Au moins trois navires en provenance de ports iraniens ont franchi le détroit d'Hormuz lundi, malgré les menaces américaines de blocage des ports iraniens, selon des données de suivi maritime.
Ces navires figuraient parmi au moins quatre bâtiments liés à l'Iran ayant emprunté cette voie après les menaces proférées par Washington, d'après le fournisseur de données maritimes Kpler, publiées ce mardi 14 avril.
Le vraquier Christianna, battant pavillon libérien, a franchi le détroit d'Hormuz après avoir déchargé 74 000 tonnes de maïs au port iranien de Bandar Imam Khomeini. Il a longé l'île iranienne de Larak vers 16h00 GMT le 13 avril, selon Kpler.
Un second navire, le pétrolier Elpis, battant pavillon comorien, se trouvait à proximité de l'île de Larak vers 11h00 GMT et a franchi le détroit vers 16h00 GMT. Il était chargé de 31 000 tonnes de méthanol et avait quitté le port iranien de Bushehr le 31 mars, selon la même source.
Les données maritimes indiquent que parmi les autres navires ayant franchi la frontière figurait l'Argo Maris, qui avait également appareillé d'Iran.
Cela intervient alors que le commandement central américain (CENTCOM) avait menacé de sanctionner, par un blocus, "les navires de toutes les nations entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens".
Un pétrolier chinois, le Rich Starry, a également traversé le détroit pendant la nuit, empruntant la voie de contrôle approuvée par l'Iran au sud de l'île de Larak.
Les analystes maritimes ont averti que les signaux provenant des navires dans la région ont été perturbés et manipulés, ce qui rend le suivi précis difficile.
L'Iran a imposé des restrictions de navigation dans le détroit d'Hormuz à la suite de la guerre d'agression israélienne illégale du 28 février.
L'administration de Donald Trump a annoncé ce week-end qu'elle imposerait un blocus aux ports iraniens du golfe Persique et de la mer d'Oman. Ce lundi, l'armée américaine a fait part de l'entrée en vigueur du blocus.
Le Corps des gardiens de la Révolution iraniens a averti que tout navire militaire s'approchant du détroit d'Hormuz violerait le fragile cessez-le-feu qui a mis fin à 40 jours d'intenses combats la semaine dernière. Le commandement militaire central iranien a également mis en garde contre une riposte régionale plus large en cas d'attaque des ports iraniens.
