Les cours mondiaux du brut ont enregistré une forte hausse après que le président américain Donald Trump a déclaré que la marine américaine imposerait un blocus au détroit d'Hormuz, artère maritime stratégique où transite environ 20 % du pétrole mondial.
Le Brent, référence internationale du pétrole, a bondi de plus de 8 % pour dépasser le seuil des 103 dollars le baril. Il franchit ainsi la barre des 100 dollars pour la première fois depuis mardi, journée où il avait brièvement culminé au-dessus de 111 dollars.
Cette menace de Donald Trump est intervenue quelques heures seulement après l'échec des négociations marathon entre l'Iran et les États-Unis à Islamabad, la capitale pakistanaise.
Trump a également affirmé que tout navire ayant payé un droit de passage à l'Iran serait immobilisé en eaux internationales.
Cependant, le Commandement central américain a précisé ultérieurement que seules les opérations des navires entrant ou sortant des ports iraniens seraient concernées, ce qui indique une interprétation plus restrictive du blocus.
Les prix du pétrole ont connu des fluctuations spectaculaires depuis que l'agression américano-israélienne illégale contre l'Iran a conduit Téhéran à imposer ses propres restrictions partielles à la navigation dans le détroit d'Hormuz, voie de passage vitale pour environ 20 % des expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel.
La marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a prévenu que le détroit "ne retrouverait jamais son état antérieur, particulièrement pour les États-Unis et Israël".
Téhéran autorise le transite des navires des pays amis, tout en interdisant l'accès aux navires affiliés aux pays agresseurs et à leurs alliés.
Le Parlement iranien a adopté un projet de loi visant à instaurer des droits de transit en monnaie nationale et à interdire explicitement le passage aux navires américains et israéliens.
Après avoir culminé à plus de 119 dollars le mois dernier, le Brent était retombé sous la barre des 92 dollars la semaine dernière, à la suite d'un accord de cessez-le-feu de deux semaines, conclu entre l'Iran et les États-Unis après six semaines de guerre.
Même si Téhéran a accepté le passage d'un nombre restreint de navires préalablement autorisés, le trafic maritime demeure, dans l'ensemble, extrêmement réduit.
Selon la société d'analyse maritime Windward, seuls 17 navires ont emprunté cette voie navigable samedi, contre une moyenne quotidienne d'environ 130 passages avant le déclenchement de l'agression américano-israélienne non provoquée contre l'Iran.
Le cessez-le-feu provisoire est officiellement en vigueur jusqu'au 22 avril.
