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Détroit d'Ormuz
L'Iran et les États-Unis sont convenus de suspendre leurs récentes attaques afin de préserver le dialogue engagé après leur protocole d'accord du 17 juin. Les discussions se poursuivent, tandis que le détroit d'Ormuz demeure au centre des négociations. La question du contrôle de cette voie maritime stratégique continue d'alimenter les tensions.
L'Iran et les États-Unis amorcent une nouvelle phase de désescalade après plusieurs jours de tensions militaires. Un responsable américain a annoncé dans la soirée du 28 juin que les deux pays suspendaient leurs récentes attaques réciproques afin de permettre la poursuite des discussions techniques prévues dans le cadre du protocole d'accord conclu le 17 juin. Selon Washington, cette pause doit également garantir la libre circulation des navires dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Les échanges entre les deux capitales avaient été fragilisés par des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu. Depuis le 25 juin, plusieurs incidents en mer avaient ravivé les tensions : deux navires ont été touchés par des projectiles d'origine inconnue, des attaques attribuées par les États-Unis à l'Iran. Washington avait effectué des frappes contre des positions iraniennes, tandis que Téhéran avait lancé des missiles et des drones en direction de plusieurs bases américaines dans les États du Golfe, notamment le Koweït et Bahreïn.
Une rencontre attendue au Qatar
Le détroit d'Ormuz demeure le principal point de friction. Fermé par l'Iran lors du conflit déclenché le 28 février, il n'a rouvert que récemment sous un régime de circulation très encadré. Les autorités iraniennes n'autorisent qu'un unique couloir de navigation longeant leurs côtes et préviennent qu'elles interviendront contre tout navire ne respectant pas ces règles. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rappelé que la gestion du détroit relevait exclusivement de la souveraineté iranienne, dénonçant toute initiative extérieure susceptible, selon lui, d'accroître les tensions.
L'annonce par Oman de l'ouverture temporaire d'une voie maritime alternative, en coordination avec les Nations unies pour évacuer les navires bloqués, a d'ailleurs été fraîchement accueillie par Téhéran. Parallèlement, le média américain Axios évoque une possible rencontre le 30 juin au Qatar entre responsables iraniens et américains afin de trouver une issue aux différends concernant Ormuz.