Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a confirmé lundi la finalisation de l'accord avec les USA, dont la signature officielle aura lieu en Suisse vendredi.
En attendant le texte intégral qui sera publié après la signature officielle, l'agence de presse Mehr indique qu'il comporte 14 points :
- Un cessez-le-feu immédiat et permanent sur tous les fronts, y compris au Liban.
- L'engagement des États-Unis à ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Iran.
- La levée du blocus naval et la réouverture du détroit d'Ormuz dans un délai de 30 jours.
- Le retrait des forces américaines des zones entourant l'Iran.
- La suspension des sanctions liées au pétrole et le rétablissement de l'accès de l'Iran à ses revenus.
- Un financement de 300 milliards de dollars pour la reconstruction, octroyé par les États-Unis et leurs alliés.
- 60 jours de négociations en vue d'un accord final axé sur le programme nucléaire iranien et un allègement important des sanctions.
- L'Iran réaffirme son engagement à ne pas développer d'armes nucléaires conformément au TNP.
- Aucun nouveau contingent de troupes américaines ni aucune nouvelle sanction ne seront imposés pendant les négociations.
- Le déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés pendant la période de négociation.
- La création d'un mécanisme de surveillance et l'approbation de l'accord final par le Conseil de sécurité des Nations unies.
- Les programmes de missiles et le soutien de l'Iran aux groupes alliés régionaux seraient exclus des négociations
Israël pas content poursuit sa conquête de territoires libanais par la force
Les responsables israéliens se sont opposés au cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, affirmant qu'Israël n'est pas "subordonné" à Washington et que l'accord est "mauvais pour Israël et pour le monde entier".

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que les forces israéliennes resteraient au Liban, en Syrie et à Gaza "indéfiniment", ajoutant que les zones sous contrôle israélien seraient "débarrassées de leurs habitants" et que "des maisons seraient détruites".