Le président américain Donald Trump a reconnu que les réserves mondiales de pétrole étaient au bord de l'épuisement, une situation qui a contraint Washington à accepter les conditions proposées par l'Iran pour un accord-cadre visant à mettre fin à la guerre et à rouvrir le détroit d'Ormuz.
S'exprimant mercredi au sommet du G7 en France, Donald Trump a averti que sans cet accord avec l'Iran, le monde aurait sombré dans le chaos, les réserves de pétrole étant sur le point d'être épuisées d'ici quatre semaines environ.
"Nos réserves seront épuisées d'ici quatre semaines environ", a-t-il déclaré aux journalistes. "Vous savez, il y a des réserves partout dans le monde, et nous serions vraiment à court, et il arriverait un moment où il serait impossible de s'approvisionner."
Le président américain a reconnu que la poursuite des frappes militaires aurait maintenu le détroit fermé.
"Si nous continuons à bombarder, ces navires ne pourront pas passer", a-t-il déclaré, faisant référence à l'impact de l'accord avec Téhéran.
L'aveu de Trump souligne l'efficacité de la stratégie iranienne visant à imposer des restrictions sur cette voie maritime stratégique, par laquelle transite habituellement environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.
Depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre d'agression contre l'Iran, le contrôle du détroit par Téhéran a fait flamber les prix du pétrole et a épuisé les réserves mondiales.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait averti ces dernières semaines qu'il ne restait que quelques semaines de stocks commerciaux.
Les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis ont atteint leur niveau le plus bas depuis 1983, s'établissant à environ 340 millions de barils, contre 415 millions au début du conflit.
Les déclarations de Trump interviennent alors que les États-Unis et l'Iran finalisent un mémorandum d'entente qui met fin immédiatement à la guerre et aux opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban.
Le texte prévoit également la levée du blocus naval américain et la réouverture du détroit d'Ormuz.
Les responsables iraniens ont toujours affirmé que la fermeture du détroit était une mesure défensive légitime en réponse à une agression non provoquée.
Le mémorandum d'entente, qui a été signé par les présidents iranien et américain, représente une victoire diplomatique pour Téhéran, qui a obtenu la fin des hostilités et la levée du blocus sans compromettre ses droits souverains.
