation géographique de l'île communiste de 9,6 millions d'habitants qui n'est distante, entre autres, des Etats-Unis (côtes de Floride) que de 150 Km.

II - Menaces, embargo US et blocus pétrolier

Les Etats-Unis exercent depuis des décennies une pression économique et politique sur l'île. Fin 2025, sur une base annuelle, les pertes totales dues à l'embargo sont estimées à 7,5 milliards de dollars, soit 7 % du PIB. Depuis 2020, plus d'un million de personnes auraient quitté l'île, surtout des jeunes. Cela représente environ 10% de la population.

Cette pression sous le gouvernement actuel de Donald Trump s'est énormément renforcée visant officiellement une prise de contrôle de l'île et le renversement de son gouvernement. La menace se précise avec des déclarations récentes de Washington qui dit que l'île communiste « vivait ses derniers moments » suite aux propos tenus lors du sommet « Bouclier des Amériques » en Floride du locataire de la Maison Blanche affirmant « Je vais m'occuper de Cuba ».

La violation des eaux territoriales

Le 25 février 2026, un hors-bord en provenance de Floride a tenté de pénétrer dans les eaux territoriales cubaines avec une cargaison d'armes. Les garde-frontières cubains ont déjoué l'opération qui avait pour objectif de s'infiltrer dans le pays, de créer des désordres publics, d'exécuter des actes de violence et d'attaquer des unités militaires ce qui pourrait s'apparenter à du terrorisme en provenance de l'étranger.

Les outils numériques

Depuis février 2026, on note une vague d'appels à la violence et à la désobéissance civile contre Cuba sur les plateformes numériques (Facebook, Instagram et WhatsApp notamment) provenant pour la plupart de profils situés hors de Cuba. Loin d'être spontanées, les publications analysées s'inscrivent dans un répertoire technique et répétitif : manipulation de l'opinion, rumeurs synchronisées, pics d'interaction artificiels et micro-segmentation visant à produire un impact émotionnel plutôt qu'une organisation politique. Ces contenus ne doivent pas être surmédiatiser et visent à éroder la confiance, d'induire une anxiété collective et de préparer le terrain à des récits d'effondrement qui légitimeraient les pressions diplomatiques ou les interventions extérieures.

L'embargo

Le 3 février 1962, l'embargo américain contre Cuba, était décrété. Ce régime de sanctions unilatérales, l'un des plus longs au monde, empoisonne les relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis ainsi que la vie des Cubains. Il y a plus de 60 ans, John Fitzgerald Kennedy, président des États-Unis, annonçait l'interdiction des exportations et importations, des sanctions totales contre la petite île des Caraïbes qui venait de mettre fin au régime pro-US du dictateur Batista. Au nom de la « lutte contre le communisme » d'abord, puis de « la défense des droits de l'homme », cet embargo a perduré jusqu'à aujourd'hui. Pour la 33ème année consécutive, l'ONU a approuvé le 29 octobre 2025, à une très large majorité, une résolution condamnant le blocus US contre Cuba (165 pays ont voté pour, 7 contre et 12 se sont abstenus).

Le blocus pétrolier

Le pétrole vénézuélien, qui est soumis à un blocus décidé fin décembre 2025 par Donald Trump, fournissait auparavant jusqu'à 40 % des besoins énergétiques de l'île castriste. Ce blocus illégale se combine avec le blocus énergétique à Cuba appliqué par Washington depuis janvier 2026.

Ces dispositifs néfastes sont énormément ressentis à Cuba qui doit faire face à de sévères pénuries énergétiques et à ses répercussions dans la vie quotidienne des habitants générant des troubles circonscrits mais attisés et amplifiés par des puissances occidentales notamment via internet. Washington a particulièrement visé les livraisons de pétrole à Cuba qui, de façon générale, ne sont autorisées qu'au secteur privé ceci entraînant des coupures massives de courant électrique, bloquant les moyens de transport, asphyxiant l'économie et entravant sciemment le fonctionnement des hôpitaux et des circuits alimentaires.

III - Négociations avec les autorités étasuniennes

Marco Rubio, le secrétaire d'Etat US qui est lui-même fils d'émigrés cubains, mènent les pourparlers avec La Havane depuis un mois environ. Ses interlocuteurs cubains sont de haut niveau allant du général de l'armée (chef historique de la Révolution) et du Président cubain, Miguel Diaz-Canel, en concertation avec les plus hautes instances du parti, de l'Etat et du gouvernement.

La famille de l'ancien président Raul Castro, frère du défunt Fidel Castro, est également associée à cette négociation notamment Rodriguez Castro, petit fils de Raul Castro. Rodriguez Castro n'a pas de fonctions officielles actuellement mais est considéré comme une figure influente dans certains milieux sur l'île et tenterait de court-circuiter le gouvernement cubain et à ce titre à rencontrer Marco Rubio.

Autre figure de la famille Castro en discussion avec les Etats-Unis, selon le quotidien espagnol « ABC », le colonel Alejandro Castro Espin, le fils de Raul Castro et neveu de Fidel Castro, guère apprécié dans la communauté cubaine semble-t-il, qui serait en négociation avec des agents de CIA via la médiation du Mexique qui aurait organisé des rencontres au début de l'année 2026 à Mexico. Les relations entre Alejandro Castro Espin et la CIA ne seraient pas récentes et des contacts avec des réunions secrètes remonteraient à début 2024.

Les autres membres du cercle restreint proche de Raul Castro (94 ans) ont été approchées par Washington : Mariela Castro et Deborah Castro Espin tout comme des différents officiels du conglomérat militaire GAESA (Grupo de Administracion Empresarial S.A.) créé par Raul Castro qui contrôle 40 % de l'économie nationale et 95% des transactions en devises du pays avec des revenus totaux supérieurs à 3,2 fois aux revenus annuels du Budget de l'Etat. On notera que les intérêts de la famille Castro au sein de GAESA (hôtels, banques, logistique, commerce) sont protégés par Rodriguez Castro.

Dans ce cadre, les négociations secrètes qui ont eu lieu visant à maintenir la présence de la famille Castro sur l'île a une portée économique personnelle non négligeable.

Mais comme l'a souligné plus tôt le représentant permanent de la république caribéenne auprès de l'ONU, Ernesto Soberon Guzman, la destitution du président cubain Miguel Diaz-Canel et un changement de régime politique à Cuba pour apaiser les États-Unis sont totalement exclus et ne sauraient être négociés. « Une prise de contrôle amicale, un changement de régime, la destitution du président sont totalement exclus de tout dialogue«, a-t-il déclaré à l'agence Bloomberg.

Comme l'a rapporté Miguel Diaz-Canel le 13 mars, La Havane et Washington ont mené des négociations qui « visent à trouver des solutions par le dialogue aux divergences bilatérales«. Le chef de l'État a énuméré comme objectifs du dialogue l'identification de problèmes nécessitant des solutions et la recherche de solutions appropriées, ainsi que « la détermination de la volonté des deux parties d'entreprendre des actions concrètes pour le bien des peuples des deux pays » et « l'identification des domaines de coopération pour faire face aux menaces et garantir la sécurité et la paix«.

Cuba a exprimé sa volonté de mener ce processus sur la base de l'égalité et du respect des systèmes politiques des deux États, de la souveraineté et de l'autodétermination du gouvernement de La Havane, a ajouté Miguel Diaz-Canel.

IV - Conséquences potentielles sur les autorités et le peuple cubain

L'opposition cubaine majoritairement soutenue par la CIA parle de patriotisme, de justice, de liberté, de retour à la dignité perdue et d'éradiquer les vestiges du communisme mais quel avenir attendrait les Cubains en cas de soumission au diktat de Washington ? Vont-ils partager l'idéal de « justice » et des « droits de l'homme » appliqués par les Etats-Unis à Guantanamo ?

Quelques éléments de réflexion émergent au regard des pratiques étasuniennes à l'étranger:

Les organismes génétiquement modifiés (OGMs) ? 

Cuba cultive des plantes médicinales très intéressantes qui sont « bio ». Il ne serait pas surprenant que les USA cherchent à implanter sur l'île des plantes et semences OGMs à l'instar de ce qu'ils pratiquent dans d'autres pays, OGMs qui contamineraient de façon irrémédiable les cultures et la végétation locales.

Lieu de dépravation US ?

Cuba devrait méditer le sort réservé à l'île voisine, la République Dominicaine, qui est la villégiature des Etasuniens à revenus moyens et qui y séjournent, entre autres, pour le tourisme sexuel (prostitution élevée aussi bien féminine que masculine pour hétérosexuels). Cette tendance ne s'est certainement pas améliorée au regard des pratiques occidentales révélées par le scandale Epstein et de ses acolytes.

Cuba devrait également se souvenir de son statut de « bordel et salle de jeux US » avant la révolution castriste.

A ce titre, son futur semblerait tout tracéavec Donald Trump qui rêve de soumettre en esclavage toute l'Amérique latine avec sa doctrine

Une riviera étasunienne ?

Les citoyens cubains ne sont pas riches et seraient tentés de vendre peu chers leur propriété et autres biens fonciers contre une poignée de dollars US (qui ne valent que le papier sur lesquels ils sont imprimés). Très vite, l'île n'appartiendrait plus aux natifs cubains et une riviera verrait le jour avec des investissements de Donald Trump, de sa famille et de ses alliés tout comme il compte le faire pour Gaza. Les prix grimperaient en flèche maximisant leurs profits et chassant les Cubains à l'intérieur de l'Ile.

Les tractations actuelles si le gouvernement cubain n'est pas vigilant risquent de renvoyer l'île à son statut de soumission d'avant la révolution castriste et serait une négation de tout ce pourquoi le peuple cubain a versé son sang. Ce serait une trahison de tous les principes castristes et de ses avantages sociaux.

V - Défense nationale et internationale de la souveraineté cubaine

Défendre le droit de Cuba à décider par elle-même de son avenir, c'est défendre le droit international, c'est défendre la liberté pour les navires de circuler en sécurité sur les océans en période de paix, c'est défendre la coopération internationale entre peuples égaux et souverains, c'est permettre auxdits peuples de choisir par eux-mêmes leur mode de développement.

Le peuple cubain a enduré plus d'un demi-siècle d'embargo, d'isolement, d'asphyxie économique. Il a subi de nombreuses épreuves, mais aussi bâti une société qui privilégie le bien-être collectif, l'entraide et la solidarité internationale. Un embargo qui affame un peuple est injustifiable ; un blocus qui criminalise l'aide humanitaire doit être mondialement condamné. Cuba a besoin de justice et de liberté face aux sanctions qui engendrent des souffrances et bafouent les droits humains.

Face aux coupures de courant incessantes, les familles se tournent vers le bois et le charbon pour cuisiner. Les mesures d'urgence imposent la semaine de travail de quatre jours, la réduction des transports interprovinciaux, la fermeture des principaux sites touristiques, des journées scolaires plus courtes et une présence réduite dans les universités. Malgré ces restrictions, la vie à Cuba continue face à une menace persistante de « révolution colorée » qui date depuis 1991 (fin du rideau de fer et de l'URSS). Le vice premier ministre cubain, Oscar Perez Oliva Faga, a répondu à cet égard que la situation actuelle est « une opportunité et un défi que nous sommes convaincus de relever. Nous n'allons pas nous effondrer ».

L'interventionnisme brutal de Donald Trump est vu comme une volonté du locataire de la Maison Blanche de gagner des voix pour les prochaines élections automnales US de mi-mandat. Mais comme l'a mentionné le Président cubain, Miguel Diaz-Canel, mi-mars 2026 tout agresseur se heurtera à une résistance de l'île. « Les États-Unis menacent presque quotidiennement Cuba de renverser par la force son ordre constitutionnel. Ils ont l'intention et annoncent des plans pour s'emparer du pays, de ses ressources, de ses biens et même de son économie, qu'ils cherchent à étouffer et à soumettre », a-t-il écrit sur X. « C'est la seule façon d'expliquer la guerre économique acharnée menée en guise de punition collective contre tout un peuple«, a souligné le président. « Face au pire scénario, Cuba a une certitude: tout agresseur étranger se heurtera à une résistance insurmontable«, a-t-il insisté.

Au regard de ce qui a été énoncé ci-dessus, des pays ont décidé de réagir notamment la Russie, la Chine, le Mexique, le Chili et le Brésil. La Russie, la Chine et le Mexique apportent notamment un soutien significatif politique, économique, humanitaire, énergétique, militaire et matériel ne se comptant pas, comme il est souvent observé sur la scène internationale, de simples déclarations de solidarité. Ces positions d'opposition aux fins de Donald Trump ont suscité une vague de déclarations hostiles de la part du locataire de la Maison Blanche instrumentalisant sa rhétorique de lutte contre les cartels de la drogue en Amérique latine que ce soit à travers d'accusations contre le Mexique, le Brésil ou contre la Colombie.

Réaction de la Russie

La Russie au regard des liens historiques et durables avec Cuba (en 2014, la Russie a annulé environ 90 % de la dette cubaine de l'ère soviétique, soit 32 milliards de dollars US) a dénoncé les pressions économiques et militaires des Etats-Unis à l'encontre de l'île et apporte un soutien politique, matériel et financier à La Havane.

La Russie est en contact avec Cuba et discute des options possibles pour aider le pays dans les conditions du blocus américain, comme l'a annoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Moscou envoie notamment d'importants approvisionnements en pétrole et en carburant par voie maritime.

Réaction de la Chine

Face à la pénurie d'électricité, Xi Jinping a annoncé mi-février 2026, entre autres, l'installation de panneaux solaires sur l'île. La Chine prévoie également une aide financière à Cuba ainsi qu'une assistance dans le domaine de l'alimentation. La Chine s'est positionnée comme partenaire stratégique majeur (Cuba est un partenaire de « l'Initiative la Ceinture et la Route ») et a décidé d'octroyer une aide financière de 80 millions de dollars US et de faire don de 60 000 tonnes de riz en urgence à l'île qui s'ajoutent aux dons précédents de lampes solaires, de matériel de toiture, de matelas et de groupes électrogènes. Cuba est également en train de rejoindre le système de paiement CIPS de la Chine et utilise de plus en plus le yuan dans ses échanges commerciaux. La Chine lui apporte également son soutien, entre autres, dans les domaines de la biopharmacie (transferts de technologie pour la production de l'aspirine), de la transformation numérique, de l'exploitation minière, de l'exploration pétrolière, de la relance de l'industrie sucrière.

Réaction du Mexique

Le gouvernement mexicain a envoyé à Cuba, entre autres, deux bateaux transportant 800 tonnes d'aliments dont du lait, de la viande, des biscuits, des haricots, du riz, du thon, des sardines, de l'huile végétale ainsi que des articles d'hygiène personnelle tout en affirmant que « Cuba et le Mexique sont des nations sœurs, héritières d'une longue histoire de solidarité que nous honorons aujourd'hui ».

La Présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a également tracé une ligne rouge, déclarant que La Havane est l'épine dorsale d'une nouvelle alliance et que sa défense est une question de sécurité nationale pour le Mexique. La doctrine Shienbaum pour les Caraïbes est le contrepoids direct à la doctrine US Monroe revisitée par Donald Trump qui justifie l'intervention étasunienne en Amérique Latine. Le Mexique et Cuba viennent, dans ce cadre, de signer un accord de coopération stratégique visant à donner la priorité à la souveraineté nationale et à l'autodétermination au-delà de l'opportunité économique. Le Mexique aurait décidé qu'il préférait avoir un allié stable et prévisible sur son flanc est, plutôt qu'un Etat défaillant ou une base de puissance hostile à seulement 90 miles de ses côtes touristiques et pétrolières les plus importantes.

Réaction du Chili

Pour le Chili, l'apport monétaire sera privilégié face à « la situation dramatique à Cuba » selon le chancelier chilien, Alberto van Klaveren.

Réaction du Brésil

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a déclaré que « le peuple cubain est victime d'un massacre de spéculation des Etats-Unis » et il a appelé à chercher une voix pour l'aider notamment via Petrobas (pétrole brut ou raffiné).

Conclusion

En conclusion, à ce jour, la population insulaire cubaine soutient le gouvernement de Miguel Diaz-Canel malgré les tentatives nombreuses de déstabilisation des administrations successives US, c'est ça aussi la démocratie. Donald Trump n'a pas exclu, après l'attaque de l'Iran, de lancer une opération militaire contre Cuba si l'île lui résiste. Combien de temps, la communauté internationale va-t-elle supporter les caprices du résident de la Maison Blanche et les rêves de vengeance de Marco Rubio ? Le 20 mars 2026, Donald Trump a refusé de dévoiler ses plans concernant Cuba.

Défendre la souveraineté cubaine, c'est défendre la paix mondiale, la coopération internationale et la souveraineté de tous les peuples. En s'arrogeant le droit de dicter qui peut commercer avec qui, les Etats-Unis revendiquent un pouvoir extraterritorial qui s'étend bien au-delà de Cuba.

Catherine Roman

Principales sources : 

Claude Fouquet, TASS, France Soir (Anne Philippe), Le Figaro, Katrien Demuynck, Réseau International (2MSYNERGY GROUP, Marie-Ange Patrizio, Cubadebate via Bolivar Infos, Le Panafricain via Chine beyond the Wall, Radio Habana Cuba via Bolivar Infos, Andrea Macigliano, Electo Magazine via Euro-Synergies, Resumen Latinoamericano via Bolivar Infos, Larry Johnson, Son of the New American Revolution via Spirit of Free Speech, Danielle Bleitrach, Michael Smith, Counterpunch via Histoire et société, Radio Rebelde, Carlos E.Gonzalez Castro, Prensa Latina, Hernando Calvo Ospina, Hector Lemieux), Les Echos (Claude Fouquet, Alexandre Rousset), Redaccion de CiberCuba, James Rodriguez, Daniel Trotta, Redaccion de CubaNOW, Camilo Loret De Mola, Juan Juan Almeida, Periodico Cubano

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

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