L'Iran a fermement condamné les frappes aériennes "illégales et criminelles" du régime terroriste américain qui viole le droit international et le fragile cessez-le-feu censé mettre fin au conflit israélo-américain contre la République islamique d'Iran.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a publié un communiqué jeudi après que les États-Unis ont, pour la deuxième journée consécutive, mené des frappes contre l'Iran qui, signe de représailles, a frappé des bases militaires américaines dans la région et ordonné la fermeture du détroit d'Ormuz à tous les navires.
"Les attaques illégales et criminelles menées par les États-Unis ces dernières heures constituent non seulement une violation flagrante de la Charte des Nations unies et des principes fondamentaux du droit international concernant le respect de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale des États, mais rendent également le cessez-le-feu du 8 avril pratiquement caduc", a-t-il été déclaré.
La responsabilité des conséquences dangereuses résultant du récent incident incombe à l'administration américaine au pouvoir. L'utilisation par l'armée terroriste américaine du territoire et des installations de certains pays de la région pour attaquer l'Iran a placé ces États du côté des agresseurs.
Par ailleurs, le ministère a rappelé à tous les pays de la région leur obligation juridique et morale d'empêcher les États-Unis d'utiliser leur territoire et leurs ressources pour commettre le crime d'agression contre l'Iran.
L'Iran est déterminé à "neutraliser l'origine et la source" des attaques contre le pays tout en exerçant son droit inhérent à la légitime défense contre l'agression militaire des États-Unis et de leurs complices, a-t-il ajouté.
En outre, le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné la responsabilité partagée de tous les États membres de l'ONU de s'opposer sans équivoque à la violation flagrante des principes et objectifs fondamentaux de la Charte des Nations unies par les États-Unis et le régime sioniste.
"Il ne fait aucun doute que le silence et l'inaction face à l'anarchie et aux intimidations des États-Unis et du régime sioniste plongeront le monde davantage dans le chaos et l'insécurité", a-t-il déclaré, rappelant au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l'ONU leur responsabilité en matière de paix et de sécurité internationales.
Le communiqué souligne : "Faire des déclarations générales et vagues, dans une situation où il ne fait aucun doute que les actes des États-Unis et du régime sioniste sont agressifs, n'est pas considéré comme une action responsable et ne fera que les encourager à continuer de violer le droit et à enfreindre davantage les principes et règles fondamentaux de la Charte des Nations unies et du droit international."
L'agression injustifiée des États-Unis et d'Israël contre l'Iran a commencé le 28 février. En réponse, les forces armées iraniennes ont ciblé des objectifs américains et israéliens sensibles et stratégiques dans toute la région et ont restreint le transit par le détroit d'Ormuz.
La courageuse résistance de l'Iran a fait que la guerre s'échappe au contrôle des agresseurs, provoquant une déstabilisation régionale, une hausse des prix du pétrole et un choc économique mondial.
Le 8 avril, quarante jours après le début du conflit, un cessez-le-feu négocié par Islamabad est entré en vigueur. Cependant, le premier cycle de négociations entre Téhéran et Washington n'a pas abouti à un accord, ce dernier imposant un blocus naval inhumain à l'Iran.
Depuis, Israël et les États-Unis ont tous deux violé la trêve, provoquant des représailles iraniennes et la fermeture du détroit d'Ormuz.
