30/01/2026 francais.rt.com  3min #303354

Cuba dénonce le «chantage» des États-Unis après la menace d'un blocus pétrolier

Source: Gettyimages.ru

Vue de La Havane. [Photo d'illustration]

Invoquant une «menace» présumée pour sa sécurité nationale, la Maison Blanche a proclamé «l'état d'urgence» à propos de Cuba. Cette décision ouvre la voie à des droits de douane punitifs contre les partenaires commerciaux de l'île, une mesure qualifiée d'«agression brutale» par La Havane, qui dénonce une politique de coercition et de chantage.

Cuba a fermement condamné les tentatives de Washington d'imposer un blocus pétrolier contre l'île. Sur X, le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla,  a accusé l'administration américaine de chercher à présenter Cuba comme une menace, « ce qu'elle n'est pas », et de recourir au « chantage et à la coercition » pour forcer d'autres pays à soutenir l'embargo, sous la menace de sanctions douanières. Une démarche qui, selon lui, « constitue une violation de toutes les règles du libre-échange ».

Le chef de la diplomatie cubaine affirme que « la seule menace » pour la paix, la sécurité et la stabilité régionales est celle des États-Unis, qui tentent de soumettre les pays de la région « à leur diktat », les dépouiller de leurs ressources et porter atteinte à leur souveraineté. Il a dénoncé une « agression brutale » contre un peuple soumis depuis plus de 65 ans à « l'embargo économique le plus long et le plus cruel jamais imposé à un pays ».

« État d'urgence » justifié par une présumée menace cubaine

La réaction de La Havane fait suite à la déclaration par Washington d'un « état d'urgence » fondé sur une supposée menace cubaine à la sécurité nationale américaine. L e décret autorise l'imposition de droits de douane supplémentaires à tout pays fournissant directement ou indirectement du pétrole à Cuba.

Le texte accuse les autorités cubaines d'avoir pris des « mesures extraordinaires » nuisibles aux intérêts américains et de coopérer avec des États et des groupes considérés comme « hostiles », notamment la Russie, la Chine, l'Iran, ainsi que le Hamas et le Hezbollah.

Cette escalade s'inscrit dans un contexte de pressions accrues de l'administration américaine, qui évoque régulièrement un effondrement imminent du pouvoir cubain et affiche son souhait d'un changement de gouvernement sur l'île. Le ton s'est encore durci après l' opération militaire menée au Venezuela, au cours de laquelle les forces américaines ont enlevé le président Nicolás Maduro et son épouse.

Commentant la situation, le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia, a estimé que les États-Unis ne pourraient pas reproduire à Cuba le scénario vénézuélien, jugeant la posture de Washington essentiellement rhétorique et avertissant que l'île ne serait pas une « petite promenade ».

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