30/06/2026 french.presstv.ir  3min #318671

 La canicule écrase la France et pourrait mettre le pays à l'arrêt

Canicule en France: six départements du sud en « danger très élevé » d'incendies

La chaleur persiste dans le sud-est tandis que Météo-France place six départements méditerranéens en danger "très élevé" de feux de forêt et surveille un possible nouvel épisode de fortes chaleurs.

Quatre départements du sud-est de la France restent placés en vigilance orange canicule mardi, tandis que six départements méditerranéens passeront mercredi en niveau de danger "très élevé" pour les feux de forêt, a indiqué Météo-France.

Les départements concernés par la vigilance orange sont le Var, les Alpes-Maritimes, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. Les Alpes-de-Haute-Provence sont repassées en vigilance jaune. Vingt-trois autres départements de l'Est et du Sud demeurent en vigilance jaune pour la canicule et les orages.

Les températures maximales atteindront mardi entre 33°C et 37°C sur le pourtour méditerranéen et en Corse, tandis qu'elles avoisineront 30°C sur une grande partie du territoire, à l'exception des secteurs proches des Pyrénées, de la Bretagne et des Hauts-de-France.

 Les autorités sanitaires signalent une surmortalité importante depuis le 24 juin, particulièrement chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

Météo-France place mercredi les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Hérault, le Gard, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse en niveau rouge de danger de feux de forêt.

Le prévisionniste explique cette évolution par le renforcement attendu de la tramontane et du mistral, dans un contexte de sécheresse des sols aggravée par plus de dix jours de fortes chaleurs.

Météo-France estime qu'un nouvel épisode de fortes chaleurs pourrait se mettre en place à partir de vendredi, tout en précisant que son intensité reste incertaine.

Par ailleurs, le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Nicolas Revel, a estimé ce mardi que le bilan humain de la récente canicule devrait être supérieur à celui de 2025, tout en jugeant peu probable qu'il atteigne les quelque 15 000 décès enregistrés lors de la canicule de 2003.

"Je m'attends à ce que le nombre de morts soit important", a-t-il déclaré sur France 2, évoquant notamment le nombre de personnes retrouvées mortes à leur domicile. Selon lui, les progrès réalisés depuis 2003 devraient toutefois éviter un bilan comparable à celui de cette année-là. La canicule de 2025 avait fait 5 700 morts.

Si l'activité des urgences des hôpitaux de l'AP-HP a reculé de 3% au cours des dernières 24 heures après un pic enregistré vendredi et samedi, les quatre centres du Samu gérés par l'AP-HP ont également vu leurs appels diminuer de 7%, tout en restant à un niveau élevé.

Selon Nicolas Revel, la semaine écoulée s'est traduite par une hausse d'environ 50% des appels au Samu, des passages aux urgences et des hospitalisations. Il a toutefois souligné que le nombre de décès à l'hôpital était resté limité.

Le directeur général de l'AP-HP a averti que l'afflux de patients devrait se poursuivre malgré la baisse des températures, en raison des décompensations de maladies chroniques provoquées par la chaleur, notamment les insuffisances cardiaques et le diabète.

Il s'est également dit préoccupé par l'éventualité d'un nouvel épisode caniculaire, estimant que les soignants sortaient d'une semaine "extrêmement intense" et marquée par une forte fatigue.

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