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 Washington et Téhéran officialisent une trêve fragile sous condition de négociation

18/06/2026 francais.rt.com  3min #317473

 Washington et Téhéran officialisent une trêve fragile sous condition de négociation

Axios : Netanyahou piégé par le deal iranien de son « allié » Trump

Source: Gettyimages.ru

Donald Trump et Benjamin Netanyahou

Sous la pression d'un compromis qu'il n'a ni choisi ni maîtrisé, le chef du gouvernement israélien se retrouve dans une posture intenable. Entre frustration stratégique, silence forcé et colère de ses relais médiatiques, l'épisode révèle une dépendance gênante envers Washington au moment même où Netanyahou voulait afficher la force.

L'accord conclu par Donald Trump avec l'Iran a plongé Benjamin Netanyahou dans une situation politique aussi humiliante que dangereuse,  rapporte Axios. Alors que le Premier ministre israélien avait promis à son opinion publique une "victoire totale" contre Téhéran, il se retrouve désormais contraint d'accepter un mémorandum d'entente voulu par Washington, que des responsables israéliens décrivent comme un désastre stratégique et politique.

D'après Axios, ce texte est perçu à Tel Aviv comme un nouveau coup porté par l'allié pourtant indispensable d'Israël. Pour Netanyahou, le problème n'est pas seulement diplomatique : il est aussi personnel et électoral. À quatre mois d'une élection, le chef du gouvernement israélien doit encaisser non seulement l'accord de Trump, mais aussi les critiques répétées du président américain.

Benjamin Netanyahou se retrouverait presque seul sur la scène internationale à défendre l'idée que cet accord est une erreur et que la guerre aurait dû continuer. Même les Émirats arabes unis, qui adoptaient pourtant l'une des positions les plus dures du Golfe face à l'Iran, ont choisi de rejoindre le consensus régional en faveur du deal porté par Donald Trump.

À Washington aussi, le terrain se dérobe sous les pieds de Netanyahou. Toujours selon Axios, ses alliés républicains et les médias conservateurs ne se précipitent pas pour démolir un accord qui porte la signature politique de Trump. Il n'y aura donc pas de remake de 2015, lorsque Benjamin Netanyahou était venu devant le Congrès pour mobiliser l'opposition contre l'accord iranien de Barack Obama. Cette fois, le Premier ministre israélien ne pourrait même pas se présenter sur les chaînes américaines pour attaquer frontalement le texte, si ce n'est pour provoquer une confrontation directe avec Trump, souligne le média américain.

En coulisses, la "colère" israélienne circule pourtant déjà. Ainsi, des responsables israéliens exprimeraient leur profonde inquiétude lors de briefings anonymes avec des journalistes. Officiellement, ils évitent l'affrontement. Officieusement, ils laissent entendre que l'accord avec l'Iran pourrait coûter très cher à Israël.

La fureur gagne aussi les médias alignés sur Netanyahou, longtemps farouchement pro-Trump. Axios rapporte qu'un présentateur de prime time de Channel 14 a traité le vice-président J.D. Vance de "salaud" et a utilisé une injure antisémite pour accuser les envoyés de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, d'avoir "vendu" Israël pour des intérêts financiers.

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