
Par Chris Hedges, le 8 avril 2026
Il est malheureusement plus qu'improbable que l'accord de cessez-le-feu négocié par le Pakistan tienne. Deux obstacles principaux s'y opposent.
Premièrement, Israël s'oppose catégoriquement à l'arrêt des bombardements des infrastructures iraniennes. Cette campagne de bombardements s'inscrit dans la volonté israélienne de faire de l'Iran une nation en faillite. Israël a les moyens de saboter l'accord. Israël s'y emploie d'ailleurs déjà en refusant de mettre fin aux attaques contre le Liban.
Deuxièmement, les exigences minimales formulées par l'Iran seront inacceptables pour les États-Unis et Israël. Ces exigences ne seront satisfaites qu'en exerçant davantage de pression, ce que l'Iran est en mesure d'obtenir en continuant à bloquer les livraisons de pétrole et de gaz via le détroit d'Ormuz et en ciblant les infrastructures vitales de la région.
L'Iran exige l'arrêt définitif et officiel des hostilités, le contrôle du détroit d'Ormuz, la fin des attaques israéliennes au Liban, le retrait des bases militaires américaines de la région, des réparations pour les préjudices de guerre, le droit d'enrichissement nucléaire et la levée de toutes les sanctions contre l'Iran.
Je ne vois pas l'Iran faire marche arrière sur ces exigences, d'autant qu'il a la capacité de forcer les États-Unis à céder en bouclant le détroit d'Ormuz pendant un certain temps. Ce qui signifie plus de guerre et des difficultés majeures pour l'économie mondiale.
C'est une guerre que l'Iran doit gagner. Et le gouvernement iranien le sait.
Traduit par Spirit of Free Speech