Dystopie allemande
• Elena Fritz revient sur l'affaire du sabotage du 'NordStream', qui fit grands bruit et grand plouf à l'époque. • La vérité de la servilité allemande pour l'empire en cours d'effondrement nous est présentée, nue comme le roi.____________________
07 mai 2026 (19H00) - La photo que le site 'euro-synergies.hautetfort.com' a placé en tête de sa reprise en français en date du 6 mai 2026 d'un article d'Elena Fritz sur son fil 'Telegram' (' globalaffairs by elena', le 4 mai 2026 pour l'original allemand) est en soi toute une histoire, celle que rapporte Fritz dans son commentaire d'un article du 'Neue Zürcher Zeitung' (NZZ). La photo montre un immense (par la taille) Merz regardant avec une fidèle tendresse un minuscule Zelenski, la tête levée jusqu'à menacer l'élancement superbe de son cou pourtant bien assuré, transmettant à l'"immense Merz" ses dernières consignes pour l'exercice de la fidélité du soutien allemand.
Ainsi Elena décrypte-t-elle dans NZZ le soutien effectivement fidèle que Friedrich Merz, occupant la position du médiocre Sholtz, apporte à l'Ukraine contre toute la logique des intérêts allemands. Nous sommes bien peu instruits de la langue germanique mais cette traduction, via 'Google Traduction', du titre original de l'article nous paraît parfaitement approprié, et à la photo, et au texte d'Elena Fritz :
"Deutschland kuscht vor Kiew - und Nord Stream wird zum Testfall deutscher Staatlichkeit.""L'Allemagne s'incline devant Kiev - et Nord Stream devient un cas d'école pour la souveraineté allemande."
Le facteur le plus remarquable de ce commentaire, qui ne fait que confirmer ce qui constituait un doute évident pour tout esprit indépendant (voir la jubilation de Victoria Nuland proclamant devant le Congrès la nouvelle de la pulvérisation de NordStreau pendant que le fidèle Polonais Sikorski tweetait : " Thank you, America"), c'est l'observation de cette autre évidence que bien peu ont à l'esprit :
"Cela crée une forme dangereuse de désarmement politique vis-à-vis de l'extérieur. L'Allemagne doit devenir plus forte militairement, mais ne pas déployer de stratégie. Elle doit payer, livrer, produire et assumer des risques, tandis que la ligne de conduite reste définie outre-atlantique."
... Cela, au moment où le producteur universel de "lignes de conduite", à Washington D.C., nous offre le spectacle de l'effondrement d'un empire conduit par un fou enfermé dans sa ' Fantasy' Epsteinienne, comme s'il conduisait avec autorité son paquebot cap joyeusement droit sur un iceberg. Chacun sait que lorsqu'un empire s'effondre sous les acclamations du fou qui le dirige, les "lignes de conduite" se brouillent jusqu'à se nouer en un nœud gordien qu'aucun glaive n'est plus capable de trancher.
Le 'Titanic' coule et, fidèlement, ses divers escorteurs équipés des systèmes de missiles AEGIS font de même, également fidèlement pour leur compte. Ainsi est-ce une chaîne sans fin de fidélités des uns par rapport aux autres jusqu'à ce que le glacial océan, semé d'icebergs, se referme et ficelle le tout.