Des détonations importantes ont été entendues dans plusieurs zones, des secteurs résidentiels proches de la frontière ayant été visés.
Des responsables israéliens ont annoncé que l'objectif de ces démolitions était de détruire des parties des villes frontalières libanaises afin d'empêcher le retour de leurs habitants.
Des organisations de défense des droits humains ont établi un parallèle avec des tactiques israéliennes similaires employées à Gaza, avertissant que de telles actions pourraient constituer des actes de nettoyage ethnique.
Le correspondant d'Al-Manar au Liban a rapporté que les troupes israéliennes avaient mené des opérations de démolition de maisons à grande échelle, qualifiant ces actes de violations du cessez-le-feu visant à compenser des échecs sur le terrain.
Le reportage a également souligné la présence de drones israéliens survolant des villes adjacentes aux zones où les forces d'occupation sont encore déployées.
Dans un incident distinct, une frappe aérienne israélienne visant une voiture et une moto sur l'autoroute Kounin-Bint Jbeil a causé la mort d'une personne et en a blessé une autre.
Résistance du Hezbollah et soutien de l
Ce nouvel épisode intervient après l'annonce, jeudi, par le président américain Donald Trump, d'un cessez-le-feu de dix jours entre le régime occupant et le Liban.
Conformément à cet accord, le régime israélien s'engageait à ne mener aucune offensive contre le Liban, y compris contre ses infrastructures civiles et étatiques.
Avant cette annonce, le président du Parlement iranien, Mohammad-Baqer Qalibaf, avait écrit sur la plateforme X que l'émergence d'un éventuel cessez-le-feu au Liban dépendrait de la lutte acharnée menée par le Hezbollah et ses alliés régionaux au sein de l'Axe de la Résistance.
Il est à noter que ce cessez-le-feu survient huit jours après une trêve de deux semaines entre l'Iran et les États-Unis, suite à quarante jours d'agressions américano-israéliennes non provoquées contre la République islamique d'Iran.
À l'époque, Trump avait affirmé que la proposition de cessez-le-feu en dix points présentée par l'Iran constituait une "base de négociation viable et le cadre principal" des pourparlers avec la République islamique.
Cette proposition stipulait, entre autres, que la cessation des attaques israéliennes contre le Liban était une condition sine qua non à la fin de la guerre.
Ansarallah du Yémen et des factions palestiniennes saluent le cessez-le-feu au Liban
