
Dans mon précédent article "Fin de l'ivresse trumpiste", en forme d'auto-critique, j'ai résumé ce qu'on peut dire du personnage Trump, et que je me reproche de ne pas avoir vu il y a dix ans :
- Trump est un marchand et un spéculateur, doublé d'un acteur, d'esprit bassement mercantile, sans pensée politique.
- Loin d'être un winner et un homme libre, c'est un loser et un vendu : sa réputation de réussite et d'indépendance financière est un pur mensonge.
- Trump ment de manière outrancière, systématique et répétitive, sur tout. Le mensonge est sa règle de vie, et a été sa méthode pour se faire élire.
- Trump est un délinquant sexuel comme son ami Jeffrey Epstein, pris à son propre piège par ses promesses électorales de déclassification.
En définitive, Trump semble être un narcissique mégalomane, soit le profil idéal pour ses sponsors: toujours à vendre, dénué de toute inhibition morale, et manipulable par la flatterie.
Le personnage en qui nous avons cru n'était qu'une image, une fiction fabriquée par une puissante machine de propagande. On nous a vendu non seulement un personnage, mais un scénario, dans lequel ce personnage allait sauver le monde de l'empire du mal. L'acteur était mauvais, mais la promotion était très professionnelle, et nous avions tellement envie d'y croire. La déception est immense dans le camp MAGA authentique (c'est-à-dire à l'exception des sionistes). Comme le souligne Thomas Massie, aucune promesse n'a été tenue. Même le remboursement de la chirurgie transgenre pour les mineurs a été maintenu.
Il y a des leçons importantes à tirer de cette gigantesque imposture, pour tous ceux qui, comme moi, s'y sont fait prendre.
L'État profond, un concept superficiel
Nous avons cru au personnage Trump, parce que des imbéciles ou des escrocs comme Alexis Cossette nous ont fait croire qu'il y avait derrière lui un réseau vertueux et secret de patriotes prêts à déclencher "l'orage" (the storm), à "nettoyer le marais", à envoyer les pédo-satanistes en prison, et à faire éclater la vérité sur tout et n'importe quoi. Ce réseau n'a pas plus de réalité que le Père Noël.
Pour nous y faire croire, il fallait faire mousser le mythe antagoniste de l'État profond, dépeint comme le réseaux mafieux et secret des globalistes conspirant à nous asservir dans leur "Nouvel Ordre Mondial". Notre imaginaire du pouvoir américain était ainsi polarisé entre deux entités souterraines et invisibles : l'État profond (Deep State) et ce qu'Alexandre Douguine, qui reste en partie prisonnier de ce schéma, a récemment appelé "l'État plus profond" ( the Deeper State).
L'État profond est un concept qui a une certaine utilité comme métaphore générale des mécanismes du pouvoir dans les démocraties libérales, mais en tant qu'entité réelle, il reste à jamais insaisissable. Il est comme l'inconscient freudien, qu'on ne voit que lorsqu'il remontre à la conscience. Je ne dis pas que l'État profond n'existe pas, je dis que c'est un concept si flou qu'il se prête à toutes les définitions et à toutes les manipulations.
La CIA existe, ainsi qu'une douzaine d'autres agences de renseignement. Le Pentagone, le Conseil de sécurité nationale existent, tout comme la NASA, et toutes ces entités travaillent dans le secret, donc dans les profondeurs obscures.
Il y a aussi les cercles semi-confidentiels de réflexion stratégique comme le Council on Foreign Relation, qui élaborent les grandes lignes de la stratégie américaine, dans une relative discrétion. Il y a des cercles plus informels, comme le Bohemian Club, où les élites refont le monde en sirotant des cocktails.
Ce qui existe encore, ce sont les lobbys et les réseaux de financements des campagnes électorales, dont le job consiste à acheter des promesses et obtenir assez de garanties pour qu'elles soient tenues.
Au-delà de ces cercles assez bien identifiables, il y a des réseaux plus mafieux qui exercent, dans les coulisses du pouvoir, des pressions, du chantage et de la corruption, afin de contrôler les politiques de l'État.
Tous ces pouvoirs sont plus ou moins profonds, mais ne forment certainement pas une organisation ou un organisme. Ce n'est pas une pieuvre, mais plutôt un panier de crabes et de homards. Parlons donc plutôt de "pouvoirs profonds" au pluriel : ce sera déjà une représentation plus réaliste.
Et ce qui est sûr, c'est qu'aucun pouvoir n'est plus puissant que le réseau sioniste. C'est pourquoi si l'on insiste pour considérer qu'il existe un État profond, alors sa définition la plus réaliste et la plus précise serait : Israël. Et l'on comprend alors que l'État profond a été un chiffon rouge agité pour nous exciter et dévier notre combat du véritable pouvoir profond qui dirige la politique étrangère et militaire des États-Unis.
Considérons par exemple comment a été prise, en février dernier, la décision de bombarder l'Iran. C'est expliqué de manière convaincante par le New York Times dans un article du 7 avril : "Comment Trump a entraîné les États-Unis dans la guerre avec l'Iran". Le 11 février s'est tenue dans la Situation Room de la Maison Blanche (une salle de crise équipée de matériel de communication sécurisé, gérée par le Conseil de sécurité nationale) une réunion à laquelle a participé Benjamin Netanyahou, assisté d'officiers du renseignement israélien. Devant un écran où apparaissaient le directeur du Mossad David Barnea ainsi que des responsables militaires israéliens, Netanyahou a présenté ses arguments pour bombarder l'Iran, démontrant par a+b, à l'aide d'un PowerPoint, que cela ferait tomber le régime iranien, et règlerait donc d'un seul coup tous les problèmes au Moyen Orient, tout en faisant de Trump le plus grand homme de l'histoire.
Face à lui étaient assis le président Trump, le secrétaire à la Guerre Peter Hegseth, le chef d'état-major Dan Caine, le secrétaire d'État Marco Rubio, le directeur de la CIA John Ratcliff, la cheffe de cabinet Susie Wiles, ainsi que Jared Kushner et Steve Witkoff, négociateurs officieux. À l'issue de la présentation de Netanyahou, Trump a hoché la tête en disant : "It sounds good to me."
Les mêmes se sont réunis à nouveau le lendemain, sans Netanyahou, mais avec le vice-président JD Vance tout juste revenu d'Azerbaïdjan. Hegseth était partant, Ratcliff, Vance et Rubio étaient sceptiques, tandis que Caine était partagé et Wiles restait en retrait. Une dernière réunion eut lieu le 26 février, incluant quelques autres personnes dont le conseiller David Warrington qui discuta de la légalité d'une telle intervention. Trump conclua la réunion par ces mots : "I think we need to do it." Entre-temps, il avait eu plusieurs entretiens téléphoniques avec Netanyahou, qui le pressait d'agir vite.
Le lendemain, 27 février, Trump envoyait depuis Air Force One le message suivant : "Operation Epic Fury is approved. No aborts. Good luck."
Question : Sachant que c'est l'État profond qui a entrainé les États-Unis dans la guerre contre l'Iran, identifiez l'État profond en vous aidant de ce récit.
Indice supplémentaire : Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rapporté que, lors des négociations tenues les 11 et 12 avril à Islamabad (Pakistan), où étaient présents Kushner et Wilkoff, JD Vance a brusquement interrompu les négociations après avoir reçu un appel de Netanyahou.
MAGA = MIGA
Il y a un parallèle exact entre le slogan trumpiste MAGA (Make America Great Again) et le projet néoconservateur PNAC (Projet for a New American Century) qui a défini la politique étrangère de Bush Jr. Dans les deux cas, nous avons affaire à une fausse bannière, destinée à mobiliser les patriotes américains dans des entreprises visant en réalité l'intérêt d'Israël. Ce parallèle aurait dû nous aider à voir ce qui se tramait derrière MAGA.
L'indice qu'il ne fallait pas sous-estimer, c'était le financement de Trump par les milliardaires sionistes Sheldon et Miriam Adelson. Pour la campagne de Trump en 2024, la contribution officielle de Miriam Adelson (Sheldon est mort en 2021) s'élevait à plus de 100 millions de dollars, mais Trump a déclaré lui-même en décembre 2025 à la Maison Blanche, que "Miriam a donné à ma campagne, directement et indirectement, 250 millions de dollars". Devant le parlement israélien en octobre de la même année, il reconnaît le rôle de Sheldon et Miriam Adelson dans la définition de sa politique étrangère. Nul doute que c'est par obligation envers les financiers sionistes qu'il a intégré dans son administration des juifs sionistes comme Howard Lutnick, son secrétaire au commerce, qui se tient souvent à ses côtés et donne l'impression d'être son handler ; ou Steven Miller, son chef de cabinet adjoint ; ou Will Scharf, son secrétaire personnel à la Maison Blanche.; ou encore Steve Feinberg, sous-secrétaire à la Défense, qui dirige en coulisse les opérations du Pentagone pendant que Pete Hegseth fait de la communication ; ou encore Susie Wiles, ancienne conseillère de campagne de Benjamin Netanyahou en 2020. Reconnaissons-le : Trump n'a pas trahi ses sponsors.
Tout le monde connaît évidemment le gendre de Trump, Jared Kushner, et son rôle officieux mais central dans l'administration Trump durant ses deux mandats. Dire que Jared Kushner est proche du gouvernement israélien serait un euphémisme. Le père de Jared Kushner, Charles Kushner, est un ami proche de Netanyahou. Il se dit que, lors d'une de ses visites chez les Kushner dans le New Jersey quand Jared était enfant, Netanyahou a dormi dans sa chambre.
Ce même Charles Kushner a plaidé coupable en 2005 pour fraude fiscale et subornation de témoin. Il a versé 10 000 dollars à une prostituée pour attirer son beau-frère (un témoin coopérant dans l'enquête fiscale) dans un motel où leurs ébats ont été secrètement filmés. Il a ensuite envoyé la vidéo à sa sœur (l'épouse du témoin) pour la dissuader de témoigner. Notons la ressemblance de ce honey trap avec la méthode Epstein. Charles Kushner a été pardonné par Trump et est actuellement l'ambassadeur des États-Unis en France.
Depuis janvier 2025, Netanyahou s'est rendu sept fois à la Maison blanche. Le 5 février 2025, il a offert à Trump un bipeur en or, commémorant et glorifiant le meurtre par bipeurs piégés commis par Israël contre des membres du Hezbollah ou leurs proches (y compris des enfants) le 23 septembre 2024. Trump lui a remis en retour une photo de lui signée et dédicacée avec ces mots : "Bibi, a great leader."
Il y a six mois, le 15 septembre, Netanyahou a déclaré en conférence de presse à Jérusalem, à côté de Marco Rubio, que: "Donald Trump est le meilleur ami qu'ait jamais eu Israël à la Maison Blanche." Trump a si bien appliqué la politique étrangère dictée par Netanyahou, que celui-ci a dû se défendre publiquement de contrôler Trump : "Trump est le dirigeant le plus indépendant que j'aie jamais vu. L'idée que je contrôlerais Trump est un mensonge." Un mensonge des "fake news", ajouterait Trump.
En décembre 2025, à l'occasion d'une célébration de Hanoukka à la Maison Blanche, l'homme de média Mark Levin, un fervent sioniste qui fait partie de l'entourage proche de Trump, mettait son bras autour du cou de Trump et le présentait devant les caméras de télévision comme "Le premier président juif", et Trump a répondu : "C'est vrai." Disait-il la vérité, pour une fois ? Il existe en effet une rumeur persistante selon laquelle il s'est converti secrètement au judaïsme.
Cependant, je ne pense pas que Trump soit lié à Israël par des convictions morales ou religieuses. Il s'agit plutôt d'une alliance d'intérêt. Trump ne fait jamais que du deal. Toute relation est pour lui transactionnelle. Il aura simplement misé sur le camp qu'il perçoit comme le plus fort. Lorsque Trump traite le sénateur Thomas Massie de loser, il faut comprendre que, pour lui, quelqu'un qui s'oppose à Israël est par définition un loser, parce qu'on ne peut pas gagner contre Israël.
Corruption monstrueuse
Le président Trump a récemment déclaré au peuple américain qu'il lançait une campagne historique de lutte contre la fraude. Il est même allé jusqu'à nommer JD Vance "tsar de la lutte contre la fraude". Mais c'est une fraude de proportion biblique que Trump et sa famille organisent eux-mêmes en toute impunité. En outre, plus de 70 personnes condamnées pour fraude ont bénéficié d'une grâce accordée par Donald Trump-une façon originale de lutter contre la fraude.
Deux familles juives en particulier sont étroitement liées à Trump et sa corruption systémique : la famille Kushner, déjà citée, et la famille Witkoff. Toutes deux font converger leurs intérêts privés et celui d'Israël. Toutes deux sont associées à la famille Trump par des opérations financières qui relèvent du délit d'initié, du détournement de fonds publics, de la corruption, de la spéculation sur la guerre, et de l'escroquerie pure et simple. Le phénomène Trump est un phénomène de vol en bande organisée à une échelle inédite.
Steve Witkoff est l'envoyé spécial de Trump pour le Moyen Orient, et travaille avec Jared Kushner en cette qualité. Comme Kushner, c'est un promoteur immobilier et un partenaire d'affaire de Trump. Trump, Witkoff et Kushner traitent sans complexe la destruction de Gaza comme une opportunité immobilière. Lors du Forum économique mondial de Davos en janvier 2026, en présence de Trump, ils ont dévoilé leur projet immobilier de 25 milliards de dollars, baptisé "New Gaza", accompagné d'un calendrier de construction.
Par ailleurs, le New York Times nous apprend qu'en février 2025, Jared Kushner a utilisé sa position de médiateur officieux pour demander aux Séoudiens d'investir 5 milliards de dollars dans son fonds d'investissement Affinity Partners, dont il est l'unique propriétaire. Il aurait approché directement Mohammed bin Salman (MSB) pour cela. Il avait déjà obtenu 2 milliards des Saoudiens en 2022. Le Sénat américain a ouvert une enquête sur ce flagrant conflit d'intérêt. Mais il est probable que rien ne change : l'administration Trump aura tellement banalisé le conflit d'intérêt et le délit d'initié qu'ils sont pour ainsi dire désormais institutionnalisés.
Le 15 janvier 2026, le département d'État américain a transféré 1,25 milliard de dollars au "Board of Peace" ( Conseil de la paix), dont Trump s'est nommé président à vie par décret exécutif, sans ratification du Sénat. Il prévoit de facturer 1 milliard de dollars pour chaque siège permanent.Bien évidemment, Jared Kushner et Steve Witkoff sont sur le coup. Cette institution, lancée lors du Forum économique mondial le 15 janvier 2026, et présentée comme visant à la reconstruction et l'administration de Gaza, est en réalité une initiative privée par laquelle les pays contributeurs achètent les faveurs du président des États-Unis.
Les familles Trump et Witkoff ont également profité de leur position pour faire des investissements aussi frauduleux que lucratifs dans les cryptomonnaies. En septembre 2024, soit deux mois avant les élections, Trump a lancé avec ses fils et la famille Witkoff le World Liberty Financial, un protocole de finance décentralisé, vendant des coupons dont les acheteurs se sont rendu compte par la suite que, en vertu d'une clause cachée, ils étaient non transférables et donc sans valeur réelle. L'entrepreneur chinois Justin Sun, qui y a investi des dizaines de millions de dollars, intente aujourd'hui un procès à la famille Trump pour escroquerie.
Le 17 janvier 2025, trois jours avant son investiture, Trump organise la vente promotionnelle d'un memecoin baptisé $Trump, géré par un organisme baptisé Fight Fight Fight LLC. Il attire comme acquéreurs une floppée de courtisans espérant ainsi gagner ses faveurs présidentielles. Sur les douze personnalités qui dirigent cette opération, quatre sont de la famille Trump (Donald et ses trois fils) et trois sont de la famille Witkoff (Steven et ses deux fils). Ils empochent 350 millions de dollars en frais d'investissement, selon le Financial Times. Deux jours après le lancement de $Trump, l'épouse de Trump lance son propre memecoin, $Melania.
On estime que la famille Trump a amassé plus d'1 milliard de dollars dans leurs diverses opérations de cryptomonnaies. Selon The New Republic, à peine à moitié de son second mandat présidentiel, il aurait déjà triplé sa fortune, maintenant estimée à 6,5 milliards, grâce aux cryptomonnaies. Ceux qui ont voulu faire des cryptomonnaies une valeur sûre se lamentent que Trump ait pourri cette technologie financière, qui est désormais perçue comme un instrument d'escroquerie.
Le plus troublant est que Trump a utilisé ces opérations pour marchander sa grâce présidentielle à des escrocs condamnés. Une dizaine au moins d'investisseurs dans World Liberty Financial étaient des personnes condamnées pour des fraudes financières, avant d'être pardonnées par Trump. Trump a pardonné à plus de 1500 personnes depuis janvier 2025, du jamais vu dans l'histoire. Des démocrates du congrès viennent d'ouvrir une enquête à ce sujet, comme le rapporte Christophe Ginisti, auteur du Pantin de la Maison Blanche, très actif sur X.
On note une forte proportion de juifs parmi les bénéficiaires de sa grâce (comme Philip Esformes, Sholam Weiss, Sholom Mordechai Rubashkin, Eliyahu Weinstein, ou encore Drew "Bo" Brownstein). Un exemple récent est le pardon accordé par Trump à un certain Joseph Schwartz, patron de maisons de retraite condamné à 3 ans de prison pour une fraude de 5 millions de dollars, pardonné après seulement 3 mois de prison contre une donation d'un million aux lobbyistes de Trump, tandis que les plaignants contre lui n'ont pas touché un centime. Trump a aussi pardonné à son ancien conseiller spirituel, Robert Morris, condamné à vingt ans de prison pour abus sexuel sur une mineure de 12 ans, libéré après seulement six mois. On se souvient que Trump a envisagé de pardonner à Ghislaine Maxwell .
On note qu'en revanche, Trump n'a pardonné à aucune des personnes qui ont payé durement pour le soutien qu'ils lui ont apporté. Alex Jones, par exemple, n'a jamais reçu de grâce présidentielle pour sa condamnation à 4 millions de dollars pour ses propos sur Sandy Hook. Au contraire, comme Tucker Carlson, Candace Owens et Megyn Kelly, Jones s'est vu récemment traité de loser débile et de low IQ par Trump pour son opposition à la guerre contre l'Iran.
On devait évidemment s'attendre à ce que la famille Trump soit au premier rang des profiteurs dans la guerre illégale déclenchée par le président. En effet, quelques jours avant l'attaque contre l'Iran du 28 février 2026, Donald Jr. et Eric Trump ont investi dans une société de production de drones armés, Powerus, à qui le département de la Défense passe ensuite une commande de 1,1 milliard de dollars. Le 1er avril, tandis que Trump venait d'annoncer que les pays du Golfe ne devaient pas compter sur les USA pour faire rouvrir le détroit d'Ormuz, Powerus rencontrait des responsables à Abu Dhabi pour leur présenter leur marchandise, selon le média Bloomberg. Donald Jr. a aussi investi dans une startup nommée Vulcan Elements, spécialisée dans les aimants en terres rares, laquelle vient de décrocher un contrat de 620 millions de dollars avec le ministère de la Défense 1. On apprend encore ces derniers jours par le Financial Times qu'en août 2025 les fils de Trump ont réalisé, par l'intermédiaire d'une société écran, un investissement dans une société nommée Skyline Builders, susceptible de recevoir 1,6 milliard de dollars du gouvernement américain.
Dans un registre voisin, il a été récemment signalé au Congrès américain que le président Trump avait lancé une newsletter payante intitulée "private security briefing", vendant aux investisseurs des informations confidentielles touchant à la sécurité nationale.
Mais le délit d'initié le plus scandaleux et le plus remarqué (même par la BBC et par Le Figaro) a eu lieu entre le 22 et le 24 mars. Le samedi 22 mars, Trump lance un ultimatum de 48 heures à l'Iran pour ouvrir le détroit d'Ormuz, menaçant d'oblitérer toutes ses centrales énergétiques. L'Iran répond aussitôt que si Trump met ses menaces à exécution, l'Iran répondra de manière proportionnée contre les intérêts énergétiques américains dans les pays du Golfe. Le prix du baril monte et les cours boursiers liés à l'énergie s'effondrent alors que la fin de l'ultimatum approche. Puis, le lundi à 7h04 du matin, Trump annonce sur son réseau Truth Social que des négociations sont en cours avec l'Iran (annonce démentie par l'Iran). Les valeurs boursières de l'énergie remontent immédiatement. 14 minutes auparavant, des contrats à terme sur l'indice boursier S&P 500 d'une valeur nominale de 1,5 milliard de dollars ont été achetés. Aucune enquête n'a permis de savoir qui avait ainsi fait le coup boursier du siècle.
Bien d'autres cas de corruption ont été signalés. Aucun président américain n'avait jamais utilisé sa position pour s'enrichir à ce point. Trump instrumentalise toutes les institutions américaines pour siphonner le plus d'argent public possible dans ses poches et celles de ses proches. Il a ainsi intenté un procès de 10 milliards de dollars contre l'Internal Revenue Service (IRS) suite à la divulgation de ses déclarations fiscales par un sous-traitant (déclarations fiscales qu'il avait pourtant promis de rendre publiques durant sa campagne). Or Trump contrôle le gouvernement qu'il poursuit en justice. Il l'a confirmé lui-même : "Je suis censé négocier un accord avec moi-même."
Mentionnons encore que Trump a arnaqué 590 000 personnes en leur vendant un téléphone doré gravé MAGA, qu'ils n'ont jamais reçu, et ne recevront jamais. Trump a ainsi encaissé 59 millions de dollars.
Ajoutons encore à cela la corruption monstrueusement cynique d'Howard Lutnick, auditionné à ce sujet par la chambre des représentants. Lutnick est l'architecte des droits de douanes exorbitants mis en place par Trump en 2025. Comme il était prévisible, ils furent annulés par la Cour Suprême. En conséquence de quoi 166 milliards de dollars doivent être remboursés aux importateurs américains. Et l'on découvre alors que la firme dirigée par ses fils avait acheté les droits à ces remboursements à 25 cents pour 1 dollar, ce qui représente un investissement est de 300 à 500% (je me base sur Christophe Ginisti, auteur du livre Le Pantin de la Maison Blanche).
Le diable n'est pas démocrate
L'alternance Démocrates-Républicains est devenue aux États-Unis le jeu d'une stratégie de la tension par triangulation. Ce sont des notions que j'ai apprises d'Alain Soral et de Lucien Cerise, et qu'il me semble essentiel de bien garder à l'esprit pour ne pas être le jouet de ceux qui instrumentalisent les oppositions dialectiques de l'histoire.
On peut voir par exemple le wokisme et sa forme la plus délirante, le transgenrisme, comme une idéologie et un mouvement extrémistes appelant inévitablement une réaction contraire. Le triumpisme a des aspects conservateurs positifs en ce qu'il répond par le bon sens aux délires wokistes. Mais n'est-ce pas là précisément la règle du jeu ? Autrement dit, ne doit-on pas considérer que Trump a été l'instrument d'une réaction préméditée par ceux-là même qui radicalisaient la gauche ? On peut parler ici de pompier pyromane.
Il en va de même pour l'immigration. La politique immigratoire démocrate a été désastreuse pour les Américains. Mais puisque les Juifs de gauche sont, depuis toujours, les fers de lance des mouvements prônant l'accueil des migrants et le métissage, pourquoi faut-il que l'architecte de la politique anti-immigration de Trump depuis dix ans soit aussi un juif ? Stephen Miller est l'auteur du discours d'investiture de Trump prononcé le 20 janvier 2017. Il est maintenant chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche. À lire la presse mainstream de gauche, Miller serait un suprémaciste blanc. Or il est le petit-fils de réfugiés de Biélorussie, farouchement pro-Israël et anti-Iran. Il ne faut alors pas s'étonner si les actions musclées menées par l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) consistant à frapper, kidnapper, enfermer et expulser des immigrés illégaux, avec les bavures que l'on sait, semblent faites précisément pour que leur radicalité les condamne dans l'opinion publique et, finalement, ne servent à rien d'autre qu'à exacerber les tensions.
Ce n'est pas parce qu'une évolution est mauvaise que la réaction proposée-et peut-être préméditée-est nécessairement meilleure. Inversement, reconnaître les torts, les excès ou les dérives d'un parti ne devrait pas nous conduire à le diaboliser et refuser d'écouter sa part de vérité. Quand nous percevons le camp adverse comme intrinsèquement mauvais, nous sombrons nous-même dans l'intolérance et l'aveuglement que nous dénonçons. Ainsi, notre amour pour Trump s'est accompagné d'une haine pour Biden et Obama, dans laquelle nous avons perdu le sens de la mesure : on nous les a littéralement satanisés. Mais aujourd'hui, l'envoutement ayant cessé, peut-on dire que Hunter Biden était plus pourri que les fils Trump ? J'en doute sérieusement. Et comment expliquer autrement que comme une manipulation le succès chez les trumpistes de cette rumeur délirante sur le sexe de Michelle Obama ? Rumeur qui a inspiré à certains trumpistes français particulièrement exaltés une mythologie identique sur Brigitte Macron (lire mon article "Misère de la Brigitologie"). Ce n'est pas parce qu'Emmanuel Macron a épousé sa prof de français (et c'est répréhensible) qu'il faut imaginer qu'il ait épousé son père. Restons rationnels et gardons le sens de la mesure.
Le phénomène Trump aura eu le mérite de dévoiler au grand jour le visage répugnant de la démocratie américaine. Mais il faut faire la part des choses. Ce visage horrible n'est pas toute la vérité. Il est avant tout celui du Parti républicain, totalement dévoyé par le trumpisme.
Avec le recul, je me risquerai à dire que le Parti démocrate est plutôt moins corrompus que le Parti républicain. C'est pourquoi Nick Fuentesannonce qu'il votera démocrate aux prochaines élections. Selon lui, le Parti républicain a dépassé toutes les bornes et sa trahison est totale. Les élites républicaines en place doivent être punies dans l'espoir qu'une nouvelle équipe puisse émerger. "Il est temps de reconnaître, dit-il, que les démocrates sont plus America First que les républicains sur la question de la sécurité nationale." Le Parti républicain est sous l'emprise totale d'Israël, tandis que les démocrates ne sont que sous l'emprise partielle d'Israël. 80 % des démocrates ont une opinion défavorable d'Israël, ajoute Fuentes. "Ils bloquent les livraisons d'armes à Israël, votent contre l'aide étrangère à Israël, et maintenant ils veulent que nous divulguions les informations sur l'arsenal nucléaire d'Israël." Enfin et surtout, 30 représentants démocrates ont envoyé une lettre au président demandant que l'État américain admette publiquement qu'Israël dispose d'un arsenal nucléaire. Ce n'est pas seulement symbolique : c'est une reconnaissance de l'illégitimité de la guerre contre l'Iran sous la pression d'Israël, et sous le prétexte que l'Iran veut acquérir la bombe.
N'oublions pas que c'est un président républicain qui a attaqué l'Irak pour le compte d'Israël en 2003, et que c'est un président républicain qui a attaqué l'Iran pour le compte d'Israël en 2025 2. Si la majorité des juifs américains restent démocrates, il faut bien noter que les sionistes les plus agressifs, ceux qui œuvrent au Grand Israël, ont une influence plus grande sur le Parti républicain. Les soutiens de Netanyahou sont républicains, et ce n'est pas nouveau : c'étaient les néoconservateurs sous Bush Jr., ce sont maintenant les Adelson, les Kushner, les Witkoff, les Lauder (c'est Ronald Lauder, milliardaire ultra-sioniste omniprésent dans les coups tordus comme le 11-Septembre, qui a convaincu Trump de convoiter le Groenland, et c'est son gendre que Trump veut nommer à la tête de la FED).
C'est aussi le camp républicain qui mobilise le christianisme évangélique, aujourd'hui transformé en culte d'Israël. Les figures emblématiques de ce courant sont les sénateurs républicains Lindsay Graham (Caroline du Sud) et Ted Cruz (Texas), soutiens inconditionnels de la guerre totale contre l'Iran. Mentionnons également l'ambassadeur des États-Unis à Jérusalem Mike Huckabee, qui a déclaré que Dieu avait donné le Moyen Orient aux juifs, et que ce serait une bonne chose s'ils s'en emparaient entièrement. Mais la figure la plus caricaturale des chrétiens sionistes qui entourent Trump est sa conseillère spirituelle officielle, Paula White, qui compare Trump a Jésus (Trump a lui-même posté sur Truth Social une image de lui-même en Jésus). La présence à ses côtés de Franklin Graham, fils de Billy Graham, est hautement symbolique, si l'on songe à la popularité immense de Billy Graham chez les chrétiens évangéliques durant la Guerre froide : Billy Graham, proche de Nixon, était hostile au pouvoir juif, alors que son fils lui est tout dévoué. Enfin, le spectacle que nous offre Pete Hegseth, le secrétaire à la Guerre, restera une tache indélébile sur le christianisme évangélique américain. Cet enragé cite l'Ancien Testament pour justifier sa vision criminelle de la guerre sainte, déclarant chercher "la létalité plutôt que la légalité", et appelant ses troupes à ne faire aucun quartier, ce qui constitue un appel aux crimes de guerre. Selon le colonel Wilkerson, il organise le baptême des jeunes recrues, endoctrinées à se prendre pour des soldats du Christ. "L'administration Trump met ouvertement en place une milice religieuse radicalisée !" Il se dit que Hegseth a été imposé à Trump au Pentagone par Norm Coleman, président de la Coalition juive républicaine. Pourquoi ? Un élément de réponse se trouve dans une conférence à Jérusalem en 2018, où Hegseth avait déclaré attendre le miracle qui permettra de reconstruire le Troisième Temple.
Il faut aussi compter, parmi les mouvements désormais discrédités par association avec Trump, l'Alt-Right dans son ensemble, qui s'est révélée être sous contrôle sioniste. Nous avons découvert récemment que Steve Bannon, figure de proue du mouvement MAGA, était un proche d'Epstein. Dans leurs nombreux échanges de courriels, il se déclare sioniste et non chrétien. Récemment, on l'a entendu appeler à une "guerre totale" contre l'Iran, pour "refaire ce qu'Alexandre le Grand a fait il y a 2300 ans." Il faut donc faire son deuil de ce courant qui correspond parfaitement à ce qu'Alain Soral a nommé le national-sionisme.
Le coup d'État de la Tech-Right
Je voudrais aussi insister sur le danger immense que présente le club des milliardaires de la Tech-Right, qui ont joué un rôle décisif dans la promotion et la victoire de Trump, et qui resteront certainement pour longtemps des piliers du Parti républicain. Ses figures emblématiques sont Elon Musk 3, Peter Thiel et JD Vance.
En décembre 2024, Trump nomme David Sacks "czar" en charge de l'intelligence artificielle et des cryptomonnaies. Sacks est un juif américano-sud-africain lié à PayPal et Palantir, co-auteur d'un livre avec Peter Thiel. Le 20 janvier 2025, quelques heures seulement après sa prise de fonction, Trump abroge le décret 14110 de Biden imposant des règles de sécurité en matière d'IA. Sacks et Vance ont sillonné le monde pour convaincre les dirigeants internationaux de déréguler. Aujourd'hui, l'administration s'aperçoit, un peu tard, que les systèmes d'IA sont désormais capables de hacker tous les systèmes informatiques, y compris ceux du gouvernement américain.
Le milliardaire homosexuel Peter Thiel, créateur de PayPal et partenaire d'Alex Karp dans la création de Palantir, est le principal sponsor de JD Vance ; il l'a fait élire sénateur de l'Ohio en 2022 et a promu sa candidature comme vice-président en 2024. Avant d'être choisi par Thiel, Vance a collaboré avec le néoconservateur juif David Frum, ancien speechwriter de George W. Bush. Au début des années 2010, alors que Vance était encore inconnu, Frum le voyait déjà en futur président. Vance est sorti d'un casting. Sa conversion au catholicisme, exhibée avec indécence dans son nouveau livre, fait partie de son personnage.
L'expression État profondpourrait d'ailleurs bien correspondre à ce qu'est en train de devenir cette nébuleuse de la surveillance et de l'intelligence artificielle incarnée par Thiel, Vance et Musk, qui sont plutôt proches d'Israël et ont tout misé sur le Parti républicain. Selon Harrison Smith, "Palantir est clairement le système d'exploitation du Nouvel Ordre Mondial. Une fois en place, cette entité ne sera plus soumise à la souveraineté américaine ; elle fonctionnera comme un super-gouvernement privé, capable de manipuler la population dans le plus grand secret." Tout récemment, Thiel annonce la création d'un "Tribunal of Truth", un système orwellien de vérification de l'information entièrement piloté par l'Intelligence artificielle.
Notons en passant que ce clan des oligarques de la Silicon Valley, bien que républicain trumpiste, est favorable à l'immigration venant d'Inde, tout comme Vance, dont l'épouse est indienne et dont le successeur dans l'Ohio est l'insupportable Vivek Ramaswany. Vance s'oppose à toute limitation du programme de visa H-1B pour l'immigration de travailleurs qualifiés, qui profite surtout au secteur de l'ingénierie informatique, et constitue une véritable spoliation des Américains d'une technologie dont ils sont les inventeurs.
Les intellectuels proches de cette Tech-Right, les fameux "néoréactionnaires" Curtis Yarvin et Nick Land (l'inventeur de l'expression Dark Enlightenment, "Lumières sombres"), divinisent la technologie, sont favorables au transhumanisme et prônent le remplacement de la démocratie par la technologie, soit un système de gouvernance entrepreneuriale géré par les milliardaires. Leurs idées sont partagées par Altman, Thiel et Musk, même si tous ne sont pas exactement sur la même ligne.
Peter Thiel apparaît comme le plus allumé et le plus dangereux. En mars dernier, dans une série de conférences privées à Rome, près du Vatican, il a dévoilé ses fantasmes eschatologiques et désigné les ennemis de la technologie comme l'Antéchrist. Il prédit que la science pourra ressusciter les morts comme Jésus.
L'infantilisme eschatologique
À propos d'eschatologie, méditons sur cet aspect de l'imposture Trump. La pensée eschatologique, qui sommeille en chaque chrétien, a été particulièrement mobilisée par les concepteurs de l'opération psychologique Q pour nous amener à voir en Trump une figure messianique, à lui donner notre foi, dans l'espoir irrationnel d'une parousie.
La propagande déployée par Trump et ses soutiens a joué sur l'obsession du règne de Satan et sur l'idée d'une "révélation" des choses cachées. Je ne reviens pas sur ce que j'ai appelé la fausse bannière satanique, qui a joué un rôle extrêmement puissant dans le trumpisme. Comme l'a fait remarquer Eric Hoffer dans Le vrai croyant, il est plus facile de manipuler les foules en parlant de Satan qu'en parlant de Dieu.
Il n'est pas facile de se débarrasser du paradigme eschatologique, parce qu'il est la racine même du christianisme. Cela fait bientôt 2000 ans que les chrétiens annoncent le retour du Christ et l'apparition de la Jérusalem céleste pour demain ou après-demain. Ce sont des réflexes cognitifs presque inconscients qui ont été activés dans l'imaginaire collectif pour nous entraîner à projeter une aura messianique autour de Trump. J'ai été choqué par la difficulté, dans la mouvance trumpiste française, de reconnaître que l'attentat contre Trump en juillet 2025 était une grossière mise en scène. Beaucoup ont voulu au contraire y voir un véritable miracle, la preuve que Trump était protégé par Dieu, ce qui était évidemment le but recherché.
L'eschatologie est une maladie qu'avait partiellement surmontée le Catholicisme, grâce à Augustin, mais qui nous est revenue de l'Amérique évangélique, en trainant avec elle le souvenir obsessionnel de la Guerre froide, vécue comme les prémisses d'une possible fin du monde. L'eschatologie anticommuniste est d'ailleurs toujours en vogue, comme en témoigne le livre récent de Jack Posobiec, Unhumans, préfacé par Steve Bannon et louangé par JD Vance.
Certes, on m'objecte que les leaders israéliens eux-mêmes ont une vision biblique, donc messianique et eschatologique, de l'histoire, et qu'il faut donc en tenir compte. Mais comprendre la pensée de l'ennemi ne signifie pas la partager. De plus, il ne faut pas se méprendre sur la foi des élites israéliennes. Ils ont confiance en leur propre génie plus qu'en Dieu. Dans la pensée des élites juives, dont on retrouve l'esprit dans la Kaballe, ce sont les Juifs qui contrôlent Dieu, et même qui le créent. C'est cette arrogance et ce sentiment de toute-puissance qui perdra Israël en fin de partie.
Je remarque que l'on entend très peu de discours eschatologique venant d'Iran aujourd'hui, ce qui me semble très bon signe. Même la dénonciation de l'Amérique comme le "Grand Satan", un leitmotiv des religieux iraniens il y a quelques décennies, ne semble plus faire partie de leur discours. Les Iraniens sont des acteurs rationnels qui ne comptent que sur eux-mêmes et non sur une intervention divine, et c'est leur grande force.
1 L'exemple des Trump comme profiteurs de guerre suscite bien entendu des imitateurs dans son administration. Selon le Financial Times, Pete Hegseth a tenté d'investir dans l'industrie de l'armement par l'intermédiaire de Blackrock le 26 février, une opération qui n'a pas abouti pour des raisons techniques.
2 Il y a avait parmi les ennemis démocrates de Trump des hommes de valeur qui méritaient d'être écoutés. Prenons l'exemple de Robert Mueller, ancien directeur du FBI sous Biden, dont le décès a réjoui Trump. Mueller avait mis Trump en examen en 2017 pour de prétendues interférences russes sur son élection, mais ce que nous ne savions pas, c'est que Mueller enquêtait aussi sur l'interférence israélienne, et était attaqué en Israël pour cela. Lire Jordan Schachtel, " Robert Mueller's Israel Problem", www.theblaze.com, 5 juin 2018.
3 Une remarque en passant sur Musk : on signale que le projet du Greater North America dévoilé par Pete Hegseth en mars dernier est la copie d'un projet nommé Technate of America auquel était associé le père de Musk.