• Voici donc un texte, très long et d'un très grand intérêt, portant sur l'éternelle 'question juive' depuis l'origine des complots. • L'auteur a choisi commé sous-titre : "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la "Synagogue de Satan" (mais que vous n'osiez pas demander).". • Simple constat sans en dire plus sur le fond du texte, qui se lit d'abord par la transcendance d'une ironie de jugement sur le comportement humain. • Notez la vaste culture de l'auteur Richard Solomon.
Il s'agit d'un long, d'un très long propos, qu'il faut lire à tête reposée, prêt à sourire comme on est complice avec toute l'ironie sarcastique dont je pense qu'elle le caractérise, même inconsciemment ; prêt mesurer la culture considérable que l'auteur déploie en nous ramenant aux origines des origines de notre antiquité pour nous tirer jusqu'à l'explosion de dimension cosmique que nous désignons aujourd'hui comme la GrandeCrise ; prêt à nous laisser emporter sans un sentiment d'un trop grand scepticisme dans les arcanes extraordinaires des grandes conspirations qui façonnent le monde pour les esprits friands des westerns complotistes, - enfin, y croire ou n'y pas croire, qu'importe, mais suivre la trace de cette ironie présente comme une basse continue et qui constitue, à mon sens, la meilleure arme pour lutter contre les emportements que les forces sataniques, - qui existent bel et bien, celles-là, - exercent sur nos esprits pour forger des raisonnements rationnels permettant d'expliquer l'inexplicable et de rationnaliser l'irrationnel.
Vous disant cela, je vous ai dit que j'y crois et n'y crois pas en même temps, et que bien sûr le thème central autour duquel frétillent nos imaginations et alimentent les haines des uns et des autres touche à l'éternel moteur de nos catastrophes, dans un sens comme dans l'autre, de ce que Sarte nommait avec un si grand sérieux très justifié "La question juive". L'auteur, lui, est juif, mais il l'est assez drôlement et de son propre chef, avec beaucoup de légèreté, c'est-à-dire l'ironie dont je parlais tout à l'heure, - et donc le " Ah ah, said the clown" du titre n'est pas vraiment gratuit. Ainsi, Norman Solomon, l'auteur du texte sur 'UNZ.com' est-il un juif qui sait parler de lui-même en tant que juif sans exiger des torrents de larmes et de repentances :
"Ceci n'est pas un texte du genre "tous les Juifs sont mauvais, sauf moi". J'apprécie les Juifs cool. L'Intelligence Cosmique m'a craché dans cette race particulière, alors bien sûr, je défends les Juifs non impliqués.
" Mon plaidoyer s'étend aux Israélites hébreux américains et à leurs sympathisants (Noirs, Blancs, Mexicains, Amérindiens, etc.), ainsi qu'aux adeptes du Tao et d'une Chine qui recèle le potentiel du Tao pour la réalisation du futur chinois. Cela inclut aussi les humains pro-humains de tous bords, ainsi que les espèces animales et les écosystèmes terrestres."
... Et vraiment, ce juif non-conventionnel ne craint aucune incursion de son ironie, montrant par-là, comme je l'ai dit, que l'ironie (humour pour certains, un peu moins fin, un peu plus lourd) est une attitude fondamentale qui atteint une sorte de complicité collective de très haute tenue dans certains cas, et parvient ainsi à créer une sorte d'"immanence transcendante", - immanence nous conduisant à la transcendance, ce qui est le fait d'un remarquable acrobate... Lisez par exemple ces deux remarques, caractérisées par le "Ha ha ha" qui devient une sorte de devise, une maxime, un proverbe dans son texte :
"Pour être tout à fait transparent, je m'identifie comme un Israélite hébreu juif qui suit le Tao. J'accepte aussi les termes "Juif", "k!ke", "Monsieur Rêve", "Crétin", ou une myriade d'autres appellations. Utilisez celle qui vous convient. Je suis un miroir. Ha ha ha."
"J'estime à cinq millions le nombre de Juifs israéliens appartenant à la catégorie combinée des Juifs talmudiques irrémédiables (TBR) et des Juifs sataniques (SJ), tandis qu'aux États-Unis, j'estime ce nombre à environ un million, soit un total de six millions. Tiens, ce chiffre me dit quelque chose... Ha ha ha."
Il se trouve par ailleurs que, recevant un billet de PhGBis en dernière minute, je remarquai que je pouvais ajouter mon grain de sel dans cette épopée qui conduit l'histoire au galop pour les nihilistes-médiovcres/moyens de la modernité en ignorant qu'existent, pour les esprits sages et plus élevés, la métahistoire et l' inconnaissance. Voici donc, sans autre circonstance ni commentaire nécessaire, les habituels "pieds dans le plat" de PhGBis, - noirs ou pas, les pieds...
Note de PhGBis. "Puisque l'occasion est propice et qu'elle se présente en toute innocence, je peux rapporter quelques remarques dites en passant, que j'ai recueillies de PhG. "Je suis d'une famille nombreuse et prolifique, surtout du côté de ma mère. Sa famille, venue de Pologne et installée en Alsace, quitta cette province lors de la défaite infâme de 1870 pour s'installer à Oran et ainsi rester française. Des recherches récentes faites par l'un ou l'autre rescapé de la désintégration familiale que causa un autre événement historique (la fin de l'Algérie française), m'a permis de connaître l'hypothèse selon laquelle cette famille venue de Pologne était juive convertie au catholicisme, - parcours classique des Juifs venus en Alsace, et très patriotiquement devenus Français à lavie à la mort. Je ne sais précisément l'exactitude de la chose mais je sais de source quasi-sûre qu'au moins une Sarah Lévy figurait dans notre généalogie avant le départ d'Alsace pour Oran. Et alors ? Pour moi, rien de changé sous le soleil perdu des pieds-noirs, ceux qui avaient délivré la France en 1943-45.""