Selon le lieutenant-colonel Zolfaghari, la République islamique d'Iran avait initialement fait preuve de bonne foi, consentant à un passage contrôlé d'un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux dans le détroit, conformément aux accords précédemment conclus.
Cependant, le porte-parole a ajouté que les États-Unis, qui ont la réputation de violer systématiquement leurs engagements, persistent dans des actes de "banditisme et de piraterie" sous le voile d'un prétendu blocus.
"Par conséquent, le contrôle du détroit d'Ormuz est revenu à sa configuration antérieure et ce passage stratégique est placé sous la surveillance stricte des forces armées", a-t-il affirmé.
Le lieutenant-colonel Zolfaghari a également souligné que tant que les États-Unis maintiendraient leur obstruction à la libre circulation des navires iraniens en provenance et à destination de leurs points de transit, la situation dans le détroit d'Ormuz demeurerait sous haute surveillance et inchangée.
Pour rappel, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé vendredi la réouverture du détroit, suite à la mise en œuvre d'un cessez-le-feu au Liban.
La République islamique d'Iran considérait ce cessez-le-feu comme une composante essentielle d'une proposition en dix points soumise avant l'annonce de Trump.
En réaction, Donald Trump avait utilisé sa plateforme Truth Social pour prétendre que l'Iran avait "accepté de ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz".
Il avait également maintenu que le blocus naval américain resterait pleinement en vigueur concernant l'Iran jusqu'à la finalisation complète des négociations.
Trump avait en outre indiqué que les négociations sur le cessez-le-feu devaient progresser rapidement, la plupart des points étant déjà négociés.
L'Iran a catégoriquement réfuté les allégations de Trump, précisant que le détroit restait ouvert exclusivement aux navires commerciaux, lesquels ne seraient autorisés à transiter que par une route désignée et sous l'approbation de l'Iran.
Le général Moussavi a assuré que "les forces aérospatiales du Corps des gardiens de la Révolution islamique restent méfiantes envers l'ennemi, le doigt sur la gâchette et pleinement prêtes à défendre l'Iran".
