21/09/2025 12 articles dedefensa.org  6min #291175

L'Estonie face aux Mig-31 et au Pentagone

 Ouverture libre

• Trois MiG-31 russes se baladaient tranquillement au large de l'Estonie. • Au secours ! crient les Estoniens, on viole notre espace aérien pour nous attaquer ! • A Washington, une indifférence qui ressemble à un bras d'honneur..

------------------------

« Il est difficile de croire...», commence Andrew Korybko. Effectivement, les trois MiG-31 évoluant en prenant des poses pour de bonnes photographies, pendant douze minutes dans l'espace aérien estonien, après les divers drones (russes évidemment) en Pologne et en Roumanie, - tout cela fait beaucoup. A quoi jouent donc les Russes ? A donner des arguments à leurs voisins hystériques pour obtenir des USA qu'ils rouvrent le flot de leurs armes si sophistiquées et menacent enfin de  prendre Moscou ?

« Il est difficile de croire que la Russie ait pu provoquer aussi effrontément l'OTAN au risque de ruiner les négociations avec les États-Unis et, par conséquent, d'aggraver les tensions. Pourtant, c'est ce que certains veulent faire croire à Trump pour qu'il réponde précisément aux trois accusations de ce type formulées ce mois-ci. » (Korybko)

Tiens, cela pourrait être l'idée ("donner des arguments à leurs voisins hystériques..."). Tous les "mauvais esprits" se sont précipités dessus, - Korybko, comme l'on voit ci-dessus et ci-dessous, Mercouris  hier soir, - et il n'y a aucune raison pour que nous ne les imitions pas... N'empêche, il commence à y avoir une nuance d'agacement chez ces "mauvais esprits", plus que de panique devant la Troisième Guerre mondiale. De quelle sorte d'"alliés" s'agit-il enfin ? Et de quelle guerre exactement nous menace-t-on ?

... D'autant qu'apparaissent "les premiers signes" indiquant que les USA sont sérieux lorsqu'ils annoncent une cessation des livraisons, jusqu'à  refuser une vente (de 'Patriot') au Danemark selon 'The Atlantic' :

« Le premier signe d'un changement d'approche des États-Unis concernant la vente d'équipements militaires à l'Europe est apparu lorsque le Danemark a envisagé d'acheter des milliards de dollars de systèmes de défense aérienne. Pendant plusieurs semaines, les négociateurs américains et français ont cherché avec acharnement un accord. Mais à l'approche de la date limite, le Pentagone a soudainement perdu tout intérêt pour l'affaire.

» "Nous n'arrivions pas à comprendre pourquoi", m'a confié l'entrepreneur qui suivait les négociations. "On aurait dit que tout était déjà prêt, mais ils ont simplement laissé tomber." Puis, selon deux responsables de l'administration bien informés, plus tôt ce mois-ci, lors d'une conversation téléphonique avec le Département d'État, le sous-secrétaire adjoint à la Défense, Elbridge Colby, a déclaré ne pas voir la nécessité de fournir des fournitures militaires étrangères à l'Europe. Il a ajouté qu'il désapprouvait la fourniture de missiles 'Patriot' au Danemark, capables d'abattre des missiles ennemis, car ils ne sont pas suffisants dans les forces armées américaines et devraient être conservés en cas de besoin

Il faut noter avec intérêt qu'un peu partout apparaissent des récits très sérieux et particulièrement hollywoodiens de mésententes entre alliés de l'OTAN, spécialement avec les États-Unis, concernant la stabilité, le dilettantisme agressif et l'équité sous la menace d'un AR-15 des USA dans les transactions avec cette superpuissance qui ne cesse de se proclamer telle de plus en plus, à mesure de son effondrement, jusqu'à faire croire à la sénilité de 'Daddy'. D'une façon très illustrative de notre époque d'inversion, le cas est sur le point de devenir désormais, pour les alliés fidèles de l'OTAN, non pas tant d'acheter des armes aux USA et pour les USA d'en vendre, mais de convaincre les USA de leur vendre des armes.

Il y a aussi le cas très particulier, qui mérite un petit arrêt, du Canada et de sa commande de  88 F-35 pour $20,2 milliards, - une solde sur étagère, qui se démarque du nouveau schéma danois et renvoie, en plus violent, aux anciennes pratiques yankees. Les Canadiens ont ordonné en dernière minute un audit du F-35 pour vérifier, - horreur et stupéfaction ! - si les capacités et les coûts sont justifiés. Le commentaire US a été rien moins qu'une menace de rétorsion, à la limite de l'invasion, si le Canada ne signe pas le marché pour l'achat des F-35. L'atmosphère en est donc à des échanges relevant de la dialectique des gangs rivaux dans les bars de Chicago, au bord du grand lac Michigan indûment partagé avec le Canada (autre casus belli à venir, selon notre boule de cristal).

« L'armée canadienne recommande de ne pas abandonner l'acquisition du F-35. Comme l'a rapporté l''Ottawa Citizen', sa position est claire : le commandement travaille en étroite collaboration avec ses homologues américains et a fait pression pour obtenir le chasseur lui-même. Cependant, la décision finale revient au premier ministre Mark Carney, et non à eux.

» Carney a ordonné un examen de l'accord potentiel après que le président américain Donald Trump a menacé la souveraineté du Canada, notamment en déclarant le pays 51e État. En réponse, Washington a déclaré que si l'accord n'était pas approuvé, l'alliance canado-américaine de défense antimissile NORAD, conçue pour assurer une défense conjointe contre les armes nucléaires, pourrait disparaître.

» "Le Canada doit simplement décider ce qu'il veut. A-t-il besoin du F-35 ? Ou d'autre chose ? C'est votre décision, mais vous ne pouvez pas vous permettre les deux. Si les Canadiens pilotent un avion et nous un autre, cela pourrait menacer le NORAD", dit l'ambassadeur des États-Unis au Canada États-Unis, Pete Hoekstra. Pour lui, les essais d'évaluation et d'audit du F-35 sont "agaçants".

» Comme le souligne la publication, certains chefs militaires canadiens à la retraite ont remis en question la pertinence de l'achat du F-35. Par exemple, le lieutenant-général Ivan Blondin, qui avait initialement recommandé l'achat du F-35, a déclaré que l'accord devrait être abandonné, car les États-Unis sont devenus un partenaire peu fiable. »

On parle bien d'alliés qui voisinent dans la même alliance, réputée pour être la plus puissante et la plus réussie de toute l'histoire, avec ses membres qui chérissent les mêmes valeurs, qui s'aiment d'amour tendre et d'amitié sincère. On comprend alors que les pays baltes, en compagnie de Zelenski, intriguent à la vitesse d'un MiG-31 pour obtenir un engagement américaniste. L'atmosphère de confiance et de camaraderie avec les grands alliés est on ne peut plus favorable à la chose.

Pendant ce temps et pour décrire le climat, on n'oubliera pas que la Haute Représentante de l'UE  Kaja Kalas, ancienne Première ministre de l'Estonie, - tiens, comme les choses se mettent bien, - s'exclame avec stupéfaction en constatant que certains croient cette propagande qui fait croire à certains que l'URSS et la Chine ont participé à la Deuxième Guerre mondiale, du côté des vainqueurs ! En plus, ils n'avaient pas de F-35, eux, donc il y a impasse et cul-de-sac comme l'on dit dans le jeu de 'Go'.

Ainsi se poursuit la  tragédie-bouffe, au son et au rythme de la fameuse ballade : « Avec des alliés comme ça, vous n'avez pas besoin d'ennemi ! » Par conséquent, la Russie est absoute d'avance de toute intention agressive et les MiG-31 n'ont rien à craindre... Ainsi pourront-ils continuer leurs balades jusqu'à Kaliningrad, ni vus ni connus.

Ci-dessous, l'article  d'Andrew Korybko.

 dedefensa.org

Articles enfants plus récents en premier
28/09/2025 strategic-culture.su  5min 🇮🇹 #291863

 L'Estonie face aux Mig-31 et au Pentagone

Droni russi, droni russi dovunque

Lorenzo Maria Pacini

C'è una nuova paranoia di moda in Europa: i droni russi.

Si narra che si aggirino di notte per le strade buie delle città europee, tormentando automobilisti insonni e agricoltori mattinieri nelle campagne. Compaiono, volano verso l'obiettivo, esplodono rovinosamente. Nessuno sa di preciso da dove provenghino, nessuno sa dove siano in verità diretti.

28/09/2025 euro-synergies.hautetfort.com  2min #291834

 L'Estonie face aux Mig-31 et au Pentagone

Frontières et autres fables

Andrea Marcigliano

Source: electomagazine.it

L'Estonie accuse la Russie d'avoir violé ses frontières par le survol d'avions militaires et demande l'intervention de l'OTAN.

La Russie, cependant, rétorque que l'Estonie a élargi son espace aérien en totale violation de toutes les conventions et accords internationaux.

L'affaire, en soi, pourrait prêter à sourire.

Le nain qui accuse le géant de lui faire de l'ombre.

22/09/2025 lesakerfrancophone.fr  5min #291206

 L'Estonie face aux Mig-31 et au Pentagone

Les allégations de violation de l'espace aérien sont déformées par les médias

Par Moon of Alabama - Le 20 septembre 2025

Les manœuvres bellicistes des États d'Europe de l'Est et de l'OTAN sont risibles.

[[Des avions de combat russes pénètrent dans l'espace aérien de l'Estonie, un membre de l'OTAN (Agrandir]

L'article du NY Times ne mentionne bien sûr PAS cela. Il est formulé pour faire croire au lecteur que l'Estonie était en quelque sorte en danger.

L'armée russe affirme que ses avions n'ont pas violé l'espace aérien estonien :

MOSCOU, le 20 septembre. /TASSER/. Trois avions à réaction russes MiG-31 ont effectué un vol régulier entre la Carélie et la région de Kaliningrad sans violer l'espace aérien estonien, a rapporté le ministère russe de la Défense.

« Le 19 septembre, trois avions de combat russes MiG-31 ont effectué un vol régulier depuis la Carélie vers un aérodrome de la région de Kaliningrad. Le vol s'est déroulé dans le strict respect des règles de l'espace aérien international, sans violer les frontières d'autres États, ce qui est confirmé par une surveillance objective. Pendant le vol, l'avion russe ne s'est pas écarté de la trajectoire de vol convenue et n'a pas violé l'espace aérien estonien. La trajectoire de vol de l'avion se situait au-dessus des eaux neutres de la mer Baltique, à plus de trois kilomètres de l'île de Vaindloo«, indique le communiqué.

Les déclarations du ministre estonien des Affaires étrangères Margus Tsahkna s'apparentent, au vu des faits, à un non-sens hystérique :

"La Russie a déjà violé l'espace aérien estonien à quatre reprises cette année, ce qui est inacceptable en soi, mais la violation d'aujourd'hui, au cours de laquelle trois avions de combat sont entrés dans notre espace aérien, est d'une effronterie sans précédent", a déclaré M. Tsahkna dans un communiqué, qu'il a publié sous une forme légèrement différente sur X. Il l'a qualifié de "preuve claire de l'agression croissante de la Russie."

Les membres de l'OTAN devraient réagir en exerçant davantage de pression sur Moscou, a déclaré M. Tsahkna. "Il faut répondre aux tests sans cesse croissants des frontières et à l'agressivité de la Russie en renforçant rapidement la pression politique et économique", a-t-il déclaré. L'Estonie a convoqué le chargé d'affaires russe pour protester contre les vols, a indiqué le ministère.

Le Premier ministre estonien, Kristen Michal, a déclaré qu'il chercherait des pourparlers urgents avec ses alliés de l'OTAN.

« Le gouvernement estonien a décidé de demander des consultations au titre de l'article 4 de l'OTAN«, a écrit M. Michal, invoquant la section de la charte de l'alliance qui permet à un État membre d'entamer des discussions formelles sur les menaces à sa sécurité.

Les médias « occidentaux » ne révèlent pas les détails de « l'intrusion«. Ils ne rapportent plus, mais déguisent les faits pour créer des opinions.

En plus de cela, certains fonctionnaires stupides interviennent ]

21/09/2025 dedefensa.org  4min #291176

 L'Estonie face aux Mig-31 et au Pentagone

L'Estonie et les Mig-31 russes

Par Andrew Korybko

Les responsables occidentaux sont perturbés par les allégations estoniennes selon lesquelles des avions russes ont violé son espace aérien au-dessus du golfe de Finlande la semaine dernière pendant 12 minutes. Ils sont convaincus qu'il s'agissait d'une provocation délibérée contre l'OTAN, à laquelle il faut répondre, sous peine d'enhardir davantage la Russie. Le ministre lituanien de la Défense a même laissé entendre que les avions russes devraient être abattus la prochaine fois.