par Mounir Kilani
Le monde ne s'est pas effondré. Il s'est fluidifié.
Ce n'est pas le désordre qui a effacé le monde. C'est sa clarté. Les ombres, autrefois, protégeaient le mystère. Aujourd'hui, elles reculent.
C'est peut-être cela que les générations anciennes auraient eu le plus de mal à comprendre. Elles imaginaient toujours les catastrophes sous la forme de ruines visibles, de régimes brutaux, de villes grises traversées par des soldats et des sirènes.